13 août 2008
Un peu de sci-fi siouplaît
Je voulais poster ici quelques mots au sujet de mon dernier coup de coeur cinématographique... Je vais très rarement au cinéma donc, lorsque ça arrive, c'est que j'ai choisi un film que j'ai vraiment très envie de voir. En ce qui concerne ma dernière virée, aucune déception: le dernier Pixar/Disney est un petit bijou. WALL-E, c'est l'histoire d'un petit robot qui a été créé par une grande société dans un grand projet de sauvegarde de l'humanité. Le hic, c'est que ce Wall-E constitue aussi le dernier semblant de vie à animer la surface de la Terre.
Tout le film est atrocement mignon, rigolo et tendre: les robots, les multiples cliquetis/ crissements/ bruits mécaniques, les interactions entre les personnages... Mais ne vous méprenez pas sur l'aspect-dessin-animé-pour-enfants: les actions se déroulent sur fond de terre polluée et abandonnée; la planète bleue n'est plus qu'une gigantesque poubelle condamnée à l'oubli. Que faire des déchets ?? Il est à présent un peu tard pour se poser la question... Et tout ça, c'est sans compter la rencontre avec l'homo obesis, descendant direct de l'homo consommans. J'ai trouvé la vision presque cauchemardesque :-/ Je ne peux malheureusement pas en dire plus, car je risquerais de rentrer dans le spoil.
Je ne suis pas sûre que rentrer dans un multiplexe climatisé comme un frigo, s'affaler dans son siège géant avec des pop-corns à la main et regarder ce film en mâchonnant bruyamment puisse éveiller chez l'humain moyen la flamme de l'écologie. Je n'y crois même pas du tout, d'autant plus que Wall-E reste un film pour enfants, donc avec des normes à ne pas dépasser. Mais j'admire quand même la délicatesse du geste et la beauté du message
22 février 2008
I am legend
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Parce je commençais à avoir pas mal de bons échos de ce film, j'ai décidé, pour une fois, de me rendre au grand multiplexe de ma ville et d'y débourser 7€ et des poussières... (oui, oui, avec la réduction étudiant...)
Entre temps, j'avais profité d'une nuit d'insomnies pour dévorer le bouquin de Richard Matheson. Même que je me le suis acheté en poche, alors qu'il paraît qu'on a une édition Delux' qui traîne dans un placard. Attention, je n'ai pas dormi pour pouvoir lire le livre : c'est parce que je ne dormais pas que je l'ai lu. Avec seulement quelques heures de sommeil, j'étais un peu dans les choux pour mon cours d'informatique le lendemain, mais au moins j'avais la satisfaction d'avoir terminé un chef d'œuvre du fantastique (ou de la science-fiction ? attribuer un genre est parfois délicat) et je pouvais tranquillement aller visionner la bobine : car je n'aime pas trop lire un livre après avoir vu l'adaptation cinéma, je préfère l'inverse.
En ce qui concerne le livre tout d'abord, je crois avoir rarement lu quelque chose d'aussi "tripant". Il est court et se lit vite, il n'y a aucune longueur. L'histoire commence avec une des nuits que Robert Neville passe depuis des mois, ces heures durant lesquelles, en dépit des volets clos, il est difficile de garder son calme tant la situation est pesante et les voix venues de l'extérieur abominables.
Oui, des voix, car dans le livre les "vampires" ont une apparence trop humaine pour les monstres qu'ils sont. Mais Robert n'est pas dupe. Il sait que c'est son sang qu'ils réclament, et que s'il quitte sa maison, il sera immédiatement dévoré.
Pourtant, Robert est toujours à deux doigts de craquer. Sa solitude totale l'a rendu dépressif, alcoolique et violent. Il se demande parfois si cela ne vaudrait pas mieux d'en finir, d'aller se jeter dans cette masse grouillante qui hurle son nom.
Chaque jour, les mêmes gestes ponctuent son quotidien, comme changer les gousses d'ail accrochées aux fenêtres, faire le plein d'essence, exécuter le plus de vampires possibles. Robert n'est pas un scientifique militaire, il n'est qu'un pauvre clampin qui ne comprend pas tout ce qui lui arrive. Il se contente de survivre sans réel espoir, avoir de temps en temps une pensée pour sa femme et sa fille qui ont toutes les deux connu des fins atroces.
Voici quelques éléments qui introduisent la trame du livre, je ne développerai pas plus. Disons juste que je me suis tellement régalée à lire le livre que j'avais hâte de voir ce que donnerait le film, d'autant plus qu'on m'en avait dit pas mal de bien. Adapter tout le roman aurait été trop long mais beaucoup de passages étaient largement aussi intenses qu'un film, donc je trouvais la transition presque normale.
Dans le film de Francis Lawrence, changement radical dès le début : Robert Neville, incarné par Will Smith, n'est pas n'importe qui, c'est un grand savant qui travaillait dans l'armée; il est riche (ou "était", au vu de la situation de l'économie mondiale...) et en bonne santé. Il a des armes à foison, un laboratoire, une bagnole chic et rapide... et un chien. Car, un héros qui ne parle pas, ça le faisait moyen pour un film, aussi le réalisateur a-t-il choisi de lui fournir un compagnon.
Dans ce scénario-ci, le phénomène qui a transformé l'humanité est bien connu : il s'agit d'un virus propagé suite à une erreur humaine (à cause d'une femme... voilà ce que c'est que de mettre des incompétentes au ministère de la santé !). Exit toutes les ressemblances avec une certaine créature mythique buveuse de sang: ces monstres sont de simples "contaminés" et ne ressemblent plus à des humains. Il reste le fait qu'ils semblent être sensibles à la lumière du jour, ce qui là aussi oblige le héros à se retrancher chez lui coûte que coûte avant le coucher du soleil.
Le film est composé en grande partie de vues étonnantes de New-York, ville déserte et à l'abandon qui n'est plus habitée que par des animaux et des contaminés. La cité semble avoir trouvé un certain état de calme sans l'humain, si bien que Robert apparaît comme un intrus. Comme si un certain ordre naturel régissait le lieu, on sent que la fin du personnage approche lentement et qu'il finira bientôt par disparaître, laissant la ville entièrement calme. Car en dépit de sa force physique et de son intellect, la déchéance du personnage a déjà commencé.
C'est là le point fort, exceptionnel, du film: l'interprétation de Will Smith. Qui l'eût cru ? L'acteur nous avait habitués à des rôles "tape-à-l'œil", des héros à qui tout réussit et qui "se la pètent". Rien à voir ici: Robert Neville est un homme comme les autres en dépit de son rôle important dans l'armée, un homme qui a peur et que la solitude est sur le point de rendre fou. Le jeu de Smith est impeccable et surprenant : il pleure, gémit, frémit, hurle... J'ai été agréablement surprise, moi qui avait d'abord soupiré lorsque j'avais appris que c'était lui qui avait décroché le rôle. Comme quoi : il ne faut pas parler trop vite !
A présent, en ce qui concerne les points que j'ai le moins aimé... Je me suis parfois un peu ennuyée, si le film avait été plus long je pense que j'aurais pété un câble (il dure 1h40, ce qui n'est pas bien long pourtant). Filmer des scènes sans tension n'est pas trop mal, mais il y en avait trop à mon goût.
Ensuite, l'adaptation du texte de Matheson peut être discutée. J'ai finalement été un peu déçue que tout soit revu à la "sauce américaine actuelle" : le héros a un statut important et des moyens ; il n'y a plus le côté mythique du vampire, ce qui relègue l'œuvre à un simple film de "contaminés" (moins fun que les zombies, selon moi); il n'y a plus l'ambiance glauque du roman, instaurée entre autres par le fait que les infectés aient encore l'apparence des personnes que Robert a connues...
Le développement et la fin n'ont absolument rien à voir si l'on regarde le livre ou le film, et c'est là que l'on se rend compte que l'adaptation a vraiment été faite de manière à rejoindre la tendance "états-unienne". Sans spoiler, je dirai que dans le premier on a un personnage sans espoir et une histoire dans laquelle toute dimension religieuse est finalement absente tandis que dans le second on a un "héros" et tout l'arrière-plan Dieu, les hommes, toussa... L'histoire de Matheson était finalement peut-être trop désespérée pour Lawrence ou bien pas assez "actuelle" (le roman date tout de même de 1954 : à cette époque, les amateurs de science-fiction affectionnaient d'autres thèmes, d'autres idées que les réalisateurs d'aujourd'hui).
En conclusion, je retiens que le film était "pas mal" et que c'est surtout l'interprétation de Will Smith qui en fait un bon film. J'en attendais peut-être trop, puisque l'on m'en avait dit beaucoup de bien et que j'avais adoré le livre... Dans tous les cas, je ne regrette pas de l'avoir vu, mais ça n'aurait peut-être pas été plus mal en DVD ^^'
05 janvier 2008
Cinéma fantastique and co 2008 : la suite
Je complète un peu la liste des sorties de cette année... En commençant par, ta ta taaa :
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Sortie en mai, réalisation : Steven Spielberg.
On continue avec...
Blood, the Last Vampire - juillet [Chris Nahon]
Une adaptation cinématographique de l'animé du même nom, et dont l'histoire se déroule avant le manga Blood+. Je me demande ce que ça va donner, vu que c'est un film hong-kongais... et que pour l'instant, tout ce que je connais du cinéma de Hong-Kong, c'est Crazy Kung-Fu......
Where the Wild Things Are - octobre [Spike Jonze]
Je présume que c'est un film pour gosses, mais j'ai bondi en réalisant de quel livre il avait été tiré : le titre en français c'est "Max et les Maximonstres" et c'était un bouquin pour mômes qui me fascinait quand j'étais petite, où le héros (Max, un petit garçon) voit sa chambre transformée en forêt vivante.
Après, il y a des films dont la production est achevée mais pour laquelle il n'y pas encore de date de sortie...
La suite longuement attendue du premier film (Dark Crystal, sorti en 1982)..... Rien de plus à rajouter !
L'histoire d'une adolescente piégée dans un monde 'merveilleux'... Je n'ai vu que quelques images du film, celui-ci semble s'annoncer très onirique. Il a été tiré d'un roman de Neil Gaiman.
Phantasmagoria [Marilyn Manson]
La rencontre de Lewis Carroll et de M.M. ? Je suis plutôt curieuse de voir ce que ça peut donner.
Des moutons mutants en Nouvelle-Zélande ! Muahahaha, ça s'annonce très très bien :)
In the Name of the King - a Dungeon Siege Tale [Uwe Boll]
Dans la famille "l'adaptation des jeux vidéos", je vous demande Dungeon Siege ! Ils ne savent plus quoi adapter, on dirait. Et c'est par le réalisateur d'Alone in the Dark (encore une adaptation de jeu vidéo), dont on ne m'en pas dit beaucoup de bien.
02 janvier 2008
Rapide aperçu de ce que 2008 nous réserve de bon en cinéma "imaginaire"
J'ai essayé de voir un peu ce qu'il y aurait d'intéressant cette année question films SF, fantasy, fantastique and co. Comme d'habitude, on a droit aux habituelles oeuvres mettant en scène la fin du monde (Cloverfield, the Happening), les films d'horreur avec de grosses bébêtes (Cloverfield à nouveau, Alien vs Predator la suite, Day watch), les remakes de films asiatiques (the Eye), les adaptations de comics (Hellboy 2, Iron Man), les éternels films ou animations pour enfants avec des bestioles toutes mimi-mignonnes (les Chasseurs de Dragons, le Dragon des Mers, Wall-E...), etc, etc. Dans tout ce fourbi, j'ai sélectionné quelques sorties qui sont ou pourraient s'avérer intéressantes (les trois premiers de la liste sont ceux qui me bottent le plus ; les autres, c'est du mwar-bof-pourquoi pas...).
Sweeney Todd [Tim Burton - 23 janvier]
Forcément, je me dois d'aller voir le dernier Tim Burton... Une sombre histoire de vengeance, de barbes et de pâtés en croûte.
The Dark Knight [Christopher Nolan - 20 août]
La suite de Batman Begins. J'avoue être un peu décontenancée par ce Joker à tête de SDF qui aurait abusé des kits de maquillage pour enfants. Mais j'avais bien aimé le premier volet, j'irai donc volontiers voir la suite.
Hellboy 2 : the Golden Army [Guillermo del Toro - 10 septembre]
Je n'ai pas vu le 1 car à l'époque je commençais à en avoir marre des adaptations de comics. Mais il paraît selon certains que cette adaptation-ci fut une des meilleures jusque-là... Alors, en attendant les Montagnes Hallucinées du même réalisateur, je pense m'intéresser un peu plus à ce héros tout rouge.
Death Note : the Last Name [Shusuke Kaneko - 9 janvier]
Ah ben tiens, il sort dans une semaine celui-ci. Je ne m'attends pas vraiment à une réussite, j'ai même entendu dire que c'était bien pourri. Mais en tant que fan de l'animé, j'aimerais bien y jeter un oeil (mais ce sera en divx ou en dvd, pas au cinéma, hein).
10,000 BC [Roland Emmerich - 12 mars]
Une aventure au temps des mammouths et des lions des cavernes par le réalisateur d'Independence Day, Godzilla et le Jour d'Après. Haha, ça sent la daube, mais j'aimerais bien le voir rien que pour faire ma chieuse et relever toutes les incohérences (pré)historiques. Et puis j'aime les mammouths.
Les Chroniques de Spiderwick [Mark Waters - 16 avril]
Encore une histoire d'enfants et de monde magique.
Le Monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian [Andrew Adamson - 2 juillet]
Je n'ai toujours pas vu ni lu le premier chapitre et je n'aime pas pas particulièrement les Disney, mais si je m'ennuie pourquoi pas...
Wall-E [Andrew Stanton - 30 juillet]
Encore un Disney mais également un Pixar, Wall-E c'est de la SF de haut niveau : un petit robot perdu dans l'espace qui recherche une maison. N'est-il pas trognon ??
La Momie 3 [Rob Cohen - 6 août]
Oui, ils ont osé faire la suite. Cette fois-ci, c'est une momie chinoise qui se réveille (l'Egypte ne doit plus être à la mode).
[po de tof] Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé [David Yates - 26 novembre]
Le jeune apprenti-sorcier est de retour. C'est l'avant-dernier épisode de la série.
12 décembre 2007
Your Daemon is...
Merci à Hildr pour avoir dégoté ce test ;) Pour le faire, c'est par ici.


Hop, un renard (mâle, puisque je suis une fille) pour moi. C'est drôle, parce que le renard est souvent symbole de ruse et d'intelligence, alors que je suis moi-même pas très futée et plutôt lente dans tous les domaines (dont ceux de l'esprit).
11 décembre 2007
His Dark Materials : The Golden Compass
Eh oui, trois jours seulement après sa sortie, le hobbit est allé visionner au cinéma le dernier film gros budget du moment. Je ne suis pas particulièrement fan de me précipiter dans une salle bondée, mais l'occasion s'est présentée, alors pourquoi pas, comme ça c'est fait... Ainsi, bien calée dans un siège deux fois trop grand pour moi, j'ai pu voir la Boussole Dorée de Chris Weitz, qui n'est rien de moins que l'adaptation sur grand écran du premier tome de la célèbre trilogie de Philipp Pullman : A la Croisée des Mondes.
Petit détail au sujet du titre choisi : le titre original de la trilogie est His Dark Materials, et celui du premier tome, Northern Lights, comme si l'on voulait concentrer l'attention du lecteur sur ce phénomène étrange et central que sont les "lumières du nord". En français, le titre choisi a été les Royaumes du Nord, ce qui tend plus à faire référence au voyage de l'héroïne. Enfin, pour le film, c'est l'aléthiomètre qui a été mis en avant dans le titre, d'où le nom de 'boussole dorée', que je n'aime pas trop, mais bon pourquoi pas...

Très bref récapitulatif : l'histoire se passe dans un monde parallèle au nôtre. Qui dit monde parallèle dit évolution différente... Le détail le plus frappant est sans aucun doute l'existence des daemons, sortes de réceptacles de l'âme qui prennent une forme animale et peuvent communiquer avec l'humain auquel ils sont liés. On ne peut imaginer un humain sans son daemon, ce serait à la fois absurde et horrible. Faire du mal au daemon de quelqu'un revient à faire soufrrir cette personne, et vice-versa. Mais attention : il est extrêmement gênant et 'impoli' de toucher le daemon de quelqu'un, c'est quelque chose qui ne se fait pas.
L'autre évolution parallèle notable concerne la technologie de ce monde. Point d'ordinateur ou de voitures, rien de tout cela n'a été inventé, et les inventions rappellent plutôt les zeppelin et les machines à vapeur. D'autres éléments plus 'magiques' font partie intégrante de ce monde, notamment des sorcières qui volent et ne meurent pas de froid et une société d'ours blancs en armures.
L'histoire est centrée sur une petite héroïne : Lyra, 12 ans, orpheline et recevant son éducation du Jordan College. En la suivant, on découvre peu à peu que le monde où elle vit est régi par l'équivalent d'une Eglise : le Magisterium, qui est conflit perpétuel avec les érudits de l'époque... Or, il s'avère que les érudits en question sont sur le point de faire une découverte extraordinairement importante mais aussi extraordinairement dangereuse du point de vue du Magisterium. Au centre de ces spéculations se trouve le sujet tabou de la 'Poussière', que le gouvernement semble redouter plus que tout. Des bouleversements importants se préparent, et ces évènements s'organiseraient autour d'une certaine petite fille blonde - du moins d'après la 'prophétie des sorcières'.
~
Ceci n'est que le début d'une aventure fabuleuse et unique en son genre. J'ai pris énormément de plaisir à lire la trilogie de Pullman, aussi j'ai été d'abord enthousiasmée puis dégoûtée d'apprendre qu'un film se préparait. Je suis allée voir le film en sachant à peu près à quoi je devais m'attendre, et c'était à peu près ce que j'avais prévu, à savoir un copier-coller du scénario du bouquin, un casting hors-de-prix, des décors impressionnants mais tout cela sans la 'magie' qui se dégageait de la lecture. Tous les éléments importants du livre sont bien là, mais compacter toute l'histoire en deux heures était bien évidemment impossible, ou alors seulement par quelqu'un d'astucieux. Du coup, comme quasiment à chaque fois que je vais voir une adaptation de roman au cinéma, toutes les scènes semblent trop courtes, superficielles. On dirait que, pour compenser, le réalisateur a essayé de rester le plus fidèle possible à ce que dit le livre, cela en engageant des stars et en faisant créer des décors somptueux. Mais malgré le jeu des acteurs, il y a comme un gros vide : toute la beauté et la poésie de livre sont réduites à néant, le résultat est plutôt terne et sans vie.
Bon... Tout ça n'est que mon avis personnel, bien sûr. J'ai quand même été contente de voir s'animer Serafina Pekkala et Lee Scoresby sous mes yeux, même si la panthère des neiges de Lord Asriel ressemble davantage à un lynx du point de vue de sa taille et que Pantalaimon a une voix de toon. De plus, ça m'a donné envie de relire le deuxième tome (la Tour des Anges), car j'ai réalisé que je ne me souvenais plus de grand-chose...

23 novembre 2007
El Laberinto del Fauno
Tant que j'en ai encore le courage (aujourd'hui, ça a été journée glandouille pour moi, avec la flemme de faire quoi que ce soit), j'aimerais parler d'un film vu la semaine dernière et qui m'a beaucoup plu... Pour la version française, le titre a été traduit 'le Labyrinthe de Pan' (même constat pour la version en anglais), alors que le titre original est bien 'el Laberinto del Fauno'. [C'est un choix discutable. Certes, Pan est un dieu-satyre, mais un faune n'est pas forcément à rapprocher de Pan, surtout en dehors de tout contexte gréco-latin... Peut-être est-ce parce que le mot 'faune' n'est pas très parlant pour la populace, alors qu'avec 'Pan' on pense tout-de-suite à la 'flûte de Pan'...]
Je referme la parenthèse, puisque cela ne change absolument rien au film de Guillermo del Toro.
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L'histoire se déroule en pleine Espagne franquiste...
En fait, non, cela ne commence pas comme ça. Pas avec l'évocation de l'Espagne sous Franco, après la guerre, mais avec un conte de fées, qui narre le récit de la princesse de l''autre monde', le monde souterrain. On raconte que cette princesse voulut un jour explorer le monde des mortels...
Retour à la réalité. La jeune Ofelia voyage avec sa mère, Carmen, pour aller s'installer chez le capitaine Vidal, tout juste marié à cette dernière. Ofelia ne le connaît pas, mais sa mère semble lui porter une grande estime, et lui demande de l'appeler 'papa' malgré tout.
A peine arrivée sur son nouveau lieu de vie, la petite fille va découvrir un étrange monument en ruines, une sorte de labyrinthe dont l'entrée est surmontée d'un masque de faune. C'est ici que, plus tard dans la nuit, elle fera la rencontre de son gardien et qu'elle se verra imposer trois épreuves...
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Tout cela est sans compter le monde des adultes : celui du franquisme, qui poursuit sans relâche les 'traîtres' ; celui du capitaine Vidal, dont la cruauté n'égale que sa folie et sa peur de la mort ; celui de la grossesse de Carmen, et de sa triste relation avec son mari. Pendant une partie du film, les deux univers évoluent en parallèle, si bien que l'on se demande quand est-ce qu'il se rejoindront. Malheureusement, la très jeune et innocente Ofelia sera confrontée bien trop tôt au monde réel.
Bien que dangereux et souvent ambigü, l'univers d'Ofelia apparaît comme beaucoup moins sombre mais tout aussi concret que le 'monde des adultes'. La petite fille devra pourtant faire un choix et décider auquel elle appartient vraiment. Elle sera guidée par ce faune, créature mi-arbre/mi-animal, mi-humain/mi-ovidé, qui peut tout aussi bien rassuer qu'inquiéter.
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Le Labyrinthe de Pan est un film que j'ai vraiment beaucoup aimé et que je pense classer sans problèmes dans mes films favoris. C'est d'abord le côté 'mystère' qui m'a plu (la forêt, les êtres magiques, des épreuves... comme dans un conte de fées classique, en comme) mais c'est surtout la manière dont ce côté fantastique s'inscrit dans un cadre réel que j'ai trouvée très intéressante. L'univers du conte de fées y est traitée d'une manière particulière, comme une échappatoire au monde réel jusqu'à ce que la coexistence de ces deux mondes se pose.
Le réalisateur n'a pas souhaité nous épargner quelques petites scènes de trash/gore, en particulier lorsqu'il s'agit du capitaine Vidal, dont l'apparence est celle d'un homme mais qui semble lui-même n'avoir plus rien d'humain. S'il y a bien un monstre dans ce film, il s'agit sans nul doute de Vidal... Même le 'Pale Man', aussi effrayant, grotesque et dangereux qu'il soit, n'est pas comparable au capitaine franquiste.
Donc... laissez-vous bercer, surprendre, entraîner par le faune et son labyrinthe... Vous m'en direz des nouvelles.

En guise de fin, voici un des 'secrets de tournage' que l'on peut lire sur Allociné :
"Le Labyrinthe de Pan a mûri pendant près de vingt ans dans l'esprit de Guillermo Del Toro, qui avait en tête un film bien différent à l'origine : "À la base, le scénario du Labyrinthe de Pan ressemblait à ma toute première version de L'Echine du diable, et aurait dû être mon tout premier film si j'avais réussi à trouver le budget nécessaire pour le réaliser à l'époque, raconte Guillermo Del Toro. Il y était question de la révolution espagnole et l'histoire parlait d'une jeune femme enceinte qui rejoignait son mari dans une maison restaurée par ce dernier. En visitant la demeure, la future mère découvrait un jardin en forme de labyrinthe, où elle croisait un satyre. Elle faisait l'amour avec la bête qui lui proposait de sacrifier son enfant pour que le labyrinthe puisse fleurir. Si la femme avait accepté, elle aurait vécu pour l'éternité aux côtés du satyre. Même si au final, des ressemblances demeurent, la nouvelle version du Labyrinthe de Pan est malgré tout très différente, mon côté sentimental ayant finalement pris le dessus."












