24 avril 2009
Un anime bien: Natsume Yujin Chô
Olah, cela fait longtemps que je n'ai pas parlé d'anime qui m'ait plu... Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué: Code Geass - Hangyaku no Lelouch, Macross Frontier, Terra e, Vampire Knight, Clannad, EF, Sola, Mushi-shi, Ergo Proxy, etc, etc..... Si j'ai le temps, peut-être en parlerai-je. En attendant, je présente un de mes gros coups de coeur: Natsume Yujin Chô (vous trouverez aussi écrit Natsume Yuujinchou, ou Yuujin Chou, etc).
♦ L'histoire
Natsume Takashi aurait pu être un lycéen à la vie tout-à-fait paisible si... il n'avait pas la faculté de voir les yokai* depuis sa plus tendre enfance. Il tire cette "malédiction" de sa grand-mère Reiko, décédée depuis des années. Ce que Takashi ne sait pas encore au tout début de la saison 1, c'est que sa mamie ne lui a pas seulement légué ce pouvoir: elle a également laissé derrière elle un ouvrage particulier, le "Livre des Amis", un carnet qui lui servait à écrire le nom des Yokai qu'elle défaisait (en gros: tous les yokai qu'elle croisait).
Or, des années plus tard, il se trouve que toute cette peuplade de yokai, dont la région semble grouiller (peut-être est-ce dû à la proximité de la forêt ?), a bien un désir: récupérer son nom, peu importe le moyen. Mais Reiko étant morte, il ne reste plus à Takashi qu'à rouvrir le Manuscrit des Amis et à rendre aux esprits ce que son aïeule avait pris. Ce sera probablement long, mais Natsume est bien décidé, et il est en plus aidé de Nyanko-sensei, dont la forme de maneki neko ne doit pas tromper: il est en fait très puissant ! (même si, c'est vrai, il a eu peu tendance à passer ses soirées dans les beuveries et à manger n'importe quoi...)
♦ Mon humble avis
L'histoire rappelle xxxHolic, mais l'ambiance se rapprocherait plus de Mushi-shi (en moins lent et moins mystérieux): ici, pas d'écolière au décolleté plongeant ni de combat à l'épée bâtarde.
Chaque épisode est une nouvelle rencontre avec un yokai, une nouvelle intrigue qui nous dévoile un peu plus le fonctionnement de ce monde pourtant parallèle à celui des humains. Certains esprits sont extrêmement attachants (je pense notamment à Nyanko ou à l'enfant-renard), tandis que d'autres sont ambigüs, menaçants voire carrément dangereux (l'épisode 12 de la saison 1 m'a vraiment faite flipper :S). Cela rappelle un peu l'ambiance des Miyazaki, notamment le Voyage de Chihiro, avec tout ce peuple d'esprits pas toujours très recommandables, mais jamais entièrement bons ou entièrement mauvais. Autre point qui rappelle Miyazaki ou Mushi-shi: l'importance de la nature, à laquelle les yokai sont intimement liés.
L'auteur a su agréablement mêler superstitions, légendes et vie quotidienne, le tout sur une BO simple mais belle. Beaucoup de poésie et de légèreté, bref j'ai adoré ^^ J'ai terminé de visionner la première saison il y a quelques mois, et j'ai hâte de commencer la saison 2.
Le manga semble être sorti en France sous le nom "Le Pacte des Yokai". Je ne l'ai pas lu, mais une critique de Planète Japon trouvait la série assez "fade". Je ne sais pas ce que cela donne, en tout cas depuis que j'ai vu l'anime j'ai très envie de lire les deux tomes de Yokai, dictionnaire des monstres japonais, sortis chez Pika éditions ^^'
*créature/ esprit/ démon... au Japon, c'est un peu tout cela à la fois
Quelques screenshots (la plupart provenant du premier épisode):
♦ ♥ ♦
20 août 2008
A tous les gens qui ont ou ont eu un chat
Récemment, je suis tombée sur une vidéo de Simon's Cat que je ne connaissais pas encore ^^
J'adore ce minet très tête-à-claques: un air légèrement stupide, un miaulement doux mais agaçant... Je le trouve très réaliste !
Pour ceux ou celles qui auraient loupé les premières, les voici:
13 août 2008
Un peu de sci-fi siouplaît
Je voulais poster ici quelques mots au sujet de mon dernier coup de coeur cinématographique... Je vais très rarement au cinéma donc, lorsque ça arrive, c'est que j'ai choisi un film que j'ai vraiment très envie de voir. En ce qui concerne ma dernière virée, aucune déception: le dernier Pixar/Disney est un petit bijou. WALL-E, c'est l'histoire d'un petit robot qui a été créé par une grande société dans un grand projet de sauvegarde de l'humanité. Le hic, c'est que ce Wall-E constitue aussi le dernier semblant de vie à animer la surface de la Terre.
Tout le film est atrocement mignon, rigolo et tendre: les robots, les multiples cliquetis/ crissements/ bruits mécaniques, les interactions entre les personnages... Mais ne vous méprenez pas sur l'aspect-dessin-animé-pour-enfants: les actions se déroulent sur fond de terre polluée et abandonnée; la planète bleue n'est plus qu'une gigantesque poubelle condamnée à l'oubli. Que faire des déchets ?? Il est à présent un peu tard pour se poser la question... Et tout ça, c'est sans compter la rencontre avec l'homo obesis, descendant direct de l'homo consommans. J'ai trouvé la vision presque cauchemardesque :-/ Je ne peux malheureusement pas en dire plus, car je risquerais de rentrer dans le spoil.
Je ne suis pas sûre que rentrer dans un multiplexe climatisé comme un frigo, s'affaler dans son siège géant avec des pop-corns à la main et regarder ce film en mâchonnant bruyamment puisse éveiller chez l'humain moyen la flamme de l'écologie. Je n'y crois même pas du tout, d'autant plus que Wall-E reste un film pour enfants, donc avec des normes à ne pas dépasser. Mais j'admire quand même la délicatesse du geste et la beauté du message
01 juillet 2008
Seirei no Moribito : Le Gardien de l'Esprit Sacré
L'histoire
La légende de la fondation du nouvel empire Yogo raconte qu'il y a de cela un siècle, un héros, Torgal, vint en aide au peuple Yakue en débarrassant le pays d'un démon qui asséchait les eaux. Le combat fut long et rude, mais les vaillants soldats de Torgal parvinrent à abattre le monstre. Le héros fut alors proclamé empereur et engendra une dynastie au destin brillant.
Cent ans plus tard, une garde du corps d'une trentaine d'années, Balsa (ou Barusa suivant les transcriptions) est mandée en secret auprès de la seconde impératrice. Celle-ci la supplie de protéger son fils, Chagum, des tentatives d'assassinat de son propre père. Il s'avère en effet que le jeune garçon est possédé par ce même démon qui assécha les terres il y a un siècle de cela; afin de ne pas mettre son peuple en danger, l'empereur a pris le décision de mettre fin aux jours de son fils.
Commence alors pour Balsa, lancière au passé mystérieux, et le jeune Chagum, prince-enfant encore ignorant du monde "extérieur", à la fois une fuite et une quête: il s'agit d'abord d'échapper aux redoutables assassins du prince mais également de découvrir ce qui possède réellement l'enfant, et pourquoi. L'aventure sera longue et pleine d'embûches, mais Balsa est à la fois rusée, courageuse et forte; elle a juré de ne pas mourir avant d'avoir accompli sa promesse et semble prête à tout pour protéger l'enfant. Leurs pérégrinations les mèneront bien plus loin que ce qu'ils auraient pu imaginer: à l'orée du monde des esprits et plusieurs siècles en arrière.
Mon avis
Coup de cœur du hobbit !! Si, comme moi, vous êtes fatigués des animes qui se passent dans des lycées, des histoires de filles en mini-mini-jupe (et méga-méga-soutifs) ou de mecs dont le pouvoir est clairement visible à travers la taille de sa coup de cheveux, du gore à volonté et du combat entre gros bills, cette série est pour vous ! Je n'avais en vérité pas eu une telle surprise depuis Mushi-shi (que je n'ai toujours pas terminé de voir, d'ailleurs...). Je la déconseille par contre à ceux qui recherchent de l'action à outrance. Il y a de très belles scènes de combat (bien animées, bien rythmées et réalistes), certes, mais il y aussi de grandes périodes de calme qui se concentrent sur la nouvelle vie de Chagum, les liens qui se tissent entre les personnages. Les découvertes ne se font que petit-à-petit, ne soyez donc pas trop impatients. D'ailleurs, je vous déconseille d'aller lire les synopsis sur internet, car ils sont généralement allègrement bourrés de spoilers.
Qu'est-ce qui charme dans cette série ? Eh bien, à peu près tout, je dirais. L'histoire a déjà des éléments que le hobbit affectionne: une femme guerrière au noble cœur, très talentueuse et loin de tous les clichés de la barbare en string de mailles ; de la "magie" mais pas au sens vulgaire du terme, plutôt une forme de merveilleux, courant des les cultures asiatiques, où les phénomènes fantastiques ne sont pas inacceptables et cohabitent même avec les hommes (la frontière qui sépare le monde des esprits de celui des mortels est en effet perméable, parfois floue); des personnages peu nombreux mais attachants. Enfin, un élément qui n'est pas des moindres: tous les détails concernant la vie quotidienne, les célébrations, la vie au palais, les costumes, la cuisine... sont d'un réalisme saisissant. Ceux-ci sont avant tout inspirés de la Chine médiévale et donnent à Seirei no Moribito une vie qui fait souvent défaut dans les autres séries.
Ajoutez à cela une OST formidable, signée Kenji Kawai (dont j'avais déjà admiré le talent dans Avalon, Ghost in the Shell: Innoncence et Fate Stay Night), qui est un savoureux mélange entre le style le plus délicat du compositeur et des sonorités chinoises, ainsi que des décors splendides qui sont l'œuvre de Yusuke Takeda, et vous obtenez un anime de toute beauté. Anime qui n'est pas sans soulever un certain nombre de questions, comme par exemple au sujet de la "colonisation" de Yogo et de l'implantation de nouvelles croyances, ou encore à propos du geste de l'empereur, qui prend la décision de sacrifier son propre fils...
Lien vers le trailer de la série: ▲
Lien vers le site officiel: ▲























