01 novembre 2009
De harpes et de citrouilles... (part 1)
Piouf ! J'ai commencé à émerger de ma bronchite la semaine dernière, mais je n'ai toujours pas réussi à rattraper le temps perdu. Tout file en ce moment, je prends du retard partout et j'aimerais bien dormir un peu plus la nuit. Aujourd'hui, je suis vidée, et même si j'avais prévu de ranger mon capharnaüm ma chambre, il n'y a que pour mon blog jamais mis à jour que j'ai trouvé un semblant de motivation.
Comme je n'aime pas trop faire de longs longs billets, je vais découper mes inepties bla-blas en plusieurs mini-billets, ce sera plus lisible. La suite sera publiée en "différé", restez vigilants ! ^^
Côté sorties, je suis allée à Arles la semaine dernières pour les Journées de la Harpe. Le festival avait 25 ans cette année. Comme toujours, il y avait des concerts un peu partout dans la ville et autour de la ville, tout ça pendant quatre jours. Par manque de temps, nous n'avons fait qu'un concert : celui de Myrdhin, le samedi, dans l'église Saint-Julien.
C'était tout simplement magique. Ses talents de harpeur et de chanteur sont remarquables, aussi nous sommes-nous laissés bercer par ses mélodies venues de différentes îles, depuis l'île de Man jusqu'à Kyushu.
Entre deux morceaux, il nous a expliqué que sa manière de jouer était celle des bardes irlandais (de je ne sais plus quel siècle, pardon ><) : avec les ongles et non pas le bout des doigts. Par ailleurs, sa harpe celtique a un jeu de cordes entièrement métallique, et non pas en nylon / boyaux / métal, comme de coutume. La sonorité qui se dégage est vraiment particulière.
Il nous a aussi parlé d'Avalon et des fées, et du réveil futur d'Arthur et Merlin. Vu qu'il a emprunté le nom gallois de ce-dernier, je me demande s'il ne faut pas plutôt croire que celui-ci est toujours vivant...

Sur cette photo du programme des Journées de la Harpe, on voit le duo Ars Celtica, composé de Zil, à gauche, et de Myrdhin, à droite. J'aurais bien aimé assister à leur concert aux Alpilles, le dimanche...
Comme je n'ai pas osé prendre de photo, j'ai acheté un disque en souvenir (au grand désarroi de Krys, pour qui vendre quelque chose dans une église est un acte d'irrespect absolu). J'ai pensé à le faire dédicacer, mais il y avait foule autour du barde, alors qu'on m'attendait.
Après écoute, c'est bien mais pas aussi "planant" que le concert auquel nous avons eu. Ceci dit, j'ai vu es autres disques à la boutique MusiqueS-Arles, 14 rue Réattu (un disquaire qu'au passage je recommande vivement), alors peut-être que si je repasse à Arles et que j'ai des sous, j'en ramènerai un de plus.
Cette année, mon ami n'avait plus aucune excuse pour ne pas venir à ces journées, puisqu'il a lui-même commencé la harpe celtique en septembre. Même si, pour l'instant, il préfère jouer du Roch Voisine que des ballades irlandaises...
31 août 2009
Rudesheim Siegfried's Mechanical Music Cabinet Museum
Une copine m'envoie cette vidéo. On y voit quelques pièces du musée où elle travaille comme guide: le musée des instruments de musique mécanique de Siegfried (Rudeisheim, Allemagne).
:)
24 mai 2009
Théré-quoi ?
Aujourd'hui, je ne vous parlerai ni de piano ni de vielle à roue, mais plutôt de cet instrument bizarre: le thérémine (ou theremin). Cet instrument de musique électronique remonte au début du siècle dernier, et aurait été rendu célèbre grâce à Lénine, qui prit même des cours tellement ça l'éclatait (et on le comprend).
Le premier truc rigolo, c'est qu'il n'y a pas besoin de le toucher pour en jouer. Le second truc rigolo, c'est que ça fait vraiment un bruit spécial, genre "fantôme échappé d'un vieux film de série Z"; jugez plutôt:
Un bon nombre de vieux films de SF et pas mal d'artistes en ont utilisé dans leurs musiques (pour des noms, je vous renvoie à l'article Wikipedia fr et eng; et non, il n'y a pas de thérémine dans le générique de Star Trek, c'est bien une vraie femme qui chante mais en imitant le son d'un de ces engins).
Aujourd'hui, la grande mode sur Youtube semble consister à coller un chat à l'instrument pour voir le son que cela va produire (c'est un peu comme les gens qui mettent leurs cochons d'inde sur leur piano). Mais il y a aussi des idées plus originales, pour notre plus grande joie:
:)
17 mars 2009
Playlist printannière
En espérant que cela ne fasse pas (trop) fuir les rares hérissons qui tombent encore sur mon blog... (personnellement, dès que je tombe sur un site avec de la musique qui se lance automatiquement, j'enlève le son si ce n'est pas pas déjà fait ou je ferme illico la page). Mais pas d'inquiétude, je promets que ça ne restera pas trop longtemps.
Voici donc une sélection de morceaux sur le thème du printemps.
Je voulais déjà le faire l'année dernière, mais j'étais trop occupée pour avoir le temps de trouver les musiques, uploader les chansons, les "mettre dans l'ordre", etc.
V
De quoi est composée cette playlist ?
V
~ Caprice: Spring
Un petit morceau de l'ensemble neoclassic moscovite que j'aime tant. C'est un poème de William Blake qui a été mis en chanson (pour lire les strophes/paroles: par ici). Tous les morceaux de l'album d'ailleurs (Songs of Experience and Innocence, sorti chez Prikos en 2002) semblent être des mises en musique de poèmes de M.Blake.
~ Helium Vola: Printemps
Le morceau est issu du deuxième album de ce groupe electro-medieval hors normes: Liod. Liod est à la fois un opus intrigant et envoûtant, qui raconte une histoire intemporelle à travers des musiques de répertoire médiéval allemand, français, italien, etc. Le morceau "Printemps", écrit à l'origine par le trouvère Adam de la Halle, fait partie de la première partie du disque, lorsque la jeune femme qui est au centre de l'histoire tombe amoureuse.
L'ancien français chanté par une allemande, ce n'est pas toujours aisé à comprendre, donc si vous voulez lire les paroles cliquez ici.
Ce qui est génial, c'est que j'ai appris il y a peu que le groupe avait sorti un nouvel album ! C'est un de mes groupes préférés et je croyais qu'ils avaient cessé définitivement toute activité, donc vous pouvez peut-être imaginer ma joie.
~ Stille Volk: Calenda Maia
En attendant de pouvoir écouter le dernier album des Languedociens, voici un morceau issu de leur précédent opus. Aux calendes de mai, nous ne sommes plus en mars; cependant, l'idée de renouveau et de retour à la lumière et à la vie, l'évocation de l'amour, etc. reste la même.
Ici, il s'agit de la reprise d'une estampie de Raimbaut de Vaqueiras, un troubadour provençal. "Kalenda Maya est un chant d'amour adressé à une dame par un poète qui veut rendre le mari jaloux" (in La Musique au Moyen Age, par Richard H. Hoppin, Nicolas Meeùs). Pour lire les paroles avec une traduction en anglais, cliquez ici.
Dans les morceaux traditionnels provençaux célébrant le printemps, il y aussi "A l'entrada del temps clar", mais je l'avais déjà utilisé pour une playlist (click).
~ Corvus Corax: Florent Omnes
Comme ça, on comprend d'où vient le titre du billet précédent ^^
Alors les Carmina Burana façon Corvus Corax, ça donne ça: une flopée de cornemuses bien sûr, mais aussi tout un orchestre, des choeurs, et paraît-il une mise en scène terrible, complètement baroque. J'avais halluciné lorsque j'étais tombée dessus à l'époque: enfin, la frustration laissée par l'oeuvre de Carl Orff, pas assez médiévale à mon goût, était envolée.
Je m'éclate à essayer de chanter toutes les voix (pas en même temps, hein), en plus c'est même pas dur. Les paroles sont ici.
~ Stravinsky: Le Sacre du Printemps, Premier Tableau: l'Adoration de la Terre.
Ok, peut-être trop facile... Mais c'est un morceau que j'adoooore vraiment, comme si la substance sonore atteignait directement l'âme et le corps avant de passer par quelque lobe frontal. Pour moi, aucun morceau n'égale la puissance et la richesse de celui de Stravinsky pour d'exprimer cette force brute et crue qu'est la vie. Tout y semble dénaturé et fou, comme ce basson qu'on entend jouer si haut au tout début (montez le volume !), ou encore ces violons qui font davantage office de percussions, brutales. Tout y explose, rampe, vole, éclot, s'enlise avant de jaillir à nouveau.
Ceci n'est que mon interprétation personnelle... Après, à chacun d'y voir ses propres couleurs, ses propres mouvements.
" Le Sacre du printemps ne comprend pas d'intrigue. « C'est une série de cérémonies de l'ancienne Russie », précise le compositeur. " (Wikipedia)
Le morceau auquel vous avez échappé: "Tempus est jocundum", encore une carmina burana reprise par Ataraxia et Francesco Banchini seul.
The Song Of Spring by `A rhcamtIlnaad
06 février 2009
De la musique et des box...
Quelques box...
♠ Box Artésia
Le premier provient du label Prikosnovénie, qui, à l'occasion de la sortie du troisième album d'Artesia: Llydaw (folk atmosphérique/ darkwave/ heavenly français), a mis en vente un coffret en bois avec une décoration en relief qui inclue les trois disques. Pas de visuel disponible pour l'instant, on connaît juste le prix (80€, port compris) et la disponibilité (seulement 10 exemplaires).
www.prikosnovenie.com
♠ Box Corvux Corax
Depuis décembre 2008, on peut trouver ce box collector sur certains
sites allemands, pour un prix compris entre 60 et 70€... Il accompagne
la sortie du dernier opus du grand corbeau: Cantus Buranus - Das Orgelwerk, qui, après Cantus Buranus et Cantus Buranus II, reprendrait certains morceaux à l'orgue ! Connaissant le groupe, ça promet...
♠ Box Rosa†Crvx
La box est sortie depuis un moment déjà, mais vu le prix (110€ !), je ne risque pas de me l'offrir de sitôt (même si ça vaut le coup, j'en suis certaine). C'est un objet superbe, fait à la main, comme la plupart des objets mis régulièrement en vente sur le site. Il comprend les trois albums Proficere, Noctes Insomnes et In Tenebris, un bougeoir, une bougie R†C, des reproductions de textes anciens, un t-shirt, un porte-clefs, douze badges, une affiche et une photo dédicacée. Eh oui, tout ça !
-cliquez sur l'image pour l'agrandir: c'est un GIF animé-
http://www.rosacrux.org/mailorder/
~
03 janvier 2009
Bliss
...Everything about you resonates happiness...
... Give me all the peace and joy in your mind ...
... Your soul can't hate anything...
...Everything about you is so easy to love...
...Give me all the peace and joy in your mind...
...I want the peace and joy in your mind...
"To whom it may concern", comme dit la Bridée.
Track: Bliss, de Muse. Picture: a couple in the ruin palace, de la très talentueuse Alice Picard.
28 août 2008
Auvergne
Remontons encore un peu le temps et rétrospectons... Comme de coutume chaque été (sauf l'an dernier, car le Wahnby travaillait), le hobbit a abandonné les pins et les cigales pour retrouver les chênes et les vaches... Un bol d'air loin de la pollution et de la sécheresse, au calme, au vert, loin des parents, même si ce n'est que pour trois jours et demi, ça ne se refuse pas. Comme le pépé est en maison de repos, nous avions même la baraque pour nous tous seuls pendant une journée.
Résumé de ces quelques instants...
Jeudi 21 août
Départ pour le Cantal. Mon n'hôm avait prévu de partir tôt... Mais mon organisme ayant quant à lui plutôt prévu d'insomniser, c'est avec quatre heures de sommeil dans les dents que j'ai grimpé dans la voiture. Toujours le même trajet, environ cinq heures et demi de route; nous ne rencontrons ni accident, ni incendie, ni embouteillage... Au poil.
L'après-midi, je ne tiendrai pas longtemps debout et irai me vautrer dans le lit pour une bonne heure de pionce profonde. Une fois mon repos terminé, nous irons retrouver notre forêt de sapins préférée (à l'origine une piste de ski de fond, très bien pour balader en été) et, sûrement grâce à l'altitude, j'aurai un peu froid, pour la première fois depuis notre arrivée.
Notre chambre est plus poussiéreuse que jamais. En prime: des tonnes de poils de chien que Belle-Maman n'a pas eu le temps d'enlever la dernière fois... Petit cadeau: le quignon de pain et ses miettes.
Lorsque je me penche à la fenêtre de la cuisine pour observer la basse cour, surprise: de nouveaux bestiaux viennent cohabiter avec les poules. Ils ne sont pas très haut, plutôt paisibles et de temps en temps lancent un "baaa" presque humain. Leur présence ici est pratique: ils servent de tondeuse...
Vendredi 22 août
Je suis tirée de mon sommeil (très léger, comme toujours) par le chant de la pluie... Aujourd'hui, il fera gris, brumeux, pluvieux, et froid. Un temps idéal pour aller promener, en somme, qu'importe si mes godasses sont trouées. Le parapluie dans une main, l'appareil-photo de l'autre, nous nous aventurons dehors en espérant atteindre les lambeaux de brume qui s'aggripent aux montagnes.
Nous finirons par regagner notre col préféré... Aucun promeneur dans les environs, d'ailleurs pas touche: ce coin-là est à nous. L'air est humide et froid (12°C ?), le sol boueux; de temps en temps, le vent fait frémir les branches des arbres et nous nous recevons des restes de pluie; le brouillard est bien là, et j'aime la façon dont il joue avec les rayons de soleil.
De retour à la maison, nos chaussettes sont trempées... Il nous faut pourtant nous préparer à ressortir, car nous avons prévu de tester le fameux festival de théâtre de rue d'Aurillac. Cette fois-ci, on ne rigole plus et c'est bardée de trois épaisseurs + un poncho que j'affronterai la nuit.
Le centre-ville étant fermé, nous avons logiquement opté pour la solution de la navette gratuite. Pratique, et... animé: il est 22h et nous sommes déjà accompagnés par un groupe de jeunes bourrés, qui braillent, chantent et puent l'alcool.
Une première traversée du centre-ville nous donne un aperçu du festival. La faune est partout la même: principalement des jeunes hippies, des punks et ce que j'appelerais des "habitués des rues" avec leurs chiens. La rue n'est pas couverte de verre de bouteille comme au festival de la musique à Aix, mais les effluves d'alcool (et autres...) sont au rendez-vous.
Dans les rues, nous croiserons marionnettiste, joueuse de ??? (grand instrument tout rond, métallique, dont on peu tirer une dizaine de notes en tapotant dessus), vendeur de chapeaux de lutins, créatures lunaires aux pattes trop longues et autres gens bizarres...
Côté spectacles, il y en a beaucoup et un peu partout, et une partie seulement fait partie du programme "officiel". Nous en avions choisi un, un peu au pif mais qui nous semblait pas mal (en plus, le nom de la troupe: "Carnage Production" !). Malheureusement, nous nous retrouvons devant une affichette: complet ! Les photos des journaux montrant principalement des spectacles qui se déroulent sur de vastes places, l'idée de réserver un spectacle gratuit ne nous avait même pas effleuré l'esprit... "Revenez demain !" Mouais...
Donc changement de programme: nous assisterons à "Run for Love/Course à la vie", création de Betontank et... EZ3kiel. Il s'agissait en plus du seul nom de la programmation qui me disait quelque chose: j'avais écouté l'album "Battlefield" , et même si cela ne m'avait pas vraiment touché, j'avais trouvé la chose originale et sortant de l'ordinaire. Sur le chemin vers la place de la Paix, nous croiserons une fanfare qui jouait avec de vrais instruments devant une gueule béante (une gueule d'enfer ?) qui lâchait de temps en temps des pétards et des fusées.
Arrivée à la place de la Paix. Les effluves de vomi et d'alcool y sont pires que partout ailleurs. Plusieurs grandes installations ont été montées: ici une scène du style scène de concert, là un immense "drap" vert disposé de manière à former une longue pente (aussi haut qu'un bâtiment), une scène avec un écran bleu, le tout encadré par deux autres scènes avec des écrans géants.
A l'heure dite, les lumières s'éteignent, et depuis la première scène, un musicien sort des notes sourdes et profondes comme une corne de brume depuis... une basse, qu'il frotte avec un archet. Les différents écrans s'allument; la femme puis l'homme qui y sont projetés sont en réalité bien présents, à quelques centaines de mètres de nous, en train de s'agiter devant l'écran bleu. Merveille cinématographique qui permet de mettre à peu près tout ce qu'on veut derrière lui.
Difficile de résumer la demi-heure qui a suivi... Il y avait en gros deux temps dans la performance: d'abord l'homme qui marche, puis cours, traversant forêts, campagnes puis ville; sa propre course est bientôt rejointe par... des centaines d'ondomanias métalliques ! Mais oui, vous savez, ce jouet en forme de ressort qui n'en finissait pas de descendre les escaliers... Eh bien des types en balançaient par dizaines depuis le sommet du "drap vert", les laissant courir par leurs propres moyens... Incongru et surprenant, le tout toujours entouré de la musique d'EZ3kiel.
Dans un second temps, le spectacle prend un tout autre aspect... Comme si la nature véritable de cette "course" nous était dévoilée. Car, irrémédiablement, vers quoi court cet homme ? Vers la mort. Il court, puis sombre dans le vide à tout jamais. Il est à l'image de ces ondomanias, identiques, mécaniques, animés par une espèce de vie mais à la fin inéluctable.
Un dernier temps, qui est étroitement mêlé au second, semble être une sorte d'ode à la vie. Celle-ci apparaît comme une force brute, notre seule ressource pour combattre la vision de la mort. A l'image de cet homme qui, mille fois fusillé, se relève inlassablement, ou de cette rockeuse qui vient crier dans le micro.
J'ai adoré ce spectacle. Je ne pense pas avoir tout saisi, il doit d'ailleurs y avoir mille clefs d'interprétation. Mais nous étions tous "choses" à la fin...
Samedi 23 août
Rien. Journée glandouille-animes, histoire de se reposer un peu. En tant que geek et copine de geek, nous avons monté un réseau Wifi entre nos deux ordinateurs, puis nous avons tenté de capter la connexion de la tante de Wahnby depuis la pelouse (tentative réussie).
Dimanche 24 août
Repas "familial" avec mon n'hôm, Belle-Maman, la soeur, la tante, le cousin, une amie de la tante, et le papi qui est en permission. Au menu: des truites d'élevage. Moi qui ai horreur du poisson, me voilà servie... Rien que l'odeur me donne envie de vomir... Je me serais bien contentée des patates, mais Belle-Maman tenait absolument à ce que je mange de la viande (peut-être craint-elle que je sombre, comme sa fille, dans un semi-végétarisme ?... mh, si elle savait que c'était trop tard...), on a donc ouvert aussi un pâté... (heureusement, il y avait Wahnby-à-la-rescousse pour en manger et faire croire que c'était devenu mon plat préféré).
L'après-midi, nous sommes revenus hanter les rues d'Aurillac mais cette fois-ci pour visiter le musée d'art et d'archéologie. Il n'est pas immense mais vraiment pas mal: il y a un coin sur la fabrication des parapluies (la spécialité de la ville), un étage sur l'archéologie du coin et, enfin, un étage consacré aux "beaux-arts". Bon, on oubliera le "acheulien" au lieu d'"acheuléen"...
Puis un pti "Oui, seigneur des Ténèbres !" avant d'avaler les pâtes préparées par tata (dont la sauce m'a donné mal au bide toute la soirée); remettons nos pulls, car nous sortons assister à un grand évènement: trois jeunes qui viennent faire du théâtre dans le village ! Ca se passait dehors, on s'est donc bien gelés et j'étais bien contente d'avoir un Wahnby... Les thèmes principaux du spectacle: la folie et le meurtre. Il y avait des trucs pas mal, mais dans l'ensemble je n'ai pas trouvé ça terrible... Dédicace spéciale aux deux folles furieuses à l'autre bout du terrain qu'on entendait hurler et hurler encore dans une dispute sans fin. Au final, les plus nuls, ça a été nous, puisque personne n'avait prévu de quoi remplir le "chapeau" des comédiens........
Lundi 25 août
Retour au pays de la canicule, des cigales, de l'ozone... Triste que le temps passe aussi vite.
Edit de 23h: raaah, j'ai oublié de vous parler de ma fabuleuse rencontre avec les ??? de la maison ! Je n'ai pas réussi à voir à quoi ça ressemblait mais ça m'a laissé en quelques nuits une bonne dizaine de boutons bien plus virulents que des boutons de moustique. Et je suis sûre que ce n'était ni des suceurs-de-sang-qui-font-dziii, ni des puces, ni des araignées... Ni la pierre d'alun, ni la crème de Belle-Maman n'ont pu apaiser les démangeaisons. J'étais plutôt contente de retrouver ma Provence, moi...
05 août 2008
Pti billet avant d'aller se chouquer
Je voulais juste vous dire... que le livre Variations Sauvages, dont je viens tout juste de terminer la lecture, m'a plu énormément. Ce bout d'autobiographie recueille une partie de la vie de la pianiste Hélène Grimaud, depuis sa rencontre avec la musique jusqu'à la fondation du Wolf Conservation Center.
Au départ, j'étais doublement sceptique: d'une part, les autobiographies ne m'intéressent pas, et d'autre part le piano ne me passionne pas au point de lire un ouvrage qui lui est entièrement consacrée. Je suis une mordue de musique, certes, mais pas de piano (même si j'essaie d'en jouer).
Mon scepticisme s'est rapidement envolé lorsque j'ai parcouru les mots de l'auteur: féroces et libres, comme son amour pour le piano puis, plus tard, les loups. Dès son plus jeune âge, la petite Hélène semble envahie d'une force incommensurable, une soif que ne satisfait ni le tennis, ni le judo. Cette énergie la suivra au Conservatoire d'Aix-en-Provence (ville dont elle est native), au Conservatoire de Paris, aux Etats-Unis; elle se manifestera par un désir d'indépendance intarissable, une soif grandissante de liberté... de réussites, de conquêtes... de dépassement des limites...
A côté du récit qui retrace ses débuts en tant que musicienne, l'auteur nous parle des loups: mythe et réalité, légendes et biologie, contes et éthologie... Animal sauvage, social, intelligent, longtemps traqué et massacré, aujourd'hui protégé et étudié, en un mot: fascinant. Le premier contact avec les loups ressemble à celui qui s'opéra avec la musique: un amour passionné, fougueux, 'primitif' (et je ne mets aucune idée négative dans ce mot: il s'agit pour moi de l'énergie terrestre, primaire, qui descend directement des arbres dans les profondeurs de la Terre, cette force brute qui ne s'engourdit d'aucune parole).
Bref... A lire avec beaucoup d'intérêt et de plaisir. Je pense que c'est d'autant plus grisant que l'on connaît un peu Brahms, Chopin, Liszt... et que nos doigts ont déjà parcouru un clavier (autre que celui d'un ordinateur of course...).
04 août 2008
Your Album Cover
Truc fun piqué sur le bloug du Bloub:
ALBUM COVER MEME - RULES
1. http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
The first article on the page is the name of your band.
2. http://www.quotationspage.com/random.php3
The 4 last words of the last quotation is the title of your album.
3. http://www.flickr.com/explore/interesting/7days/
The 3rd picture, whatever it is, will be your album cover! Save the picture, add to it your band's name and the album's title... You now have your complete album cover.
The result:

Un peu dég' qu'il y ait "MIDI" dans le nom du groupe, comme ça on voit pas du tout ce que c'est > <
Sinon, je trouve que le titre et l'image collent plutôt bien ^^
29 juillet 2008
En direct du pays des fées
Deux niouzes 'musique' pour la journée.
La première, c'est la mise en vente, une semaine avant sa sortie officielle, du premier DVD d'Omnia: Pagan Folk Lore. C'est un live qui a été enregistré au cours du 'Fairy Ball'. Il s'accompagne de suppléments comme une interview, des morceaux bonus et d'autres surprises... C'est Steve Sic et Miez qui se sont chargés de l'artwork qui s'annonce, comme de coutume, très réussi.
Plus d'informations et commande sur le site officiel.
Bien entendu, il faut toujours que ça tombe pile au moment où je n'ai plus un rond sur mon compte en banque X)
La deuxième nouvelle, c'est le communiqué du programme définitif de la Nuit des Fées 2008. Petit rappel: ce mini-festival est organisé par le label Prikosnovénie et a lieu chaque année à la fin du mois de septembre dans la ville de Clisson. La journée, les rues s'animent d'arts et d'activités, tandis que le soir, les Halles médiévales et la chapelle Saint Jacques résonnent au son des mélopées des artistes du label. Cette année, Prikosnovénie a entre autres invité Antrabata, Ashram, Irfan et les Fragments de la Nuit !
Bon, personne ne voudrait visiter Clisson ou Nantes en septembre, des fois ?...
Le programme en PDF:










