Llewella's home

Quelques fragments de ma sphère.

03 novembre 2009

De harpes et de citrouilles... (part 2)

    Arles, j'y suis retournée quatre jours après le concert de Myrdhin (cf billet précédent). Cette fois, c'était pour un tout autre évènement : un grand col.loque, dont je ne citerai pas le nom ici, car je n'ai pas envie que l'on tombe sur mon blog via une recherche gougoule de ce genre. Note pour moi-même : il faudra peut-être que je pense un de ces quatre à réconcilier toutes mes personnalités, mais ça risque d'être quand même assez ardu...
    C'était la première fois que j'assistais à un col.loque. Non seulement celui-ci était gratuit, m'intéressait à 300%, mais en plus je suis repartie avec une sacoche pleine de trucs, notamment le dernier-né de chez Actes Sud (cf image ci-dessous), les pré-actes, etc. J'ai suivi quasiment toutes les conférences, pris plein de notes et revu plein de gens.

    Bref, c'était vraiment très très intéressant, même si d'un certain côté mes doutes ne sont toujours pas apaisés. Loin de là, les voilà même qui reviennent au galop... Je ne sais toujours pas ce que je ferai l'an prochain. Je distingue plusieurs chemins, mais je me demande s'ils sont bien réels.

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    Le dernier jour du col.loque, mon popa est même venu (on avait réussi à l'inscrire la veille), et entre midi et deux nous sommes allés aux Cafés de la Major, rue Réattu. Cette petite et incroyable boutique vend des cafés bien sûr, mais aussi une multitude de thés, de tisanes, de chocolats, de belles boîtes... J'ai goûté au "Jardin bleu", thé noir aromatisé à la fraise des bois, rhubarbe et un peu de bleuet. Pour avoir un aperçu, il y a leur site internet : [♥]

    Le soir de ce dernier jour, il y avait le vernissage de l'exposition sur les fouilles du Rh.ône. Lorsque nous sommes arrivés, les portes étaient closes à cause du monde. Il paraît que plus d'un millier de personnes sont venues o_o J'étais pressée de regagner le calme et de voir mon ami, aussi avons-nous fui la masse bruyante... Je ne regrette rien, je n'espérais de toutes façons pas voir l'exposition ce jour-là. Je veux y retourner "au calme", un matin à l'ouverture du musée par exemple.
    J'ai jusqu'à septembre 2010, sachant que de toutes façons les profs nous y envoient d'office le 13 novembre...

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27 août 2008

Arelate

    Aujourd'hui, petite escapade à Arles avec mon pôpa pour assister aux réjouissances proposées par la ville: animations, visites, ateliers, conférences... pour la deuxième édition des "journées romaines d'Arles". Elles ont commencé il y a deux jours et se terminent à la fin de la semaine; le programme est très fourni et peut tout aussi bien séduire les touristes que les spécialistes... Malheureusement, à moins que je ne parvienne à convaincre mon n'hôm d'y faire un saut ce week-end, je n'en profiterai pas beaucoup.

    Arrivée à 15h, pile poil pour le début d'un documentaire projeté à l'espace Van Gogh qui parle du fonctionnement des thermes antiques... A ben non, loupé, le thème a changé: on aura droit aux techniques de construction et d'architecture à Pompéi. Ce qui n'est pas pour me déplaire, bien qu'entre la digestion, la chaleur et la mandoline, j'aie tendance à décrocher un peu... Le documentaire date un peu mais il n'en est pas moins intéressant; les chercheurs ont notamment filmé les gestes et techniques d'aujourd'hui (pain, four à chaux, extraction du calcaire...) qui donnent un aperçu vivant du passé.
    En dehors d'un plantage de la machine au milieu (trop chaud pour elle ?), la projection se déroule sans encombre... et se termine par un "entretien" avec un archéologue de la ville. Il n'a rien préparé de spécial, il est juste là pour répondre à nos multiples questions... Il lance un truc du style "Pour une fois que vous avez un archéologue en face de vous, n'hésitez pas !" qui me fait doucement marrer.
    Mais nous ne resterons pas... Car sur la place de la République, une estrade est montée et n'attend plus que ses acteurs. Après avoir longuement plaint les soldats qui cuisent comme des steaks sous leurs cuirasses, nous assistons à la "reconstitution" de noces à la romaine. Plein de costumes et de jolies couleurs, en dépit de la foule qui me bouche souvent la vue et le soleil qui cogne... En plus, j'apprends des trucs. Je suis quasiment sûre que la musique qui passait derrière était du Synaulia.

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    Une fois les voeux prononcés, les fiancés unis devant les dieux pour le restant de leurs jours (bien qu'il s'agisse ici de leur première rencontre), le cortège laisse place à une autre joyeuse troupe: des gais-lurons en armes, harnachés de cuir et de fer. Long blabla du chef de choeur, qui apparemment aime bien se la péter et parler devant plein de gens... Mais là aussi j'apprends des trucs et je commence à me remémorer les quelques noms de gladiateurs que j'avais appris en cours de latin. Lorsque les combats commencent, une c*nn*sse vient se foutre pile poil devant moi... Heureusement, mon pôpa me fera une place sur une estrade et je pourrai admirer les combattants se taillader, se cogner et se projeter par terre ^^

    Passage à Arles oblige: nous sommes allés déguster une glace de Soleileïs, ce glacier qui fait lui-même ses cornets et ses boules à la vanille, chocolat, amande amère, figue, olive, réglisse, etc... C'est donc le gosier un peu plus frais que nous avons vaguement suivi le défilé: légion, citoyens et, un peu plus loin, gladiateurs ont arpenté les rues du centre-ville.

    Mon pôpa a pris plus de cent-vingt photos au cours de l'après-midi (mais je suis sur aucune d'entre elles XD); j'en ai mis une partie en ligne et y ai ajouté un certain nombre de commentaires/ explications. D'habitude, je suis plus "conférence" ou "visite" qu' "animations", mais bon une fois de temps en temps ça ne peut pas faire de mal...

Petit bonus sans aucun rapport: une vue de la Crau depuis la voiture. Des géants qui ont la tête qui tourne...

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10 mai 2008

En guise de prélude...

Non, le hobbit n'est pas mort. Et son blog non plus. Juste un peu déboussolée par la quantité de choses à faire en ce moment, en particulier le week-end, seul [long] moment où je peux avoir le net. Oui, je vous raconterai mes deux journées de folieuh avec le Bloub (et en musique, siouplaît). Mais en attendant, petite dédicace spéciale aux deux escapades qui ont précédé la-dite aventure...


Acte I - Mon cœur est resté à Carthage

Dépitée qu'il n'y ait au final plus personne pour venir avec moi au fantastique festival belge des Anthinoises (j'avoue, je me sentais moyen de faire deux trajets de sept heures toute seule... j'ai loupé Estampie entre autres, mais je vous préviens, l'année prochaine à Trolls & Légendes il y a Daemonia Nymphe qui doit jouer, alors j'irai même à dos de chameau s'il le faut, et cette fois au moins je saurai qu'il ne faut attendre personne), mais mon envie de voyager ne s'étant toujours pas tarie, je décidai de mettre en œuvre un projet qui me titillait depuis longtemps: Paris. Paname. The capitale, quoi. Oh, pas pour son moulin rouge, sa tour en ferraille, ses restaurants chicos ou ses boutiques, nan nan nan: pour ses musées. Bon, pas facile à caser, un séjour à Paris, surtout lorsque les week end sont toujours pleins et que les rares vacances ne servent qu'à stager. Le véritable déclic arriva lorsqu'Alfirin m'annonça qu'elle allait retenter le Louvre (l'Ecole) et qu'elle montait donc quelques jours... En un rien de temps, les billets de train étaient pris, avec en plus l'aller dans le même train, dites-donc. Départ un mercredi soir, retour un vendredi matin... (pour sauter dans un bus et atterrir dans un cours). Pour dormir: incruste chez Alfirin et son homme qui m'avaient gentiment invitée. Au programme: visite de l'exposition la Méditerranée des Phéniciens, à l'Institut du Monde Arabe. Hop, réservation du billet pour une visite dès l'ouverture du musée; la technologie, c'est le bien.
Et voilà, sonnez trompettes, me revoilà dans le TGV pour une toute nouvelle escapadeuh. Lorsque nous arrivons à Paname, il fait nuit et froid, et je regrette amèrement de ne pas avoir trouvé d'écharpe ou de gants avant de partir (absolument impossible à dénicher dans Aix, pourtant j'en ai fait des boutiques, et pourtant il faisait pas ben chaud). A partir de là s'ensuivent une série d'évènements anodins qui, alors que nous avions dû arriver vers 22h à la gare, nous envoyèrent nous coucher dans les... 3-4h du matin. Pour se lever à 7h (ben oui, on avait décidé d'y aller tôt !!). Alors que ça faisait bien une semaine que j'insomniais déjà pas mal. Mais gardons le moral, youpi youplà, on est à Paname.

Prendre le RER vers minuit était déjà une expérience à la limite du paranormal. Mais le prendre à 8h du matin avec quelques heures de sommeil dans la tête, c'était pas mal non plus. J'ai été drôlement étonnée de la tête que tiraient les Parisiens: aussi grise que leur temps.  Soyons clairs: j'ai une certaine horreur de la "gaieté gratuite", celle qui fait sourire les gens comme des andouilles, voire même les fait chanter. Mais alors j'avais rarement perçu jusque là une telle aura de glace grisâtre autour de tant de monde à la fois. Pas qu'on soit particulièrement rigolards dans le sud, contrairement à ce que les publicités à la con veulent faire croire, mais bon, une telle sensation de "non-âme", ça m'a perturbée. Et là m'est venu la réflexion que, quoi que je fasse, je ne pense pas pouvoir un jour habiter Paris; pas pour les gens eux-mêmes, mais pour le Soleil. Car je me suis rendu compte il y a peu, et à grands regrets, qu'un manque de soleil un peu trop long me fait très vite déprimer, et ce quelle que soit mon humeur d'origine.

Bref passons, sinon je finirai jamais ce blog et je trouverai une excuse pour louper le piano demain matin. Nous ressortons des entrailles de la terre pour rejoindre le bitume ferme. De loin, Notre Dame nous fait un coucou, et là, je sais que je n'ai pas assez dormi que je suis bien retournée à Paris. L'Institut du Monde Arabe est un édifice fort... contemporain ! La façade est entièrement composée de vitres abritant des diaphragmes qui, je l'apprendrai plus tard, s'ouvrent et se ferment en fonction de la lumière du soleil... Je ne suis pas douée en architecture, et encore moins en civilisation arabe, mais certains éléments m'ont fortement rappelée des détails de mosquée, notamment cet étrange sous-sol, forêt de piliers toute en largeur, ou encore la présence d'une cour centrale... Bref, un monument on-ne-peut-plus moderne tandis que moi, j'arrivais pour remonter les siècles.

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Les objets de l'exposition en eux-mêmes étaient d'une beauté époustouflante. Je suis tombée follement amoureuse de cette civilisation, ce qui m'a encore plus fait regretter de ne pas avoir suivi les cours de M.S. en deuxième année... (connerie de cours de piano) Forcément, on avait mis l'accent sur l'Egypte, donc toutes les petites camelotes égyptiennes (ptah-patèque et scarabées !) abondaient. Mais il y avait aussi (et c'était là le plus intéressant) de nombreux objets propres aux Phéniciens-mêmes, hérités de traditions diverses ou absolument nouveaux (œufs d'autruche, coquillages gravés...). Je ne m'étends pas sur les Phéniciens, il y aurait trop de choses à dire... je reste donc sur l'idée que tout dans cette exposition a éveillé ma curiosité et mon intérêt.
Mais.
Entre les foules d'objets réunis dans des salles minuscules alors que les visiteurs abondent en masses compactes (qui te poussent... et te repoussent... comme au gré de vagues), les cartels placés n'importe où mais jamais là où ça aurait pu être pratique, les objets mal (ou trop !) éclairés, les cartels échangés et mélangés... Il y avait parfois de quoi rire [jaune]. Ce qui est vraiment, vraiment dommage pour une telle expo surtout quand on paye plein pot alors qu'on est étudiant en histoire de l'art et archéologie. Donc Alfirin s'est un peu lâchée dans le Livre d'or, tout comme un très grand nombre de visiteurs avant nous. Je suppose que, de nos jours, on cherche à faire dans le design pour les expositions, au détriment de l'utile et de l'agréable. Eh oui, il y a des gens qui non seulement lisent les cartels, mais qui en plus veulent voir toutes les vitrines: fichtre !

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Après un repas avec des sandwichs à 5-6€ (finalement, ça ne me change pas beaucoup d'Aix), nous repartîmes vers l'IMA car l'autre face du musée nous attendait: les collections permanentes. Beaucoup moins excitant que la Phénicie, je dois l'avouer, avec en plus l'amer arrière-goût de tous les cours que j'avais ingurgités à la va-vite l'année d'avant, après cette longue période sans sommeil ni répit que nous appellerons semestre 4. D'un côté, je voyais enfin autre chose que des salles de mosquées en diapo + plan, et cela m'a réjoui. Terres-cuites, calligraphie, astrolabes (magnifiques !), tapis (+ poussière)... Mais la fatigue commençait à se faire vraiment sentir, et après un petit tour obligatoire par la boutique, nous n'étions pas mécontents de retrouver l'air frais du dehors.

Au départ, nous avions prévu d'aller faire un petit tour au Louvre, classique mais gratuit pour nous. Mais là, drame: Alfirin's boyfriend se rend compte qu'il a oublié sa carte-spéciale-étudiant-Louvre. Alors nous nous contenterons d'un petit tour à Notre Dame, devant laquelle j'étais maintes fois passée mais jamais entrée (en définitive: je la préfère de l'extérieur, il y a des gargouilles et pas de gens bizarres qui chantent en cercle). Nous avons été agréablement surpris par une giboulée de mars bien sympathique qui m'a trempée et glacée jusqu'aux os (bien sûr, juste à ce moment-là: impossible de rentrer dans la cathédrale, car tout le monde s'y précipitait !). Entre ça, le manque de sommeil et l'hypoglycémie qui allait croissante, je n'étais plus très très bien. En fait, je commençais à ne plus vraiment comprendre ce que les gens autour de moi disaient... à avoir les jambes qui flageolaient... à ne plus pouvoir dire plus d'une demi-phrase correcte. Comme si une connexion corps-cerveau était en train de se faire la malle, ou s'était barrée depuis longtemps. Ce n'est donc pas sans soulagement que j'ai enfourné les trois mini-muffins de Quick. D'ailleurs, à Paris, le mystère de la Trinité marche aussi pour les muffins de Quick: si vous demandez "les trois mini muffins comme sur l'affiche", on vous en sert... 9. Parce que 1 mini-muffin = 3 mini-muffins. C'est logique.

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Pour terminer la soirée, j'ai encore abusé de la gentillesse des tourtereaux en leur terminant leurs tablettes de chocolat, mais cette fois-ci on n'a pas oublié le cidre. Encore une nuit plutôt courte puisqu'il fallait que je me lève vers 4h pour prendre le premier RER (5h) et choper mon train (6h). Les sous-sols de la gare entre 5 et 6h, surtout quand on n'a peu dormi, ça peut relever du fantastique: j'ai eu à un moment l'impression d'être dans un mauvais rêve et de ne plus du tout savoir quel escalier prendre. Heureusement, une voix dans ma tête me disait de continuer de monter vers la surface, inexorablement... J'ai un peu attendu pour voir le soleil se lever, puis je me suis vautrée dans les sièges du TGV pour récupérer un peu. A peine arrivée à Aix, je me suis rendue à la MMSH pour atterrir dans un cours qui parlait alors... des Etrusques :) J'étais crevée, mais avec la tête encore pleine de bonnes choses. Merci beaucoup à Alfirin et son homme, sans qui tout cela n'aurait pas été possible.

 

Acte II - Une journée en Auvergne

La petite escapade en Auvergne que nous nous sommes offerte le Wahnby et moi n'est en fait que l'accomplissement de quelque chose que nous attendions depuis... cet été. Nous avions failli réussir à partir, lorsque patatras: belle-maman s'était démonté l'épaule en faisant du vélo (le sport, c'est mal). Et quelques jours en Auvergne, c'est encore plus difficile que pour partir à Paris, parce que là il faut aussi que le Wahnby soit libre, ainsi que sa mère (parce qu'on n'occupe pas la maison du pépé si elle n'est pas là), ainsi que sa sœur (sinon, avec qui belle-maman promènera-t-elle le chien ?). Ce ne fut donc pas une mince affaire, mais nous y réussîmes bel et bien. Je me suis quand même pas mal posé la question si faire 12h de route pour seulement une après-midi de promenade ça valait le coup, et au final je peux répondre que oui, ça valait le coup, et pas seulement pour voir le paysage........

Le nouvel album photo du blog est là pour raconter en images certaines des choses que nous avons pu voir, même si des photographies ne suffisent pas pour exprimer toute la quiétude d'un lieu, le chant du ruisseau, les bruits des oiseaux, la douceur de l'air, l'odeur de la terre humide. Nous nous sommes tout d'abord rendus à Salers pour enfin voir à quoi pouvait bien ressembler ce joli petit village sans les touristes (effet garanti ! car l'été, Salers, c'est un peu le Disneyland du Cantal...). Puis nous avons roulé jusqu'à atteindre un coin où il y avait encore de la neige. Au passage, nous nous sommes même faits courser par un gros chien blanc très con, qui ne voulait plus lâcher la voiture. Enfin, nous avons suivi un panneau indicateur qui disait "ruine du XV°" pour tomber sur de charmantes vieilles pierres, et ce après un loooong chemin en lacet. De cette escapade, nous n'avons ramené que des carrés de Salers (rapidement dévorés), des photographies et... une adorable vache miniature avec sa cloche et qui fait "meuh" quand on lui appuie sur le ventre (cadeau d'anniversaire pour une copine).

Le calme du lieu, même pour deux nuits, m'a fait du bien. Le comble, c'est qu'on a eu une journée ma-gni-fique, alors que deux jours après, il neigeait presque. Et puis le matin, avant de partir, on s'est même amusés à aller faire deux-trois photos dans le cimetière du village (non, nous ne sommes pas allés déterrer les morts, voler des crânes ou briser des croix; j'ai déjà un très grand respect pour les cimetières, alors en plus s'il y a la mémé du Wahnby dedans...).

Le lendemain de notre retour, je bossais déjà sur des céramiques. Quant au week-end suivant... La suite la prochaine fois ;)

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29 février 2008

Double-pub

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♦ Tout d'abord, je vous informe de l'ouverture encore toute récente d'un forum pour les étudiants en histoire de l'art et archéologie de l'Université de Provence Aix-Marseille I (en gros, la fac de lettres et sciences humaines...), en particulier pour ceux qui sont en licence. Le but de la chose est de faire en sorte que les étudiants puissent s'entraider en partageant cours, tuyaux, etc.
Pour l'instant, on n'est même pas 10 à participer ^^'
http://artetarcheo-aix.xooit.fr/

♦ Ensuite, j'ai l'honneur et le plaisir de vous annoncer que l'association d'archéologie de la fac : Archéopterre, va reprendre ses activités ! Pour l'instant, on est trois-quatre personnes à essayer de relancer l'assoc' en planifiant des visites de musées et de sites, j'espère que ça va marcher... Je suis à l'origine du blog, tout nouveau tout beau, que vous pouvez admirer à cette adresse :
http://archeopterre.canalblog.com/

Qu'on se le dise !

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06 février 2008

Au programme du semestre prochain

Mon nouvel emploi du temps pour le prochain et dernier (du moins, j'espère) semestre en licence d'archéologie :

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Les cours en gris bleu sont ceux pour lesquels je me suis inscrite "pédagogiquement" (enfin, sauf la chorale, of course). Je vais essayer de suivre en candidate libre les deux cours à fond blanc.
Mon option, Mythologies et savoirs de l'Antiquité, provient du département de lettres classiques. C'est une option "historique", mais je n'en connais toujours pas le programme. Je ne sais même pas s'il s'agit vraiment de textes traduits, ou s'ils seront en latin/grec !
Au besoin, je pourrai avoir le jeudi + le vendredi de libre, ceci dans l'espoir de pouvoir aller au moins une fois à Paris. Qui qui veut venir avec moi ?...

edit : j'ai repris le tableau et ai rajouté des lignes pour que ça soit plus clair pour vos petit zneuyz ;)

ligneinv

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18 janvier 2008

"Sacrifice humain chez les Gaulois"

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Voilà comment on s'imaginait la religion des Gaulois en 1833. Etonnante reconstitution, n'est-ce pas ? On a depuis revu la lecture des textes antiques qui abordent le sujet...

tiré d'un numéro du "Magasin Pittoresque"

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30 septembre 2007

Et c'est reparti pour un semestre

Deux posts inutiles en une journée. Woaow. Nan nan, c'est certainement pas comme si je m'ennuyais comme un rat crevé au fin fond de l'Alaska.
Cette fois, je vous poste mon superbe emploi du semestre :

emploi_du_temps_S5

Par pur plaisir ma.sochiste, j'ai décidé de suivre un cours en plus que je ne ferai pas valider : c'est celui du mardi soir. Mais vu que deux cours de trois heures avec seulement une pause d'une heure au milieu, c'est déjà lourd, je ne sais pas si je vais le suivre souvent... A part ça, je n'ai pas pris les cours de préhistoire, je crois que ceux d'antiquité et de protohistoire vont largement me suffire niveau temps.
J'espère que la chorale sera le vendredi midi, ça me ferait ch... de ne pas pouvoir reprendre.

En définitive, je me spécialise pour de bon dans l'antiquité. Alea jacta est.
Ah, et si des curieux se demandent ce qu'est la meumeussache... -> MMSH

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28 septembre 2007

De la terre plein les yeux

    Bon bon bon, je vois que mon dernier post ici remonte à pratiquement un mois... Une mise à jour s'impose. Bah, un billet par mois, c'est déjà ça ^^'

    Il s'est passé beaucoup de choses depuis ce dernier message. Tout d'abord, mon chantier de fouilles archéologiques, à Istres, sur le site de Sivier. Ça s'est vraiment très très bien passé, et tout ça en dépit du soleil (ça tapait, et je peux vous dire que malgré la crème solaire, certaines parties de mon anatomie n'ont pas réchappé au bronzage -_-'), de la chaleur, de mon très cher aimé mistraaaaaal (ceux qui n'ont jamais fouillé en plein mistral, je vous le recommande ! c'est tip-top pour avoir les yeux bien enflés, de la terre dans les oreilles et moucher du sang) et des courbatures. Malgré tout ça, donc, je me levais tous les matins avec un moral du tonnerre, prête à creuser, gratter, tamiser toute la journée.
    J'estime ne pas avoir fait un travail vraiment terrible. Durant mes deux chantiers précédents, le but était de dégager des zones rapidement, en récupérant dans des gamates le mobilier qui traînait, sans trop se soucier du carré exact dans lequel on creusait. Cela m'a comme qui dirait un peu changé de passer à une fouille plus... "précise", plus fine, où l'on s'amuse à laisser tous les objets (et même les gros cailloux) en place. Car c'est ainsi que l'on travaille en préhistoire. De la rigueur ! Cela m'a fait du bien de tester des techniques nouvelles, mais comme je suis un peu miro et pas très attentive, j'avais tendance à fouiller pas droit du tout  -_______-  J'espère n'avoir pas fait de trop grosse bourde, du moins pas de bourde irrécupérable...
     Cependant, même si mon efficacité et ma rapidité étaient vraiment lamentables, j'avais enfin le sentiment d'être utile, de faire quelque chose, et qui plus est de faire quelque chose qui me plaît. Mon moral venait sans doute en grande partie de la bonne ambiance qui régnait sur le chantier (ce qui était loin d'être le cas l'année dernière, et ça m'avait vraiment foutu le bourdon ; cette fois-ci, on était beaucoup, deux équipes différentes, on mangeait tous ensemble, on avait un chef super... bref, un vrai chantier), d'autre part du fait que j'avais une vraie place dans une vraie équipe. De plus, j'étais un peu moins crevée que la normale lorsque je rentrais chez moi. Peut-être était-ce dû au rythme (on commençait à la fraîche, à 7h30, pour finir tôt, vers 16h... ce qui évitait de passer trop d'heures sous le soleil), peut-être à ma hausse de moral, peut-être à mes scéances de stepper de l'été.
    Quoiqu'il en soit, j'ai eu une pensée un peu bizarre sur le chantier. J'étais en train de fouiller, je n'avais pas protégé mes mains avec de la crème solaire et elles étaient devenues rouge vif. Des tâches rouge plus sombre sont apparues sur le dos. Cela me brûlait, me faisait mal, mais au fond de moi, j'en étais fière. Je me suis dit : "Je ne veux pas avoir de jolies mains, fines et pâles. Je n'en aurai jamais. Je veux qu'elles soient tannées par le soleil et caleuses, des vraies mains d'archéologue." Comme quoi on peut vraiment avoir des pensées à la con quand on mange de la poussière sept heures par jour je me suis entièrement réconciliée avec l'expérience de l'année dernière. Par moments, je me dis que, physiquement, je peux y arriver, je peux m'y faire, faut juste le temps que le métier rentre. Et puis, par d'autres moments...

...

Bref...

    Mis à part le chantier archéo, mon mois de septembre a été animé par la recherche d'un logement, ainsi que par le début des cours à la fac. Ça n'a pas été facile de prospecter alors que je travaillais, mais j'ai eu un vrai coup de bol : depuis un peu plus d'une semaine maintenant, enfin, j'ai les clefs d'un chez-moi sur Aix :) C'est un T1 de 24 mètres carrés. Très mignon. J'y vis avec Münchhausen (mon dragon en peluche) et une plante verte qui n'a pas de nom (elle a été laissée là par le locataire précédent). Pas beaucoup de bruits, et pas encore le chauffage (je dirais pas non pour qu'ils le mettent en route, d'ailleurs). Tout ça à environ 10 minutes de la Rothonde.
    C'est affreusement-absolument-génial d'avoir la paix. Je peux enfin manger quand je veux, organiser mon travail comme je le souhaite, me coucher lorsque je l'ai décidé... Un truc terrifiant : comme je me lève à 7h et non plus à 6h pour 1h30 de bus comme les années d'avant, je suis beaucoup plus éveillée en cours, je comprends tout ce que les profs racontent !! Je ne suis plus dans cet espèce d'état du zombie qui viendrait d'avaler des barbitos avec ses céréales, je suis même capable de rajouter certains trucs dans mes cours lorsque je les réécris le soir ! Car, oui, j'ai recommencé à réécrire mes cours. Et TOUS mes cours cette fois-ci, puisque j'ai le temps...
    A l'heure où j'écris cela, je me demande comment j'ai pu passer deux années à faire dans les trois-quatre heures de bus par jour pour n'écouter et ne noter que des bribes de cours, tout en essayant de passer mes quelques heures de libre à les retravailler, et à dormir tout le week-end tant la fatigue accumulée était insoutenable. On dit souvent que la nature humaine a un potentiel d'adaptation phénoménal ; eh bien, je ne pense pas que cela soit vrai pour tous les individus... Il y a des gens qui, en cas de guerre mondiale, d'épidémie, de changement climatique important, de famine... ne seront que des amuses-gueule pour M'dam la Mort (ou Monsieur, si l'on en croit Terry Pratchett). Des personnes à la constitution tellement faible qu'on peut leur faire faire les mêmes tâches fatigantes tous les jours pendant des années, elles mourront de fatigue avant d'avoir pu s'adapter. Eh bien, je fais partie de ces personnes, je crois. Ou alors, c'est que je suis très têtue.

    Pour ce qui est de mes cours... Ça va de la biologie à l'histoire de l'art en passant par l'informatique. Mardi, je tenterai peut-être le "marathon - 9 heures de cours", si je m'en sens la force... Et j'ai décidé d'apprendre le grec ancien toute seule. Et de me remettre un peu au latin, mais je réserve ça pour le second semestre (si j'ai le temps).
    Cela me fait un peu bizarre de penser qu'il s'agit de ma dernière année de licence. Je ne sais pas encore ce que je vais faire l'année prochaine, ni ce que je vais faire de ma vie. Vaste question... Mais il faudra bien que je tente d'y répondre cette année.

    Afin de conclure ce post, voilà où je n'irai pas demain :

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    Une "nuit" qui a lieu tous les ans, organisée par mon label de musique préféré, et avec des groupes que j'adore. Aaaah, si j'avais des sous... et le permis... et la voiture...

Posté par Llewella à 17:58 - ºMa vie à moa - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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