13 août 2008
Babelio (suite)
Je profite d'un moment de lucidité pour compléter mon message sur Babelio (cf billet précédent), car j'ai deux-trois critiques à formuler.
- L'impression (qui n'en est pas une à mon avis) que les livres ont vraiment été rentrés avec les pieds (ou les yeux bandés), à l'arrach' et par n'importe qui. Apparemment, Babelio utilise une base qui est créée petit-à-petit par ses utilisateurs, au fur et à mesure qu'ils entrent leurs collections. Résultat: rien d'uniforme à part pour les livres connus et ceux dotés d'une édition récente.
- Le système de recherche est à revoir. On ne peut effectuer qu'une recherche "rapide", titres, auteurs et tags confondus, ce qui n'est vraiment pas pratique quand on cherche quelque chose de précis dans sa bibliothèque.
- Les tags, c'est bien, mais là encore: peut mieux faire. On ne peut pas "combiner" les tags dans une recherche, contrairement à certains logiciels de gestion de photos par exemple. Il faut se contenter d'un seul tag à la fois, ce qui est bien mais insuffisant à mon goût.
- J'avais mis une étiquette "histoire de l'art" à un certain nombre de mes livres, mais surprise: il ne marche pas, peut-être à cause de l'apostrophe. Lorsque je clique dessus, ça me trouve zéro bouquin.
- On peut rentrer un tag pour toute une série de livres (à condition qu'ils soient sur la même page) en un seul clic, par contre on ne peut supprimer définitivement un tag dans sa collection à moins d'aller dans le menu "étiquettes" de chaque ouvrage possédant ce tag et de prendre le temps de le retirer.
Voilà voilà, c'était l'instant "je râle"... Je reviendrai écrire ici si je trouve d'autres choses à redire.
Qui a eu cette idée folle...
... d'avoir créé Babelio ?? J'étais déjà sur Last.fm et RYM pour la zic, manquait plus que ça.
C'est au cours de nos pérégrinations nocturnes que, Alfirin et moi, nous avons décidé de nous y inscrire... Le site permet de lister d'une manière assez simple les livres de sa bibliothèque (ainsi que de les chroniquer, les tagger, etc). En gros: il rend possible ce que je voulais commencer depuis un moment déjà: référencer tous les livres de ma chambre, puis tous ceux de mon chez-moi familial ^^
Je n'ai pas encore terminé les "miens", j'avoue que ça prend tout de même un certain temps, surtout quand les ouvrages en question ont été taggés avec les pieds ou bien qu'ils ne sont pas dans la liste. Je mets miens entre parenthèses car, dans ma famille, la possession d'un livre est une notion assez relative. Ma collection est constituée en grande partie de livres qui m'ont été donnés ou prêtés, et je donne moi-même régulièrement des bouquins (genre les 40 Chair de Poule lus quand j'avais 10 ans...). Chez nous, lorsqu'un livre est "prêté", le destinataire devient comme un nouveau possesseur. Pour une période indéterminée et parfois très longue (un exemple: je viens tout juste de rendre la Belgariade et la Malorée à mon oncle, sagas qu'il m'avait prêtées il y a six ou sept ans), ce possesseur a pour rôle de veiller sur ce qu'on lui a confié et d'intégrer ces biens dans sa propre collection. Il en a la charge et, à partir de là, peut en faire à peu près tout ce qu'il veut à part les abîmer ou les faire disparaître d'une manière quelconque.
Ainsi, ma mère peut venir piocher quand elle veut dans mes étagères, et je considère les livres du salon comme miens.
(de toutes manières, ce sera un jour mon héritage)
Pour en revenir à Babelio, le site n'est ô miracle pas bourré de pubs, mais en contrepartie, il s'avère payant... Si vous avez une petite collection (moins de 300 livres): pas de problème. Mais pour aller au-delà, il vous faudra soit débourser 10€ (pour un an), soit 30€ (abonnement à vie), soit parrainer cinq contacts, c'est-à-dire que ceux-ci viennent s'inscrire après avoir reçu une invitation de votre part (abonnement d'un an). Nous avons toutes les deux choisi cette alternative, après avoir longuement écumé le web à la recherche d'un service similaire et gratuit... J'avais la flemme de me lancer dans les bases de données, et je trouve ça plutôt sympa de pouvoir visualiser sa bibli en ligne, donc au final je suis satisfaite.
Pour y jeter un oeil, cliquez sur le logo:
(je précise qu'à l'heure qu'il est je n'ai pas encore terminé de lister les livres de ma chambre; et j'en ai encore à Aix > < )
05 août 2008
Pti billet avant d'aller se chouquer
Je voulais juste vous dire... que le livre Variations Sauvages, dont je viens tout juste de terminer la lecture, m'a plu énormément. Ce bout d'autobiographie recueille une partie de la vie de la pianiste Hélène Grimaud, depuis sa rencontre avec la musique jusqu'à la fondation du Wolf Conservation Center.
Au départ, j'étais doublement sceptique: d'une part, les autobiographies ne m'intéressent pas, et d'autre part le piano ne me passionne pas au point de lire un ouvrage qui lui est entièrement consacrée. Je suis une mordue de musique, certes, mais pas de piano (même si j'essaie d'en jouer).
Mon scepticisme s'est rapidement envolé lorsque j'ai parcouru les mots de l'auteur: féroces et libres, comme son amour pour le piano puis, plus tard, les loups. Dès son plus jeune âge, la petite Hélène semble envahie d'une force incommensurable, une soif que ne satisfait ni le tennis, ni le judo. Cette énergie la suivra au Conservatoire d'Aix-en-Provence (ville dont elle est native), au Conservatoire de Paris, aux Etats-Unis; elle se manifestera par un désir d'indépendance intarissable, une soif grandissante de liberté... de réussites, de conquêtes... de dépassement des limites...
A côté du récit qui retrace ses débuts en tant que musicienne, l'auteur nous parle des loups: mythe et réalité, légendes et biologie, contes et éthologie... Animal sauvage, social, intelligent, longtemps traqué et massacré, aujourd'hui protégé et étudié, en un mot: fascinant. Le premier contact avec les loups ressemble à celui qui s'opéra avec la musique: un amour passionné, fougueux, 'primitif' (et je ne mets aucune idée négative dans ce mot: il s'agit pour moi de l'énergie terrestre, primaire, qui descend directement des arbres dans les profondeurs de la Terre, cette force brute qui ne s'engourdit d'aucune parole).
Bref... A lire avec beaucoup d'intérêt et de plaisir. Je pense que c'est d'autant plus grisant que l'on connaît un peu Brahms, Chopin, Liszt... et que nos doigts ont déjà parcouru un clavier (autre que celui d'un ordinateur of course...).
27 juin 2008
Rectification
... au sujet du test "lectures" (billet du 18 juin).
J'ai écrit que je lisais entre 15 et 20 livres entiers par an, mais après un petit décompte je me suis rendu compte que j'en étais déjà à une vingtaine pour cette année (je compte en années "scolaires", de septembre en septembre); j'ai donc bon espoir d'arriver à une petite trentaine d'ici la fin de l'été. J'inclus les livres lus pour le 'boulot', livres que je prends prends parfois autant de plaisir à lire qu'un roman (quoique d'une manière fort différente). Par contre, je ne compte pas les ouvrages utilisés partiellement, les nombreux articles, les livres commencés puis abandonnés, les magazines, les bandes dessinées, les mangas...
(quand je pense à toutes ces heures perdues dans le bus, en première et deuxième années... si seulement je n'avais pas le mal des transports, j'aurais eu des centaines d'heures pour dévorer d'innombrables bouquins. )
18 juin 2008
Taggons
Suite à la demande du Bloub, je m'auto-tag sur le chouette questionnaire que voilà (thème: les bouquins).
A] Combien de livres lisez vous par an?
Cela varie, mais je pense en moyenne entre quinze et vingt. Je n'ai malheureusement pas le temps d'en lire beaucoup plus pendant les études.
B] Où les trouvez vous?
J'en achète une bonne moitié (la librairie de ma ville + fournisseurs trop connus pour que j'ose les citer). Le reste vient des bibliothèques (celle de ma ville et celle de la MMSH) ou des étagères de mes parents. Je précise que la BiAA (bibliothèque d'antiquité de la MMSH) est devenue officiellement ma quatrième maison*, surtout depuis qu'un de mes profs m'y a vue alors que les examens étaient finis.
C] Où lisez vous?
Surtout en attendant le bus (quand il ne pleut pas) et dans mon lit, juste avant de m'endormir ou non d'ailleurs. Je lis aussi aux toilettes mais surtout les magazines qui traînent (le Canard Enchaîné, Télérama, le Guide de l'Homéopathie...).
E] Bouquin coup de coeur de l'année?
Mon âme toute entière a vibré en réponse aux doux mots de la Sève et le Givre, de Léa Silhol. Comme le fait remarquer le Bloub, l'année n'est point finie et réserve encore, je l'espère des tas de surprises, mais je pense que ce livre-ci figurera forcément dans mon "top 5"; j'ai en effet rarement goûté à tant de poésie et de beauté dans un roman.
F] Attraper le livre le plus proche, allez à la page 123, trouvez la 5ème phrase et recopier les 3 suivantes.
Bon ben à la page 123, il y a une très belle illustration de Dorian Machecourt qui représente, je présume, une belle Japonaise dans un paysage enneigé. Alors je triche un peu, je me rends à la page avec du texte la plus proche...
"Elles étaient vivantes, aigües et caressantes, elles me tiraient de silencieux petits rires que je cachais dans mes poings. Et voici que je reviens dans la demeure de ma mère, et le marbre l'a prise. Tout est blanc, tout est mort, tout est sans tache."
(Léa Silhol, la Tisseuse)
G]On vous transforme en livre. Quelle apparence avez vous, quel est votre contenu?
En gros...
Je veux être un livre comme celui de l'Histoire Sans Fin: une histoire palpitante et vivante, avec des territoires inexplorés, des mondes magiques, des monstres, des héros, des princesses... et qui n'a pas de fin. Question apparence, je souhaiterais devenir un gros bouquin épais avec une couverture usée, en cuir, façon grimoire. Ma deuxième de couverture porterait une étrange signature indéchiffrable. Ma page de garde serait ouvragée d'entrelacs et d'enluminures. Etrangement, je ne sentirais pas la poussière mais l'impression encore fraîche (normal, tout s'écrit au fur et à mesure et en fonction du lecteur). Mes pages seraient couvertes d'une écriture calligraphiée mais simple, facile à lire, et chaque chapitre commencerait par une lettrine. Les marges se rempliraient au fur et à mesure de toutes sortes d'animaux, d'êtres féériques et de formules magiques. Enfin, j'aurais le pouvoir de tomber pile poil sur l'orteil de ceux qui préfèrent les magazines people ou le catalogue des 3 Suisses.
Se tague qui veut ! Par exemple (oh, ce ne sont que des exemples... :p), si elles passent par là: Anaon, Incitatus, Aranna, Nitt...
Une dernière chose: Ooook !
* le titre de "première maison" varie avec le temps, mais en gros on peut dire que mes "maisons" sont: ma tanière, située dans la ville où j'étudie; la BiAA; mon chez-moi familial; chez mon copain (enfin, chez ses parents, quoi...). J'ai une grande facilité à me trouver comme chez moi n'importe où, peut-être parce que nous n'avons jamais vraiment eu de maison rien qu'à nous (toujours des locations).






