Llewella's home

Quelques fragments de ma sphère.

18 mai 2009

Lolitas à Aix-en-Provence

    Pour ouvrir ce billet, je me permets de vous renvoyer aux vidéos de NekoMiam, qui a filmé des extraits du live des Kokusyoku Sumire à Aix-en-Provence (au Pachamama), et qui a même monté un petit reportage (même qu'on y voit ma sale tête, et que j'ai l'impression d'avoir dit n'importe quoi, mais bon c'est trop tard, maintenant c'est dit, faut que j'assume ><').

♪ ♥ Eikyuu ni uruwashiku sumire no hana yo ♥ ♪
♫ ♥ Au Clair de la Lune ♥ ♫
♩ ♥ LE reportage ^^ ♥ ♩

    Ca me fait penser que leur nouvel album, Gothlolic, sort très très bientôt, j'ai vraiment hâte de l'entendre ^^


    Quinze jours après ce merveilleux concert, un autre évènement lolita débarquait à Aix (toujours grâce à François Amoretti): un défilé de mode, juste le lendemain de l'ouverture du "Printemps du Japon".

    Cela se passait au Théâtre Nô, un lieu que je connaissais de renom mais que je ne localisais absolument pas jusque là. C'est une très belle scène, en extérieur, juste à côté du Pavillon Vendôme et sur le parvis de l'Ecole supérieure des Beaux-Arts; d'après le site internet du Théâtre, il s'agit de la seule "vraie" scène de théâtre Nô en-dehors du Japon.

    Le défilé lolita était suivi de deux autres défilés de marques, françaises cette fois-ci: Mushi no Kokoro et Imperatrix. Ensuite, il y a eu un temps de flottement, durant lequel des stands de fanzines étaient ouverts, puis il y a eu un concours de cosplay mais je n'étais plus là pour le voir.

    Mais revenons au premier défilé. On imagine mal le travail titanesque que ces quelques minutes ont exigé: en effet, non seulement tous les vêtements et accessoires ont été envoyés directement du Japon, mais en plus deux stylistes étaient présentes ce jour-là, ayant fait tout le chemin depuis l'archipel nippon pour l'évènement.
    Le défilé était présenté par François Amoretti et Fumiko, créatrice de Chantilly et Atelier Pierrot, donc à la fois en français et en japonais ^^) Les deux passages des mannequins étaient complétés par leurs explications sur la mode lolita au Japon.

    J'avais pris l'appareil photo de ma mère, mais la lumière du soleil était tellement vive que presque tous mes clichés sont flous :( J'ai tenté de prendre une vidéo, mais comme j'étais debout, cela tremblotait, et vu que j'étais un peu loin, on ne voyait vraiment rien.
    Pour le deuxième passage des modèles puis le final, j'ai piqué l'appareil-photo de mon n'hôm, et tout de suite ça marchait mieux (j'aurais dû commencer par là -_-'). J'ai composé un diaporama avec ce que j'ai pu (première fois que je fais ça et je suis pas infographiste, désolée ><'):
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    Après le défilé, nous avons rejoint Mina (Mushi no Kokoro) pour accompagner tous les modèles distribuer des flyers dans tout Aix. C'était bien sympa ^^ La Fnac n'a pas voulu de nous (mais en même temps, il virent même les free-huggers qui viennent devant le magasin, donc une dizaine de gens lookés qui débarquant en masse......) (je précise quand même que la Fnac est partenaire du Printemps du Japon). Nous avons quitté tout ce beau monde vers la rotonde car mon n'hôm voulait faire du shopping.

    Une anecdote. J'étais avec ma robe noire (avec des collants... j'ai eu un peu chaud, certes) et mon sac ours-lapin, donc quand même plutôt lolita. Du coup, au moment de quitter le théâtre Nô, je vois un des organisateurs (celui qui faisait la présentation principale) me tendre une liasse de flyers. Et moi qui rétorque: "Mais je n'ai pas défilé..." Lui s'esclaffe: "Ah bon ? Vous n'êtes pas dans l'équipe de Cosplay ??" ... 
    J'ai réprimé une grimace. Pas que je n'aime pas le cosplay, au contraire; mais je regrette que les modes un peu déviantes continuent à être perçues par beaucoup comme du simple costume, du déguisement. Tout se mélange dans les esprits de certains, la preuve en est le flyer de cette journée "Wakamono", où la partie "cosplay" est illustrée avec une jolie photo de lolita.
    Mettez des bloomers, une chemise à jabot et un chapeau haut-de-forme, et on vous demandera qui est votre "personnage" (on me l'a demandé deux fois avec cette tenue: une fois à la Chibi, une autre à la Mang'azur). A croire qu'on ne peut pas être soi-même.
    
    Bref, cette anecdote mise à part, le plus important reste quand même que c'était un très très beau défilé ^^ Je n'ai ramené que quelques maigres photos, mais je vous promets que les tenues étaient magnifiques à voir "en vrai". Bravo !!

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05 mai 2009

6ème Printemps du Japon en Pays d'Aix: site internet et programme

La prochaine édition du festival "le Printemps du Japon" a enfin un site ! Et une affiche ! Et un programme !...

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www.mdjm.org
(pour "Maison du Japon en Méditerranée")

Vous pouvez directement télécharger le programme en .pdf >>>ici<<<.

    Le seul évènement auquel je suis pour l'instant sûre d'assister, c'est le défilé du samedi 16 mai. D'ailleurs, à ce propos, le programme indique "défilé de jeunes créateurs japonais", mais dans le lot il n'y a que Chantilly, Atelier Pierrot et Silfide Rosa qui soient des marques japonaises (la créatrice des deux premières, Fumiko, sera d'ailleurs là). Ce sont des marques de style "lolita".
    Mushi no Kokoro
a un nom japonais ("coeur d'insecte"), a un style très jap' (d'inspiration visual kei, entre autres) mais sa créatrice est française (ce qui n'empêche pas que les fringues soient super stylées) (en plus, elle est très gentille, la créatrice) (bon ok, j'arrête la pub xD).
    Je connais un peu Imperatrix depuis la Chibi Japan Expo Sud (Marseille). C'est également français.

    Quelques ateliers m'intéresseraient bien, comme la cérémonie du thé et l'ikebana. J'aimerais bien aussi participer à la cuisson d'un bol, le soir du 28 mai (cuisson nocturne d'un bok "raku") ! Pourquoi ? Parce que je suis en voie de devenir céramologue, donc tout ce qui a un lien avec la céramique m'intéresse forcément :D

    J'ai déjà vu deux fois le Bamboo Orchestra, lors de la Chibi JE Sud (puis ils sont repassés au Mang'azur... ils sont partout !). J'ai bien aimé quand ils tapaient sur de gros tambours, moins quand c'était avec leurs xylophones. Donc je ne pense pas y retourner, surtout que c'est un peu cher pour mon budget.

    Il y a aussi une adaptation de "Don Juan" en théâtre Nô, par des lycéens (option renforcée "théâtre") encadrés par un comédien professionnel. Ca peut être intéressant. Tant qu'à faire que la ville d'Aix-en-Provence possède LA seule vraie scène Nô (au monde) qui ne soit pas au Japon...


    Voilà, cela fait déjà pas mal de choses. Si vous avez un site internet, mettez le lien vers le site: plus il y aura de liens et plus les gens tomberont facilement et rapidement sur le bon site ^^

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04 mai 2009

Deux violettes noires à Aix

    Eh voui, elles étaient bien là vendredi soir... Les Kokusyoku Sumire, après une prestation détonante au Printemps de Bourges (pour comprendre l'effet que ça a dû faire, il faut imaginer un public, composé à 80% de fans de Benabar, qui se retrouve face à deux lolitas déjantées, coiffées de perruques géniales, chantant "l'amour est enfant de Bohème" en Japonais, puis en Franponais...) et deux-trois concerts à Paris, ont trouvé le temps de se poser à Aix-en-Provence, la veille de leur passage à Toulouse avec la Tokyo Decadance.

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Ci-dessus: KS à Bourges. Photo: le Monde.

    Moi aussi j'y étais, malgré l'attaque-surprise d'un virus sorti d'on-ne-sait-où, juste l'avant-veille. Mais j'aurais pu choper la grippe du cochon, du pigeon, ou de la loutre, j'y serais allée.
    En dépit de ma campagne de pub, je n'avais réussi qu'à ramener ma mère (devenu fan en écoutant les CD dans la voiture) et traîner mon n'hôm (devenu fan pendant le concert). Pour les autres intéressés, pas de chance: qui est en Auvergne, qui a un repas familio-diplomatique, qui a été punie par son père, qui m'appelle à 19h pour me dire qu'elle aimerait qu'on passe la prendre (alors que nous sommes déjà à Aix), qui bosse dans un restau qui ne ferme pas le 1er mai, etc...
    Nous étions devant la salle une heure avant le début du concert, ce qui nous a laissé le temps d'aller manger un sandwich grec au Samos (et de nous faire arnaquer d'un euro, au passage...). L'attente fut longue, surtout avec Cyril qui n'arrêtait pas de râler toutes les 5 minutes: "Bon ça ouvre quand ??".

    Le concert avait lieu au Pachamama. Ne cherchez pas dans vos vastes connaissances des salles de concert du coin: il s'agit d'abord d'un restaurant, mais qui se transforme de temps en temps pour accueillir un quintet de jazz, un groupe de bossa-nova, etc. Il n'y avait que 50 places (d'où mon envie d'arriver tôt, car comme le dit Murphy: ON NE SAIT JAMAIS*), dont peut-être 20 assises, le tout dans un sous-sol étroit mais bien aménagé. Du coup, c'était plutôt "intimiste". Pour nous, ça allait, on était entrés assez tôt pour choper des places-canapé :p

    Et là... on dira merci au téléphone portable de Mina pour ces quelques clichés souvenirs. Dans des cas comme celui-ci, on amène FORCEMENT son appareil photo, mais il y a eu quelques bugs ce jour-là et on s'est retrouvés avec pas d'appareil du tout.

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Ok, on voit pas grand-chose... Faut dire que la photo est même passée par Fesse-Bouc... Mais c'est mieux que rien.
Attentioooon, Sachi, ta perruque va toucher le plafond !!

   J'étais très près donc j'ai pu voir distinctement les atours de Yuka, la soprano-pianiste-accordéoniste, et de Sachi, la violoniste-2° voix, étrange mélange de robes roccoco, de bas rayés façon Alice au Pays des Merveilles, de perruques parsemées de papillons, de dentelle blanche, de faux-cils, etc... J'ai pu suivre leurs phalanges sur les cordes et sur les touches, écouter chaque note (si belle, si juste) vibrer dans l'air, suivre intensément chaque mélodie (je ne les connaissais pourtant pas toutes), rire, sourire.
    Ce fut magique, tout a semblé passer comme un éclair. Nous avons même chanté "Au Clair de la Lune" avec elles (à peu près tout le monde était largué au-delà du deuxième couplet xD).
    J'ai été frappée par leur réel désir de communiquer. Notamment parce que, en y repensant, ce désir est exactement le même de mon côté. Mais la barrière de la langue finit par revenir, inlassablement. C'est pourtant trop mignon d'entendre: "La plochaine chanson, c'est 'chéval de ciruc'" ^^

    Après le concert, tout le monde a pu demander toutes les dédicaces qu'il voulait, sur son affichette ou son CD fraîchement acheté (comme mon n'hôm). J'avais laissé mes propres disques à la maison craignant 1/ de les abîmer, 2/ de faire le boulet en demandant mes signatures. Mais j'ai quand même eu droit à mon affichette signée :o)
    Les photos aussi allaient bon train.

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(j'ai censuré parce que mon n'hôm n'aimait pas sa tête dessus)
(oui, il a même acheté un disque !!)

    Nous avons laissé le duo et toute l'équipe prendre un repos bien mérité et sommes allés boire un coup avec Mina.
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-> ça c'est moi devant l'Elfike (le truc que j'ai dans les bras est un ours-lapin, accessoirement un sac-à-dos).







En bref: une soirée géniale. J'espère qu'elles reviendront !!!

* en réalité, Murphy n'a jamais sorti ça. Ou peut-être que si, mais on s'en fiche. C'était juste par rapport à la LOI DE MURPHY, you see ?

23 juin 2008

Solstice

    Ça y est, c'est l'été. Il y a encore une semaine, je doutais que l'on puisse être vraiment en juin. En effet, l'an dernier, je me souviens avoir passé mes premiers examens au début du mois habillée en blanc (solution que le hobbit adopte en urgence lorsque les températures commencent à atteindre 30°), ruisselante de sueur dans une salle trop étroite pour 40 étudiants. Cette année, nous avons eu une fin de mai et un début de juin plutôt bizarres, alternant des phases où l'air était plus lourd que jamais (Aix n'est pas une cuvette pour rien) et d'autres où le ciel finissait par crever...
    J'ai moi-même dû reconnaître qu'il pouvait pleuvoir "pour de vrai" dans l'extrême-sud de la France, en particulier la fois où j'ai eu à marcher vingt minutes (pour aller à un foutu cours) sous la pluie qui allait crescendo. Rolah, plus jamais... J'ai eu tout bonnement l'impression que c'étaient des piscines qui se déversaient sur ma tête. Que la pluie voulait m'écraser de toutes ses forces, m'obliger à m'allonger sur le sol et me noyer. Je comptais les secondes qui séparaient la lumière du grondement sourd et les sentais diminuer, jusqu'à ce que les deux phénomènes n'explosent plus qu'en même temps, pas très loin de moi. A un moment, j'ai commencé à avoir peur: "Merde, et si je glisse dans toute cette boue et que je me foule une cheville ? Il n'y a personne dehors: il n'y a qu'une dingue comme moi pour braver les éléments dans l'espoir de ne pas arriver en retard en cours. Et si la foudre me rattrape ? Je suis fichue."
    Au final, il n'y a que ma paire de bottines qui est fichue. Je ne suis même pas tombée malade, alors que je suis restée trois heures dans cet amphi glacial, trempée jusqu'aux os, sans aucune source de chaleur, ne pouvant même pas prendre de notes vu que je foutais de l'eau partout. A la fin de la séance, je grelotais et claquais des dents tellement j'avais froid, hihi. En plus, le cours était nul.
    Sur la côte, nous avons eu des pluies beaucoup plus agréables, de celles qui font fuir les gens du coin alors qu'elles mouillent à peine les vêtements... J'ai ainsi pu, avec mon n'hôm, profiter de la forêt du coin lors d'une fin d'après-midi, sous le crachin; elle était vide de tout promeneur/touriste, et la terre dégageait l'odeur que j'affectionne tant, l'air l'humidité qu'il n'y a d'habitude qu'en automne. Je trouve le ciel gris tellement doux à côté du ciel d'été... Son bleu immense est agressif, presque insultant.

    Bref... Mais il fallait bien que l'été arrive pour de bon, et ici, il était clairement au rendez-vous. En deux jours, il a fait 26, puis 30°C. Et je sais que cela ne fera qu'empirer. L'été est donc enfin de retour, à la plus grande joie des touristes, des vacanciers et des accros au bronzage. C'est donc avec une joie immense que j'ai le plaisir d'accueillir une année de plus: les nuits courtes et chaudes passées à batailler avec les moustiques; les maux de crâne à cause de la chaleur; les maux de crâne à cause de la climatisation (là on se souvient que le hobbit est un être chiant et contradictoire); les jambes lourdes 7j/7; les longues journées à écouler sous le ventilateur; le crissement incessant des cigales; et j'en passe. Il n'y a que la nuit qui soit encore vivable (et encore, pas toujours).

    Pour célébrer cette venue de l'été, nous avions le choix, mon n'hôm et moi, d'aller passer du temps à la fête de la saint-Jean à Istres, qui prend la forme d'une petite-fête-médiévale-avec-des-elfes-dedans. Moi, j'aime, mon copain, non. Et comme nous étions le 21 juin, nous avons finalement pris la décision dans la semaine de rejoindre une amie à Aix pour faire la... fête de la "musique". D'habitude, ma fête de la musique se limite à aller voir mon copain jouer un concert dans une harmonie, voire traîner un peu autour ensuite, regarder un ou deux groupes puis rentrer dépités. C'était donc une grande première pour nous.
    Nous avons finalement passé la nuit la plus courte de l'année à Aix, mais pas à danser, boire et chanter. Non-non-non.
    Déjà, première surprise: le monde. Bon sang, je n'aurais jamais imaginé Aix aussi bondée de peuple; j'ai eu l'impression de me retrouver dans un immense supermarché, un jour de soldes qui tomberait la veille de Noël (là, on se dit que c'est pas mal d'avoir un copain grand: c'est plus facile à repérer). Et forcément, qui dit 'monde' dit 'grandes difficultés pour trouver un bar qui nous veut bien'. Après avoir tenté maintes enseignes, nous avons finalement terminé au bistrot de la place de la mairie. Le jus d'orange était très bon, mais j'aurais pu me passer des quelques moucherons bonus qui y flottaient gaiement. 
    Deuxième remarque: le son. Il y en a en gros trois sortes: le groupe de rock/métal qui a bien réglé le son (rare); le groupe de rock/métal qui a mal réglé le son; les coins *boum*boum*. Dans tous les cas, ça hurle dans tous les coins, la terre tremble où que tu te trouves, et quand tu crois avoir enfin la paix tu te rends compte qu'une fanfare brésilienne te fonce droit dessus. Quelque chose m'a drôlement impressionnée alors que nous nous approchions du centre-ville: nous étions encore loin, et il y avait déjà, pourtant, une pulsation énorme et sourde, tribale et effrénée. En nous rapprochant de la Rothonde, nous nous sommes rendus compte qu'il s'agissait de quelque chose qui ressemblait, dans mon imagination, à une mini-rave-party, avec des mini-teuffeurs (14/15 ans ?). Mais avec des flics dans le coin. Donc, même si la musique semble faite pour, pas d'ecsta. Le tout à une centaine de mètres d'un groupe de rock chrétien.
    Troisième chose: la propreté, toujours exemplaire dans Aix. On aurait dit que la ville n'avait pas prévu que leurs trois-quatre poubelles ne suffiraient pas... Du coup, les débris de verre, les cannettes et autres cochonneries jonchaient le sol d'une manière très naturelle.

    Après notre verre sans alcool à la brasserie que je vous ai déconseillée plus haut, nous sommes allés chez moi et nous avons discuté de choses et d'autres. Loin du chaos bruyant de la ville, de tous ces jeunes décadents et idiots qui croient s'amuser en se crevant les tympans et en fumant de l'herbe. Nous n'avons quitté ma tanière qu'à 4h30.
    Dehors, une vision apocalyptique nous attendait. La ville était encore vivante, mais pas avec les mêmes acteurs: cette fois-ci, c'étaient les machines, rugissantes, du nettoyage de la voirie, les voitures de flics et les derniers teuffeurs qui animaient le Cours. Les pavés étaient couverts d'ordures, surtout du verre brisé. Je sens que les éboueurs ont dû travaillé toute la nuit pour rendre les rues "praticables" par les touristes dès le lendemain matin..... Et je suppose qu'ils n'ont pas chômé, car la rue était vraiment dans un état désastreux. Rien que pour voir ça, cela valait le coup de rester jusqu'à 4h du matin.
    Nous avons regagné la voiture sans heurts. Puis notre lit. J'ai vainement tenté de lutter contre le sommeil durant le trajet, mais j'ai fini par sombrer au moins un quart d'heure. J'ai relevé les yeux juste à temps pour voir le ciel rougir, s'enflammer d'une aube naissante. Les rossignols piaillaient. Les cigales dormaient encore. Dodo.

...
    Tout ceci fut fort enrichissant (j'aime les nouvelles expériences), mais je crois que l'an prochain, la fête de la "musique", je la passerai à jouer à Guitar Heroe. Ou bien on ira au Parc Jourdan, s'ils y repassent de la musique classique.
    En attendant, vive la glandouille l'été et la canicule.

 

MidsummerEve

Edward Robert Hughes: Midsummer's Eve

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29 février 2008

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Photo prise à Aix-en-Provence, place de la mairie, mardi 26 février.

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15 février 2008

14 février

    Prenez un hobbit qui s'ennuie et à tendance masochiste plein d'entrain et de bonne volonté qui a décidé de suivre des cours supplémentaires. Voyez le-dit hobbit se réveiller et se préparer à ce long périple qui le conduira depuis son domicile familial jusqu'à la fameuse MMSH, en passant par la case "Tanière" afin de se sustenter correctement. Grâce à ses paternels (en vacances et donc libres de le déposer à l'arrêt de bus), le hobbit n'aura pas à poireauter 25 minutes en centre-ville pour le deuxième bus de la journée. Direction Poubelle-Ville, puis saut dans la navette...
    Arrivée à Aix une petite heure plus tard. Le hobbit entame la longue remontée depuis la gare routière, ce qui dure généralement une vingtaine de minutes. Sur le chemin, les étalages du marché attirent son attention. Ce qui lui rappelle que l'anniversaire de sa môman est la semaine prochaine et qu'il lui faut à tout prix une écharpe ou une étole. Sitôt pensé, sitôt fait : une étoffe toute douce (soie et pashmere... non, pas cashmere) aux motifs floraux, achetée à un vendeur un peu space (peut-être à cause de l'herbe dans son tabac) (le chic & space, ça a l'air typiquement aixois).
    Arrivée à la Tanière. Le sieur Nothurias n'est pas encore arrivé : ça tombe bien, le hobbit a quelques courses à faire au Monop'. Vers midi, il est temps de commencer à préparer la nourriture. Nothurias, qui a encore oublié sa lumière, s'essaie à la sculpture sur carotte. Au bout de la deuxième tentative, le résultat est un peu plus euclidien ^^'
    Nous nous séparons aux alentours de 13h15, quand il est temps pour moi de redescendre à la Rothonde choper le bus qui m'amènera à la 'm'sach'. Lorsque j'atteins le hall, cela fait cinq heures que j'ai quitté mon chez-moi familial.
    Le doute commence à poindre lorsque je m'approche de la salle 7 : il n'y a personne. Fichtre. L'angoisse fait son apparition quand je capte la présence d'un petit papier scotché à la porte. Et merde. Le message disait : "Il y a bien eu cours en salle 7 mercredi. Le prochain cours aura lieu le 27 mars."
    Primo, j'adore le ton auto-suffisant du truc, qui sous-entendait que nous, misérables petits asticots, aurions dû voir l'annonce qui avait été affiché au secrétariat le jour-même (d'ailleurs, seulement trois étudiants sont venus; alors le cours a été annulé). Secondo, c'est pas en mars mais en février qu'on se revoit, Ducon. Si tu étais plus clair, des fois... ça éviterait que, par exemple, des étudiants apprennent cinq minutes avant la fin de l'épreuve que leur examen durait deux heures et pas trois.

    En fait, je devrais remercier M.Ducon de ne pas nous avoir prévenus (on voit que c'est pas lui qui paye nos tickets de bus, mais bon) parce que si je n'étais pas venue par hasard, je n'aurais pas pu croiser Mél., T. et Cél.-E., je n'aurais pas passé l'après-midi avec elles dans le but de trouver une carte pour A. et de préparer ensuite la soirée "contre-St-Valentin". Même si j'ai triché, puisque mon n'hôm est venu le soir.
[car non, nous n'avions pas prévu un dîner un n'amoureux dans un resto, ni un pestacle ni des cadeaux pour la simple et bonne raison que ce sont des choses que nous faisons toute l'année. Le seul jour que nous considérons comme un peu spécial, c'est notre "anniversaire de premier bisou".]
    Au passage, rencontre de gens un peu glauques, comme ceux qui ne voulaient plus lâcher le bras et les cheveux de Cél.-E... Mais aussi rencontre de gens sympa, comme ces jeunes distribuant des free hugs ^^
    On s'est à nouveau retrouvés chez moi pour grignoter mais avec une distribution différente de la semaine précédente : T., Mél., Cél.-E., El., Wahnby, mwa. Improvisation : salade de pâtes-maïs-tomates-emmental. Tout ça pour finir au Sunset, que j'ai pu enfin apprécier grâce au désenfumage ! Voir à plus d'un mètre, ne plus pleurer ni tousser à cause de cette fumée à la c**... C'est génial ^^ Il reste juste ce que Wahnby appelle "la Chambre à Gaz", une salle spéciale fumeurs (l'ancien vestiaire qui a été reconverti).
    J'ai pu ressortir ma cape de hobbit. J'ai par contre lourdement regretté de n'avoir qu'un pantalon trop grand et cassé avec moi, ce n'était vraiment pas pratique pour danser... C'est ça aussi d'improviser des soirées, je n'ai jamais ce qu'il faut T.T Vivement la prochaine fois ! d'ici-là, j'espère que je n'aurai plus mal au cou, c'est que c'est douloureux de faire la machine à laver avec ses cheveux.

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10 février 2008

Burger Party

    Vendredi soir, action hautement politique : nous avons boycotté MacDo et Coca Cola pour protester contre la création d'un bac MacDonald's chez nos voisins d'Albion. Je ne crois pas qu'on en ait parlé dans la presse, mais les burgers faits maison, c'est vachement bon ! (et en plus, ça rime) On peut même en faire pour les amis végétariens, si c'est pas génial...
    Les invités/venus furent : Alfirin, son chéri, Togarachi, Mél, le Bloub, Nothurias et Wahnby.
    La composition des burgers était : des petits pains ; des steaks hachés ou de soja ; des lamelles de fromage (spécial burger ou gruyère) ; des tranches de cornichon aigre-doux ; une feuille de salade ; parfois de la tomate (quand je jugeais que la construction finale n'allait pas s'écrouler tout de suite).

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Et parce que des photos valent mieux qu'un long discours, ce soir-là il y avait :

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...un couvre-lit/nappe/tenture celtique pour poser ses fesses...






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...des danseuses...










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...des cornichons de Tchernobyl...







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...de l'alcool... Ici, une bouteille de Boomerang, mais il y avait aussi de la Despé, du cidre (miom!), du Moretum (miom!!)...







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...des larmes...





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...de la violence...





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...des choses étranges...





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Tout a été filmé...  *grin*





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Wahnby a découvert le dictionnaire...





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Et Münchausen, quand celui-ci ne servait pas de fouet/gourdin/corde, a été dorloté toute la soirée ^^







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02 novembre 2007

Allauch - ouïe - ne (All Hallow's Eve)

    Résumé du billet précédent : pas d'Auvergne pour nous en définitive. Mais alors, si nous ne fêtons pas Halloween avec les vaches de Salers, alors qu'allons-nous faire le soir du 31 ??

imgp1007    Pas le temps d'organiser quoi que ce soit (de toutes manières, tout le monde est déjà pris) ni de penser à un quelconque costume digne de ce nom... C'est donc un peu à l'arrach' que nous décollons aux alentours de 20h (soit une demi-heure de plus que l'heure prévue), avec dans la voiture deux... potes pas déguisés (N. et G., dont nous avons fait la connaissance), un soldat revenu de la guerre du Viêt-Nam un peu beaucoup amoché, un vampire (ou plutôt : un grand gars avec des cheveux longs et une cape) et un chais-pas-quoi avec des bas à la Beetle Juice et une chaîne (moi). Dans la voiture, je fais le plein de mouchoirs et de sopalins, car étant vraiment sensible à la fumée de cigarette, j'ai besoin d'environ cinq ou six paquets pour une soirée de trois heures.
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        Arrivée à Aix (et moi de me dire : "tiens, ça faisait longtemps") ; direction ze Sunset. Des ballons noirs et oranges ainsi que des gardiens déguisés nous accueillent. Je laisse mon manteau au vestiaire puis nous nous enfonçons dans le brouillard nicotinesque encore léger qui hante les salles d'en bas. Et là, c'est le drame : on aura beau arriver pas trop tard, les places assises sont déjà toutes prises. Moi, je m'en fiche, je voudrais rester un peu et profiter de l'ambiance, mais tout le monde n'est pas d'accord (suivez mon regard...). On finit par s'incruster près du bar. Nous, les déguisés, avons droit à un verre de ponch gratuit ; c'est pas mauvais, peu alcoolisé et il y a un croco haribo qui nage au fond. Quelques costumes vraiment jolis et beaucoup de déguisements en tous genres. J'ai essayé de prendre quelques photos, mais avec ce peuple tout serré ce n'était pas évident, d'autant plus que la fumée fait comme un effet de "voile" sur les clichés...
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    Tentative d'incrustation sur la piste de danse. Mon vampire, qui commence à se sentir vraiment à l'étroit, insiste pour sortir prendre l'air... et aller, pourquoi pas, du côté de l'Elfike (par hasard, hein). En atteignant le lieu-dit, je ne suis pas surprise de voir une foule compacte à l'intérieur et à l'extérieur du bar (le concert n'avait pas encore commencé), peut-être en moins pire que l'année dernière où nous étions passés plus tard dans la soirée. Et là, dame Tymora me sourit, puisqu'une copine à moi, déjà assise, m'aperçoit et nous invite à partager sa table. De là, bla-blas... Angélique et Hypocras... Puis retour au Sunset.

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    Il est à peine 22h. Tout est bondé, de la fumée partout. En même temps, c'était prévisible. Mais alors, que faire ?... Bah, pour terminer la soirée, tout le monde se rapatrie chez moi, mais la visite sera courte car je n'ai pas d'alcool dans mes réserves (j'ai une vie saine, moi ; si j'avais de la bibine dans mes placards, elle aurait tendance à partir un peu trop vite, avec tous les poivrots qui passent chez moi vu que c'est bon pour se détendre et s'endormir). On sera de retour au bercail vers 1h30 du mat' seulement... En définitive, ça n'aura pas été le meilleur Halloween de ma vie, mais çe fut sympatique de sortir un peu.

...

Dans le but de donner un intérêt minimal à ce billet, je me sens dans l'obligation de rajouter quelques photos. Si un voyageur de la Toile se reconnaît et ne veux pas voir sa trombine ici, il peut me le faire savoir avant de me coller un procès. Et je peux aussi lui envoyer la photo en échange de 62€ en grand format.


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(nous)

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Posté par Llewella à 01:25 - Evènements - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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