18 août 2008
Des gaz et des bestioles
Souvent, j'ai l'impression que mes rêves me dépassent, qu'ils vont au-delà de mon propre entendement. Je ne parle pas de la part d'ombre qu'ils recèlent, qui est directement liée à leur nature, mais de leur logique-même. Il n'est pas rare que, le matin, je cherche à expliquer mon songe à quelqu'un mais que je me heurte à cette difficulté rageante: il s'est passé quelque chose, mais tout est trop complexe pour que je l'exprime. Les évènements et les gestes s'emmêlent et semblent alors me narguer, comme si moi, pauvre idiote, je n'avais pas l'intelligence nécessaire pour comprendre et recomposer la trame. En faisant fi de ce problème, j'essaie de retrouver deux rêves récents...
. Nous sommes une foule de jeunes gens assis ou affalés sur le sol d'une grande salle pleine de lumière (peut-être une vaste salle de classe sans bureaux ?). Il y a une ambiance calme et détendue. J'attrape même une main inconnue, dont je ne distingue pas le propriétaire; notre seul contact, cette main que nous serrons, est chaleureux. Un geste étrange se propage: au lieu de faire la bise à quelqu'un, nous donnons un très léger coup de tête contre la tête de l'autre en disant "mon pote" ou une connerie du genre. C'est cool et sympa.
Entre dans la pièce une femme ronde et plus âgée que la moyenne réunie ici. Elle, est debout. Je sais qu'elle a une place importante ici, mais laquelle ? Un jeune vient gentiment lui prodiguer cette nouvelle sorte de bise. C'est une petite blague et nous sommes tous sûrs qu'elle va trouver ça sympathique. Au début, elle ne réagit pas. Puis son allure se fait légèrement plus sévère. Tranquillement, elle nous fait comprendre que nous lui avons tous manqué de respect par ce geste et que nous serons gazés le lendemain. Elle sort. La stupéfaction s'empare de nous, suivie d'une peur glacée; nous sommes coincés ici. Nous allons mourir, assassinés massivement et légalement.
S'ensuit tout un tas de péripéties complexes... Je me souviens avoir réussi à sortir du lieu, mais pour un temps seulement. Je me retrouve dans la voiture de F., c'est lui qui conduit. Nous traversons un centre-ville. J'ai la vision de la Bridée qui attend dans une petite salle de concert obscure éclairée de quelques spots colorés. Elle est visiblement là pour un concert de metal symphonique japonais, c'est d'ailleurs son style de musique dans mon rêve (XD). Nous arrivons en un lieu que je crois reconnaître... Ce n'est qu'en longeant les couloirs (entre temps, on a dû descendre de la voiture) que je reconnais la fac. Cela me fait extrêmement bizarre de la parcourir, jusque là elle avait comme disparu, comme si je ne pensais pas la revoir un jour. Puis, hop: re-voiture. Nous suivons une route longue et morne, située apparemment pas très loin d'une étendue d'eau. Le lieu est... paumé, désert. C'est le crépuscule. Je suis quasiment sûre d'avoir déjà vu ce lieu dans un autre rêve, un endroit qui semble se situer au bout du monde (pas de connotation exotique; nous sommes arrivés à une fin). Nous commençons à croiser des tas de manèges inanimés. Cela ressemble à des carrousels pour enfants mais en trop grand.
Je suis retournée dans l'endroit où nous sommes cloîtrés (je ne sais pas pourquoi il fallait que j'y sois absolument). Nous essayons d'organiser un plan pour nous échapper (?). En permanence plane la peur que la femme débarque sans crier gare et nous prenne en flagrant délit. Nous sommes dans une sorte de très grand hangar très sombre. Il y a une porte qui mène vers une pièce "normale", mais on s'interpose lorsque je veux l'ouvrir: la grosse femme s'est sûrement installée derrière. Nous devons procéder au maximum dans le silence et, surtout, dans la peur... Pour communiquer, nous chuchotons presque. Je commence à gravir naturellement les installations qui encombrent le hangar. Ce sont d'immenses poutres, des échelles, des caisses... qui forment tout un réseau en métal. Mais ce chemin est précaire: je m'en rends compte une fois après avoir grimpé; je commence à prendre peur, le vertige m'envahit, mes gestes commencent à se faire gourds. J'essaie de bouger un peu, mais je me rends de plus en plus compte à quel point tout risque de se casser la gueule. Mes mouvements font d'ailleurs tomber plusieurs poutres métalliques.
. Il fait nuit. Je suis dans une petit chambre ("éclairage" nocturne, ombres bleues) dénuée de meubles en dehors d'un lit; elle a un parquet et se trouve à l'étage (sous les toits ?). Le peu de lumière me permet d'apercevoir une forme ramper rapidement sur le mur; elle fait une quinzaine de centimètres de long et a la forme d'un cafard. La bestiole disparaît de mon champ de vision et je commence à avoir très peur de la sentir sur moi. Après avoir paniqué pendant un bon moment, je trouve un interrupteur pour faire venir un semblant de lumière. J'aperçois d'autres insectes de formes variées qui cavalent tous dans la même direction. Je montre une bestiole intrigante à mon frère (qui est absent): un croisement entre une anguille et un orvet mais avec une tête et des pattes de dragon de komodo. Un nouveau monstre traverse la chambre: on dirait un chat jaune vif avec des caractéristiques de poisson ou de reptile (collerette, épine dorsale...). Sa peau est lisse; il vient frotter sa tête contre ma joue mais détale sans plus tarder, car il suscite apparemment l'attention de personnes mal intentionnées. Une idée me vient en tête: quand il grandira, il aura la forme d'un dragon ?
11 août 2008
Sueños
Dernièrement, dans quasiment tous les rêves que j'ai faits, je me suis vue en danger de mort. Je n'ai pas eu le courage de blogger hier, encore moins à la sortie de mon sommeil, il ne me reste donc encore une fois que des visions fugaces. Parmi elles:
. Je traverse un marais (suivie d'une personne, peut-être ma mère). Je progresse doucement, testant à chaque pas si je ne vais pas mettre le pied dans des sables mouvants. Je finis par me tromper; les sables m'aspirent jusqu'à la taille, je commence à m'enfoncer.
. J'ai l'impression que pour faire bouger mon corps, il faut comme appuyer sur des touches d'ordinateur, ce qui est peu commode, lent et angoissant. Je ne suis pas dans un jeu vidéo, parce que pour qu'il y ait monde virtuel il faudrait qu'il y ait monde réel. C'est le soir, il fait sombre. Des personnes armées déboulent et se mettent à tirer. Je tente tant bien que mal de me cacher derrière un arbre; je sais qu'au moindre faux-pas, je mourrai.
. Je me trompe et me retrouve à Paris, en milieu totalement inconnu, un soir tout gris. Je sais qu'il faut que je trouve un moyen de rentrer, mais je ne sais pas comment m'y prendre, je ne sais même pas si j'aurai les sous. Je suis emmenée dans un bâtiment pour passer la nuit. Pour aller me coucher, je dois gravir un immense escalier qui me donne le vertige; je progresse doucement, car je me sens irrémédiablement attirée par le vide. Parvenue au sommet, il faut encore que j'enjambe un vide, car l'escalier est incomplet. Cet étage-là n'est pas clos, lui non-plus: au lieu d'un quatrième mur, il y a du vide. J'avance à quatre pattes sur le parquet car j'ai très peur de tomber. J'arrive à une série de tiroirs qui, je le comprends, sont en réalité les chambres. Je commence à me demander comment je vais bien pouvoir faire pour rentrer.
. Je suis dans mon lit et je sens une douleur fulgurante dans le pied: je regarde, c'est mon chat (celui qui n'est pas mort) qui est en train de me labourer la plante de ses griffes. Mes gestes sont lents et dénués de force, je n'arrive pas à le repousser. Enfin, lorsqu'il me laisse en paix, je vais essayer de désinfecter et soigner mes plaies qui sont béantes et jaunâtres. Je n'arrive à rien de concluant.
. Nous sommes au moment du crépuscule, près d'un bâtiment (une église ?) que nous sommes en train de quitter. Je distingue quelque chose sur le sol noir... Ça a l'air d'être une fleur, j'essaie de la cueillir. J'arrête mon geste lorsque je la saisis: c'est une sorte de petite rose noire en plastique qui se tient bien droite. Ce sont des marqueurs de tombes. Je comprends alors, en apercevant d'autres fausses-roses, que la terre que je foule actuellement est un nid de morts. J'ai failli commettre un acte abominable en prenant cette chose qui ne m'appartient pas.
29 juillet 2008
Bribes de rêves
Il y a deux nuits: j'élevais deux adorables petits hérissons. Mais nous devions partir en voyage, et je ne savais pas quoi faire, à qui les confier. Ce rêve répond à un billet de Bloub qui m'a plus marquée que ce que j'aurais pensé.
Il y a une nuit: je suis à nouveau à Olbia. Nous avons de la visite (des Espagnols ?) et au lieu de deux longues tables, c'est une salle immense qui est utilisée pour le repas (note: pendant les fouilles, nous avons vraiment reçu des fouilleurs d'Ampurias (Catalogne); j'ai dû faire l'amalgame avec Lattes, immense chantier école où il y a aussi des Espagnols). On nous sert quelque chose qui m'écoeure: de la cervelle. Cela n'y ressemble pas, mais je sais que c'en est. Je ne regarde même pas mon assiette, parce que je sais que sinon, je vais vomir. A un moment, nous nous mettons à chanter la dernière partie de 'Morrigan' d'Omnia. Je crie les mêmes mots avec le reste des chanteurs, martelant les syllabes, tapant en rythme mon verre sur la table. Kill !! Maim !! Fight !! Slay !! Die for Morrigan !!
Autre rêve: ma mère en fauteil roulant. Pas celui quand on a du mal avec ses jambes: celui des handicaps graves. Elle est toute avachie dessus. C'était une vision horrible, lorsque j'y repense.
Cette nuit: encore un immense rêve dont je n'arrive plus à saisir un semblant de sens. Tout s'efface déjà. Je me souviens d'un petit animal que j'aimais beaucoup et qui me le rendait bien: un chiot, un chaton, ou les deux à la fois ? Je savais que je ne pourrais pas le garder, parce que mes parents ne voudraient plus. Je me souviens d'un tas de souris, super mignonnes... mais dont le nid grossissait de jour en jour, de façon presque monstrueuse. Je me souviens d'une fille qui me disait qu'elle écoutait autrefois du black metal. Elle me tend un écouteur, que j'approche de mon oreille; au début, il n'y a rien, puis une intense douleur se met à poindre, comme si mon tympan enflait. J'ai très mal. Elle m'explique que c'est ça, le bruit anti-jeunes que le gouvernement met en place un peu partout, mais qu'elle, elle n'entend rien.
21 juin 2008
Weird
Encore des rêves de cours et d'examens, fichtre (il y en a d'autres sortes, mais ceux-là sont censurés, désolée ^^'). Vu qu'on est le soir, je ne me souviens que de quelques éléments... Je me rappelle que, ce matin, j'étais tellement écœurée par tant d'étrangetés que je me suis refusée de vouloir mettre ça par écrit. Quelques images furtives, fugitives:
- Le cours se déroule d'une manière plutôt étrange, pourtant je n'en suis même pas intriguée: il faut se mettre par deux ou par trois... dans une douche, à poil, derrière un rideau en plastique. Je suis avec une fille de ma classe que je connais un peu, et bizarrement je ne ressens aucune gêne. Je ne la mate pas, je ne me compare pas à elle, on est juste là parce qu'il en est ainsi, et qu'on doit travailler comme ça. Par contre, je commence à avoir très peur quand un gars cherche lui aussi à rentrer. Je m'efforce de garder le rideau fermé et proteste, de crainte qu'il ne voit ma nudité.
- Un escalier, très haut, très long, et dangereux... Sans fin, vertigineux, dans un bâtiment délabré, peut-être celui où nous avons cours.
- Un professeur nous donne des cours qui n'ont pas de rapport direct avec nos études. Il est plutôt avenant, mais nous ne comprenons pas très bien où il veut en venir. Nous sommes peu nombreux apparemment. Il y a du gazon et des buissons, du soleil. Je discute avec le prof qui m'avoue ne pas savoir lui-même où il nous embarque. Il y a un bébé dans le jardin; il est vraiment adorable, tout le contraire de ce que je vois généralement dans un nourrisson (d'ailleurs, la dernière fois que j'ai rêvé de bébés, c'était moi qui leur donnait naissance et ils n'étaient pas terminés mais fragiles, estropiés, monstrueusement difformes, sanguinolents, comme avec la chair directement à vif). "Si ça continue, la MMSH va finir par se transformer en crèche" lancè-je au prof, qui approuve la blague. Le fait qu'il m'écoute et rie de ma vanne me procure une joie inexplicable.
- Il y a une histoire de cheveux et de crasse. Quand on s'occupe régulièrement de sa douche, on est obligé, de temps en temps, de soulever la bonde; c'est toujours un spectacle écœurant que d'extraire cette masse infâme et malodorante qui s'est accrochée à la grille. C'était quelque chose dans ce goût-là qu'il y avait dans mon rêve, mais je ne me souviens pas quoi exactement. Je crois que nous extrayions une première fois des cheveux de la douche (peut-être celle où j'avais cours), mais, derrière, il y en avait encore et encore. Je me rappelle que je ne voulais pas tourner les yeux vers l'endroit où il devait y avoir les cheveux, mais j'étais malgré tout obligée de les apercevoir dans un recoin de mon champ de vision: longs et immobiles, épandus le long de la paroi d'un chaudron bleu/vert de la taille d'une petite piscine. J'étais stressée, trop inquiète, et j'avais envie de vomir.
19 juin 2008
Nan mais ho
Je commence à en avoir ras-le-bol de rêver... que mes examens ne sont pas finis. Qu'il y en a encore derrière, et qu'en plus tu n'as forcément rien révisé (surprise !). Ça me le fait chaque année, on pourrait l'appeler le syndrome post-partiels. Je suppose que c'est dû à cet étrange et brutal changement de mode de vie: tu es à fond dans les révisions, dans les épreuves, tu te montes le chou pour des choses qui n'en valent pas la peine, la fatigue monte (le sentiment de culpabilité et d'insatisfaction aussi)...
puis plus rien.
D'un coup, tu te retrouves à glandouiller devant ton ordi, comme si rien de tout cela n'était arrivé. Je suppose que mon organisme ne supporte pas ce vide soudain et qu'en conséquence mon cerveau droit s'éclate à me trouver des rêves bien angoissants, histoire de palier le manque. Cette nuit, j'ai donc encore rêvé que non, tout n'était pas fini, qu'il y avait encore des trucs à passer. Mais siiii, c'était pourtant clair, on vous l'avait bien expliqué: vous aurez un autre partiel, le 30. Même si tout le monde a oublié.
Forcément, dans ce genre de rêve, rien ne se réalise vraiment. Je me souviens ainsi que je me suis réveillée alors que j'arrivais à peine pour le commencement de l'épreuve (11h30... logique), mais que cela ne pouvait pas commencer parce que tout le monde devait d'abord s'émarger avec un matériel bizarre, dans une pièce minuscule (comme un hall d'entrée précédent la salle d'examen) gardée par une concierge qui ne semblait pas y connaître grand-chose. Tout cela se passait dans un coin paumé de... Marignane, dans un quartier résidentiel, entre trois villas. Parce qu'il fallait bien une salle.
Il y a avait plein d'éléments bizarres que je ne parviens pas à écrire tellement j'ai du mal à les saisir. En gros, à peu près toute ma dernière session de rêves s'est déroulée sur un fond très science-fictionnesque, dans d'immenses gares dont le sol était parcouru de rails ou creusé de tranchées de métro. Je me souviens d'un vendeur qui proposait des tranches de pastèque à 10€ (j'ai finalement préféré le kinder bueno...). Je me souviens avoir essayé de passer une épreuve écrite en scaphandre, affalée par terre, appuyée contre un mur comme tous les autres étudiants. Mais notre épreuve a été perturbée par la collision entre notre immense vaisseau et... autre chose, peut-être un champ de force ou une planète.
Je me souviens de mon père, qui avait adopté (ou s'était fait adopté par) un petit perroquet/perruche très moche, marron foncé/noir, qui avait l'air docile et intelligent en dépit de sa fâcheuse tendance à vouloir mordiller le nez du paternel (ça le faisait rire, mais il ne se laisser jamais mordre). L'instant d'après, moi aussi j'avais un oiseau sur l'épaule. Ou plutôt: une harpie (mais ce n'était pas le mot utilisé dans mon rêve) qui me pesait sur les deux épaules. La harpie avait la tête de Florence Foresti.
Je me souviens d'avoir vu une collègue à moi empoignée par trois autres filles également de ma connaissance. Un attroupement s'était formé autour d'elles, il y avait même des paparazzi. C. se faisait balloter, je ne comprenais pas pourquoi. Quand on l'a lâchée, elle a bredouillé des phrases qui n'avait ni queue ni tête, mais j'ai cru comprendre que cela avait un rapport avec sa cleptomanie (?).
Bref, le côté SF/bizarre, ça passe encore, mais ressasser la session d'examens (car c'est exactement ce qui se passe; je suis capable de relier chaque élément de mon rêve à un évènement ou un détail survenu durant cette période) est assez crevant et je me réveille avec les nerfs en pelote et l'impression de ne pas avoir dormi.
Grmf.
coming soon: le récit du week-end à Paris avec la bridée ! si si !!!
23 février 2008
Avant d'aller rejoindre Morphée...
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Je viens de passer un bon petit moment sur une traduction du Puruṣa Sūkta. Je ne pensais pas qu'un texte me donnerait un jour l'impression que le Mystère de la Trinité est quelque chose de logique et limpide comme de l'eau de roche. En attendant d'avoir la Révélation, je crois que je vais aller dormir. J'espère ne pas rêver d'homme kilocéphal plus vaste que le cosmos... > <
Bonne nuit.





