Llewella's home

Quelques fragments de ma sphère.

06 février 2009

De la musique et des box...

Quelques box...

Box Artésia
Le premier provient du label Prikosnovénie, qui, à l'occasion de la sortie du troisième album d'Artesia: Llydaw (folk atmosphérique/ darkwave/ heavenly français), a mis en vente un coffret en bois avec une décoration en relief qui inclue les trois disques. Pas de visuel disponible pour l'instant, on connaît juste le prix (80€, port compris) et la disponibilité (seulement 10 exemplaires).
llydaw_artesia3
www.prikosnovenie.com

Box Corvux Corax
Depuis décembre 2008, on peut trouver ce box collector sur certains sites allemands, pour un prix compris entre 60 et 70€... Il accompagne la sortie du dernier opus du grand corbeau: Cantus Buranus - Das Orgelwerk, qui, après Cantus Buranus et Cantus Buranus II, reprendrait certains morceaux à l'orgue ! Connaissant le groupe, ça promet...
corvus_corax_box_437885b corvus_corax_box_437885a



Box Rosa†Crvx
La box est sortie depuis un moment déjà, mais vu le prix (110€ !), je ne risque pas de me l'offrir de sitôt (même si ça vaut le coup, j'en suis certaine). C'est un objet superbe, fait à la main, comme la plupart des objets mis régulièrement en vente sur le site. Il comprend les trois albums Proficere, Noctes Insomnes et In Tenebris, un bougeoir, une bougie R†C, des reproductions de textes anciens, un t-shirt, un porte-clefs, douze badges, une affiche et une photo dédicacée. Eh oui, tout ça !

rosa_crux_box

-cliquez sur l'image pour l'agrandir: c'est un GIF animé-
http://www.rosacrux.org/mailorder/

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09 novembre 2008

Là où je n'irai pas

flymedieval

    Bouh, snif, bwaaaha... J'avais les sous (notez l'imparfait) et la motivation, mais pas celle d'y aller toute seule, alors j'ai abandonné le projet pour m'inscrire à un stage (archéozoologie, pour changer des tessons).
    C'est pas tellement pour Qntal que je voulais y aller; tout le monde bave sur ce groupe d'electro-medieval, mais personnellement je trouve leurs productions assez pauvres (surtout quand on a goûté à Helium Vola ou à Estampie...).
    Par contre, Faun... Ben, Faun, quoi. Les potes d'Omnia, et un autre groupe que j'adore (surtout leurs premiers albums, en fait). J'aime également beaucoup Elane, dont j'ai tous les disques, mais j'ai entendu dire qu'ils n'assuraient pas trop sur scène. Remarque, ça a pu changer depuis... Quant à l'Arbre de Sovenance, c'est une petite troupe française, de celles que l'on voit dans les fêtes médiévales.


Réflexion: Je me rends compte qu'à cause du boulot, j'ai presque complètement laissé tomber tout ce qui me tient *vraiment* à coeur: la musique et la lecture. Je joue encore du piano de temps en temps (heureusement, car je crois que sinon je deviendrais barge), et ces instants sont de purs moments de libération. J'attends de toucher mon argent de poche à la fin du mois pour enfin me procurer quelques CDs... Et là je patiente jusqu'à l'arrivée d'un livre que, je le sens, je vais dévorer, qu'importe sa "qualité littéraire", car j'ai trop faim de rêves.
... et si je n'étais pas réellement faite pour compter des fragments de céramique ?...

* doute du hobbit *

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09 mars 2008

Listening to...

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Crise d'égocentrisme aiguë ! voici mes achats de disques pour ces deux derniers mois...

live_religion
Omnia - Live Religion
C'était le seul album d'Omnia non-épuisé et distribué en Europe que je n'avais pas encore. D'habitude, je dénigre assez les "live" car j'ai l'impression que ce n'est qu'un enregistrement de flemmards, du "réchauffé" à peine mieux qu'un best-of. Mais pour le coup, j'ai été agréablement surprise: l'enregistrement est bon, certains morceaux proviennent d'albums épuisés d'Omnia, le groupe Faun était aussi présent sur scène et au final, l'aspect 'direct' du live n'est pas sans créer une certaine émotion (par contre, les blagues en néerlandais, ben je pige pas ^^').

karin
Karin Höghielm - Apocryphal
L'artiste est ici suédoise, du Gotland. Une musique reposante mais jamais dénuée de force, tantôt religieuse, tantôt païenne, une voix claire et solennelle...


Irfan_seraphim

Irfan - Seraphim
Le tant attendu deuxième album des Bulgares (dont j'avais déjà parlé ici) est un envoûtement total. Des mélodies à couper le souffle, une orchestration sublime... Toujours aussi mystique, la musique (religieuse ? médiévale ? orientale ?...) a gagné en profondeur et en richesse, au plus grand plaisir de nos oreille. On comprend sans problème que Seraphim ait été l'album pikosnovénien le plus chroniqué en 2007 !


hexperos

Hexperos - the Garden of the Hesperides
En musique néo-classique, les Italiens avaient déjà Ashram. Il faut maintenant également compter sur Hexperos pour nous livrer des créations de toute beauté... Mais contrairement à la musique des Napolitains, toute en émotions enflammées, celle de Hexperos se recueille dans ce qui ressemble aux profondeurs du monde souterrain, une beauté lente et grave qui fait directement vibrer l'âme.


ashram

Ashram - s/t
Album épuisé mais dégoté neuf sur internet ! J'ai à présent les deux opus (opera?) du groupe, tous les deux des concentrés de beauté... :3


caprice_elvenmusic2

Caprice - Elvenmusic 2 : The evening of Iluvatar's children
Egalement un album épuisé mais trouvé sur le ouèbe, j'ai ainsi pu compléter le cycle "Elvenmusic" du groupe russe Caprice. Cette trilogie est une ode à la poésie de Tolkien: des passages du Seigneur des Anneaux sont chantés et accompagnés par un petit orchestre néo-classique. Enchanteur :)


Caprice_kywitt_groupe

Caprice - Kywitt ! Kywitt !
C'est toujours par Caprice, ça se passe toujours chez les féériques, mais fini la mine sérieuse des elfes de la Lorien, cet univers musical-ci est complètement fou ! Une petite merveille musicale, aussi riche qu'étonnante...


trobardemortedef


Trobar de Morte - Legends of Blood and Light
La date de sortie avait été repoussée plusieurs fois, mais ça y est, j'ai le dernier album de Trobar de Morte ! Le groupe s'est éclaté pour composer l'artwork : un pack plutôt sympathique à trois volets qui, déplié, représente le panorama d'une bataille fantastico-moyenâgeuse, un livret de seize pages en papier tout glissouillant et aux couleurs de grimoire, le tout agrémenté d'illustrations diverses et rangé dans une pochette à fond noir. On retrouve bien l'art musical de Lady Morte, une musique "féérico-médiévale" irremplaçable.
(j'avais déjà chroniqué le groupe ici)


prayer

Jack or Jive - Prayer
Des Japonais qui font une sorte de trip-hop éthéré... Plus j'écoute et plus j'aime, aussi j'ai décidé d'essayer de mettre la main sur le plus d'albums possibles.


JOJKAKUGO_CDgroupe

Jack or Jive - Kakugo
Le dernier album du groupe vient tout juste de sortir. "Kakugo"est un concept du "Hagakuré" (littéralement: "caché dans la feuillée"), recueil des paroles d'un samouraï qui se serait retiré du monde pour méditer sur la voie du samouraï. J'ai eu la chance de faire mon TPE de terminale sur la vision de la mort par Mishima et j'ai notamment lu son livre "le Japon moderne et l'éthique samouraï" qui est une réflexion autour du Hagakuré, donc je crois avoir bien saisi cette notion ! (en ayant eu 19 au TPE, je crois avoir saisi, oui) Je ne l'ai pour l'instant que peu écouté mais j'aime déjà énormément cet album, réellement poignant.


NDFcoffret

La Nuit des Fées - compilation
Artwork magnifique qui rend tout-à-fait honneur à cette compilation on-ne-peut-plus-variée. Du folk rituel de the Moon and the Nightspirit aux douces mélodies de Flëur en passant par le coldwave de Collection d'Arnell Andrea, sans compter les "fairy sessions", sortes d'improvisations inédites avec Mediavolo, Pinknruby, Ashram... la "nuit des fées" reflète bien l'esprit du label.

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31 janvier 2008

Douceur...

Pour commencer la journée (je sais, il est midi passé) : le Temptasyon des Mediaeval Baebes, ou comment faire de la musique médiévale avec rien que des nanas en débardeur et sans cornemuse ni percussion lourdingue. Et je vous mets les paroles, en cornique, pour que vous vous éreintiez à les suivre, gniark.

 

         Agan Tas-ny, us yn nef,
         Benygys re bo dha Hanow,
          Redheffo dha wlascor,
          Dha voth re bo gwres,
          y'n nor kepar hag y’n nef.
          Ro dhyn-ny hedhyuUs ow camwul er agan py-ny;
          Ha na wra agan gorra yn temptasyon
          Mes delyrf ny dyworth drok.
          Rag dhysoiy yu an wlascor,
          ha’n gallos,
          ha'n gordhyans
          ys vyken ha bynary.

          Music: Emily Ovenden
          Arrangement: Emily Ovenden, Katharine Blake, Stephen Yates

myspace des Mediaeval Baebes

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16 novembre 2007

Souvenirs

Chose promise, chose due : voici quelques photos et videos du concert du 8 novembre...

○ La seule photo que j'ai prise de the Moon and the Nightspirit a été postée dans le précédent billet. Vous pouvez donc voir ici Corvus Corax, pas tout-à-fait au grand complet puisque j'avais du mal à choper les trois percussionistes...

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○ Avant de jeter un oeil et une oreille aux videos, je vous en conjure : passez d'abord écouter les chansons des Hongrois disponibles sur leur myspace (ici), car le rendu 'studio' et le rendu 'live' n'ont rien à voir.








NB : Vous remarquerez peut-être dans la foule, aux pieds des musiciens, quelques fans blondinets et rachitiques qui ont l'air... euh... à fond. Avant que le concert ne commence, ils avaient déjà avalé plusieurs bières et fumé quelques chichons, mais on dirait que la musique les a mis complètement en transe... Si cela consistait encore seulement à 'faire le cyclope', comme on dit au rugby (en gros : montrer son c**), ça ne serait pas bien grave, mais là leurs cris et leurs gesticulations s'apparentaient plutôt à des idées genre "Oh oui, beau grand Germain, je suis ton esclave, tu es mon dieu !! Fais de moi tout ce que tu voudras, je serai ton objet !!!". C'est peut-être de l'hystérie masculine, allez savoir... En tout cas, j'ai trouvé ce comportement vraiment moyen, surtout après avoir entendu les-dits types sortir le mot 'ar.yen' plusieurs fois pendant l'attente pré-concert.

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11 novembre 2007

The Nohurias and Llewella's great escape

    Prologue

    Il faut à tout prix que je vous fasse un résumé de ma journée de jeudi aujourd'hui, car me connaissant, passé le délai de trois-quatre jours, je n'aurai plus ni la motivation ni l'inspiration (ni l'ordi sous la main) pour raconter tout ça. Alors qu'il y a plein de choses à raconter.
    Cela faisait un bon moment déjà que je préparais cette escapade du 8 novembre. Certains diront qu'il faut être fou pour faire autant de chemin pour un simple concert. Eh bien, dans ce cas, soyons fou ! Même si je ne suis pas une musicienne aguérie, la musique tient une place très importante dans ma petite existence ; c'est une forme d'art qui me touche largement plus qu'aucune autre. Elle est vivante et je ne pourrai jamais m'en passer. Et les concerts deviennent d'autant plus précieux lorsque les styles que l'on aime sont peu écoutés, et que les groupes que l'on adore viennent rarement faire des concerts en France... En recevant ma bourse début octobre, j'en avais mis une petite partie de côté, dans l'espoir d'un quelconque évènement (festival, concert, soirée...). Lorsque j'ai entendu parler de la venue de deux de mes groupes préférés à Lyon, un élan de liberté m'a saisie, et j'ai presque immédiatement pris la décision d'y aller. Par chance, mon ami Nothurias était prêt à me suivre dans ma folie.
    Je me suis donc progressivement renseignée sur les tarifs tgv... Sur une solution d'hébergement... Sur la ville de Lyon elle-même, et la façon de s'y déplacer une fois à l'intérieur... C'est ainsi que le soir du 7, tout était fin prêt : cartes, adresses, bagages... Il n'y avait plus qu'à essayer de dormir (je n'y suis pas parvenue, d'ailleurs) et arrêter de culpabiliser sur le fait que j'allais manquer un cours entier de protohistoire et garder des forces pour les deux jours suivants, qui s'annonçaient fort... fatigants (et je ne me trompais pas).

    Chapitre I : le train

    Nous sommes partis de Martigues vers 12h30 pour arriver à la gare d'Aix-TGV vers 13h30; nous allions donc avoir une heure et trois quarts d'heure de rab'. C'était assez amusant de penser que le trajet Martigues -> Aix-centre-ville en bus mette autant de temps que le trajet Aix -> Lyon en TGV... Pendant le temps de libre qui nous était imparti, je suis allée récupérer ma fameuse carte 12-25. J'en aurais été encore plus fière (de ma carte) si la madame de l'accueil avait eu autre chose que des pochettes "carte enfant" pour moi... C'est pas grave, le ridicule ne tue pas, et j'adore le rose (haha).
    En attendant avec angoisse que le numéro du quai s'affiche, j'ai grignoté mon déjeuner et papoté avec Nothurias. Tout est arrivé finalement très vite. Au moment où le TGV est entré en gare, je trépignais d'impatience. L'heure ? C'est bon, ça a l'air d'être ça. Le quai ? Non, non, on n'a pas pu se tromper. Le numéro de train ? Oui, c'est le bon... En laissant vagabonder mon esprit d'une idée setressante à l'autre, comme c'est habituellement le cas lorsque je suis très nerveuse, j'ai mis le doigt sur ce qui n'allait pas : "On a fait composter les billets ?" Une étrange lueur de doute est passée dans le regard de Nothurias... Mais il était alors trop tard : il nous fallait monter en toute hâte, ou nous allions louper le train.
    Et j'entends... siffler le train... ops, pardon, je m'égare.
    Bon... Un peu penauds, une fois nos affaires posées, nous nous sommes mis en quête d'un contrôleur pour réparer cette bourde. La question était : un contrôleur, à quoi ça ressemble ?... La dernière fois que j'avais pris le train, c'était il y a trois-quatre ans, donc la seule chose dont je me rappelais au sujet des contrôleurs, c'est qu'ils avaient une casquette. Après avoir exploré tout le train de long en large, on s'est rendu compte que les contrôleurs c'étaient les types en gris dans le wagon du fond et qui nous voyaient passer depuis tout à l'heure et qui devaient se dire : "Qu'est-ce qu'ils cherchent, ces andouilles ?". C'est ainsi, qu'après un rapide compostage, nous sommes retournés doublement penauds à nos places...
    Cela ne nous a pas empêché de profiter du voyage. A travers la fenêtre, beaucoup de cumulus bleu-gris, filtrant les rayons du soleil, et un paysage de feuillus dorés, orangés. Ça sent bon l'automne.
    Mais déjà, nous approchions de Lyon... Fichtre, le temps passe si vite... Alors, voyons voir à quoi peut bien ressembler la gare Lyon Part-Dieu...

   

    Chapitre II : Lyon - court aperçu

   ... et bien, aussi étonnant que cela puisse paraître, à une gare. Une grande gare. Nothurias décide d'ailleurs de me rassurer en me racontant que la fois où il a dû faire une correspondance ici, le numéro du quai s'est affiché cinq minutes seulement avant l'arrivée du train. Hahaha.
    Premier pas dans Lyon, la ville... Du mouvement partout (logique : c'est une grande ville, et nous sommes prêts d'une gare). C'est grand et... nouveau. Voilà ce qui me plaît le plus.
    Je déplie ma splendide carte achetée lundi-même, où j'ai déjà tout noté (ou presque) et nous décidons pour tuer le temps d'aller faire un tour en un lieu dont j'ai fort entendu parler : l'échoppe 'la Mandragore', boutique d'articles médiévaux en tous genres. Petit calcul... Et nous plongeons dans les entrailles de la cité, car c'est par métro que nous nous déplacerons. Seulement quatre lignes, ce qui semble peu à côté de Paris, mais qui se révèlent bien efficaces (pas comme à Marseille, où on en a deux...).
    Lorsque nous retournons à l'air libre, il fait déjà nuit, mais cela n'a pas l'air de gêner le moins du monde la cathédrale Saint-Jean, dont les pignons s'élèvent fièrement vers le ciel, les contreforts solidement plantés dans le sol, ni la basilique que nous apercevons au lieu, rayonnante de lumière. Je regrette un peu que mon appareil-photo ne soit pas trop nocturne; tant pis, il n'y aura qu'à s'imprégner de l'atmosphère du vieux Lyon et de s'en souvenir plus tard. Un très beau quartier, comme je les adore, loin du mouvement de la gare. Nous ne sommes rentrés que dans la Mandragore, mais cette boutique vaut vraiment le coup d'oeil. C'est un vrai régal pour les yeux, mais un déchirement pour le porte-monnaie coeur... Tant de belles choses sont entreposées là : bracelets et diadèmes en cuirs, bagues en argent, torques en bronze, étoffes médiévales et gothiques, sacs, bougies, épées, Hypocras... Je me lamente en silence pour ne plus avoir un rond 'sortable' sur mon compte en banque, puis me réjouis de ne devoir pas choisir quelque chose, tant l'embarras du choix serait pénible. Nous avons un peu discuté avec le vendeur (vraiment très sympathique... c'est surtout Nothurias qui lui a parlé, en particulier de combat médiéval), j'ai quand même acheté trois paquets d'encens puis nous avons dû nous remettre en route, pour trouver à nous sustenter et aller à la rencontre de notre hébergement.
Deux photos que j'ai réussi à prendre :
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    Chapitre III : à la recherche de la salle de concert perdue

    Le temps de reprendre le métro, de rencontrer la madame grâce à qui nous allions pouvoir dormir pour 10€ chacun et de poser nos bagages, il était déjà fort tard. Le début du concert était prévu pour 20h ('prévu', haha) alors nous avons opté pour le taxi. J'avais calculé : cela revenait cher mais pas trop.
    Enfin, ça, c'était la théorie. Ce que je n'avais pas pris en compte, c'était le fait que le chauffeur regarderait plus le GPS que la route et qu'il ne trouverait pas la salle de concert. Il faut dire aussi qu'elle était vraiment bien cachée, dans un coin de la zone industrielle. Et que nous avons certainement dû passer devant, mais je ne regardais alors pas le côté des impairs mais celui des pairs. Plus les minutes passaient, plus l'heure du concert se rapprochait, plus j'angoissais... Sans oublier le compteur qui grimpait, graimpait, ce qui m'angoissait encore plus.
    A un moment, le taxi s'est rangé sur la droite et à interpelé une personne qui passait par là. Ce que nous ne savions alors pas, c'est que cette personne était envoyée par la Providence. Car elle cherchait aussi le Lyon's Hall. Ne faisait ni une ni deux, fidèle à mon propre proverbe : "Il vaut mieux être à plusieurs dans la m*rde que tout seul", nous avons payé le taxi (la note s'élevait à 26€ !!! -_______________________-) et sauté de la voiture pour rejoindre Fred (car cette personne s'appelait Fred). Nous avons bien marché, tourné, sans cesser de nous demander si elle existait pour de bon cette put*in de salle. C'est grâce à mon n'hôm (resté à Martigues) que nous avons pu obtenir le numéro de téléphone du Lyon's Hall, appelé et suivi leurs indications. Si un jour vous la cherchez, sachez que cette salle de concert existe bel et bien, elle est juste plus paumée que paumée, dans une sorte de cour, il n'y a rien qui l'indique et il y a un néon vert à l'entrée.
    Arrivés (enfin !) devant la-dite salle, il avait beau être dans les 20h15, plein de monde traînait dehors. Bon, les concerts en retard, c'est monnaie courante. Sauf que ça jouait bel et bien, là-dedans (je reconnaissais sans problème le tambourin de the Moon and the Nightspirit). Mais tout le monde restait dehors, en se demandant à moitié quoi faire, et ce qu'il se passait vraiment. En poussant la porte, je me rends compte que celle-ci n'est absolument pas fermé (!) et qu'il n'y a personne derrière (!!). Un grand escalier qui doit monter vers des loges et une sorte de couloir qui mène à la vraie salle, où le groupe est apparemment en train de faire quelques réglages. A suivi une heure assez déconcertante, où se mêlaient attente et questionnements... Hum, tout cela avait l'air fort bien organisé !
    Nous ne sommes pas entrés dans la salle avant 21h. Pas très grande (plus petite que le Poste à Galène), plutôt bien aérée, avec un écran géant où passait un concert du King (pour se mettre dans une ambiance médiévale-folk... hum), elle s'est remplie assez vite et nous étions une petite centaine pour le début du concert.

    Chapitre IV : the gig !

    (bon, je dois faire vite, car on me souffle à l'oreillette que ma môman a besoin de l'ordinateur...)
    Maintenant, je peux le dire : j'ai vu Corvus Corax sur scène ! En vrai ! Cela m'a fait vraiment bizarre de réaliser ça, depuis cinq ans que j'écoute leur musique... La première partie était donc assurée par le groupe the Moon and the Nightspirit, qui a dû jouer une demi-heure (première partie, quoi). J'aime énormément ce groupe de musique, qui mêle douceur, poésie et paganisme, et j'ai été déçue que la 'salle' ne soit pas à leur hauteur, tant au niveau du son (impossible d'entendre le violon ou la flûte, comme s'il n'y avait que la percussion et la guitare qui étaient importants...) qu'au niveau du public (beaucoup de gros lourds qui braillaient sans se soucier que des gens jouaient sur scène). J'espère que le groupe se sera mieux fait connaître avec cette tournée, même si finalement être en première partie de Corvus Corax (musique médiévale essentiellement composée de cornemuses et de percu, très entraînante, voire 'bourrine' et martiale) lorsque l'on chante des mélopées aux faunes et à Dame Nature n'est peut-être pas la meilleure des solutions.
    J'ai encore une fois de plus maudit mon porte-monnaie et mes dernières dépenses lorsque j'ai vu, étalée sous mes yeux, la discographie complète de Corvus Corax... Sans compter des t-shirts du groupe hongrois. Aaarglh.
    Lorsque le tour des Allemands est arrivé, l'ambiance était déjà bonne dans la salle. La scène s'anima... et le spectacle commença. Le son des tambours a marqué le début d'une heure trente de pur bonheur. J'ai pu hurler des airs que je connaissais par coeur et trépigner au rythme des 'bom-bom', même depuis ma petite corniche en bois (depuis laquelle j'avais une super vue et que je n'ai quittée que vers la fin du spectacle). Les Corvus sont des monstres de scène. Tous leurs instruments sont beaux et personnalisés (jusqu'à des trompettes de brume immenses, des mobiles-ossuaires, des trompes de bronze, des gongs...), ils ont une pêche incroyable (pour sauter en jouant de la cornemuse, par exemple...). Durant leurs concerts, tout bouge, perpétuellement, indéfiniment. Jeux de scènes et chorégraphies... Couleurs et formes des costumes... Un vrai régal, autant pour les oreilles que pour les yeux.
    La reprise de 'Chou-Chou-Sheng' a achevé de m'épuiser. En ressortant de la salle, je n'avais plus de souffle, plus d'oreilles... Et c'est là que je me dis que, malgré ma shkoumoune, j'ai souvent beaucoup de chance, puisqu'au lieu de courir jusqu'au métro (nous risquions de ne plus avoir assez d'argent pour un autre taxi), c'est Fred-Providence qui nous a ramenés jusqu'à notre logement. J'étais vraiment dans les choux à ce moment-là et je regrette de ne pas l'avoir assez remercié à ce moment-là. On ne lui a même pas filé nos adresses internet. On ne lui a même pas offert une bière. Les gens biens sont si rares, de nos jours...

La scène...

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The Moon and the Nightspirit (manque un musicien à gauche)

Corvus Corax... (ici en train d'interpréter 'la ballade de mercy', en français siouplaît)
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Epilogue

    Grâce à Fred, nous ne sommes pas rentrés tard (vers minuit et quart je pense) mais nous repartions tôt (lever à 6h45). Le temps de prendre la douche et de me rendre compte que je ne parvenais pas à m'endormir à cause du froid, je pense avoir dormi 3-4 heures. Il avait plu et il faisait bon dehors; j'étais épuisée mais vraiment heureuse.
    Nous sommes rentrés sans encombre, avec un brownie chacun dans le ventre. Le mistral nous a froidement accueillis à la gare d'Aix TGV (eh oui, il fait plus froid ici qu'à Lyon lorsque le vent souffle) et, à 13h10, nous étions enfin (déjà ?) de retour au bercail.
    Etrangement, la véritable fatigue, celle qui t'accable pour de bon, ne s'est manifestée que samedi. J'ai dormi quasiment toute la journée. Je ne me suis pas douchée et habillée avant 18h, et le soir (même aujourd'hui) j'étais bien kaput.
    Bon... j'ai plein de photos et de videos, mais je n'ai pas encore tout uploadé. Je vous mets tout ça sur le net dès que possible. Pour le moment, il va falloir me retourner un peu à la réalité et rattraper mes cours en retard (car j'ai beau être à Aix, mes cours à moi ne sont pas bloqués, héhé). En espérant pouvoir repartir une fois encore dans l'année... Rien qu'une fois...

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28 août 2007

Médiévales de Brignoles ~ 18 août 2007

    "Eté" rime avec "festivals" et "fêtes médiévales". Je fréquente depuis quelques années celle d'Istres, qui a lieu aux alentours de la Saint Jean, mais faute de transport je n'avais jamais participé à une médiévale plus grande. Elles pullulent pourtant dès que les beaux jours reviennent (pour vous en convaincre, cliquez ici). C'est d'ailleurs un peu par hasard que j'ai pu me rendre une journée à celles de Brignoles, qui se tenaient du 17 au 19 août. Je m'explique : nous avions reçu chez nous deux amis de Paris (qui ont d'ailleurs participé au Salon de Gémenos, cf le post précédent). Ils ont entendu parler de la fête médiévale et voulaient y aller ; du coup, on a essayé de repousser la date de leur départ (échange de billets, tout ça), mais cela leur revenait beaucoup trop cher ; nous n'avons donc pas pu y aller avec eux, mais il s'est trouvé que ma môman était à son tour vivement intéressée par la médiev' !

    C'est ainsi que le 18 août à 14h nous nous retrouvions, ma môman et moi, à chercher une place dans les rues de Brignoles. Il faisait particulièment chaud (je suis d'ailleurs rentrée à la maison avec une migraine effroyable qui m'a clouée au lit et qui était encore bien vivace le lendemain matin), mais pas assez pour nous décourager. Le programme était assez riche : plus de vingt compagnies de spectacle, de nombreux artisans démonstrateurs, beaucoup de stands assez variés (j'y ai même vu des armes de GN)... Les festivités se déroulaient sur six places différentes, de 11h du matin à tard le soir, et ce pendant trois journées consécutives. Le must : les médiévales fêtaient leurs dix ans et, pour l'occasion, accueillaient quatre des villes jumelées à Brignoles (de Belgique, d'Italie, d'Allemagne, et de Pologne).
    Je n'ai pas pu voir toutes les troupes de l'après-midi. Il y avait surtout de la musique, mais également du conte, du spectacle... Le soir devait être animé par un spectacle équestre ainsi que par différentes troupes (dont les génialissimes Saboï !), mais je n'avais pas prévu de rester et il me tardait de rentrer. Ce fut une journée vraiment très agréable - si l'on excepte la chaleur -; j'ai passé la plus grande partie de l'après-midi avec ma môman et C. qui était aussi de la partie ; j'ai rapidement croisé une copine de Martigues ainsi que S. et N. qui, grosso-modo, arrivaient quand je partais. J'aurais bien dépensé quelques euros si mes dernières économies ne se trouvaient pas dans la bourse que l'on m'a volée que j'ai perdue* ^^'
*cf épisode précédent

    Afin de donner un aperçu de l'ambiance, j'ai posté une série de photos et je vais essayer de rajouter ici quelques videos (qualité toute pourrie car uploadé avec youtube). La semaine d'après, c'était aux médiévales de Tarascon d'avoir lieu, mais bon, on ne peut pas être partout !


In Taberna :

   

La Petite Flambe :

   

Marotte et les Musards :

   

   

Waraok :

   

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