24 juillet 2009
Samedi 4 juillet
Ce que je fais n'est absolument pas sérieux, vu la vitesse à laquelle avance mon mémoire, mais pour une fois je vais tenir ma promesse et terminer de raconter mes "aventures".
Samedi 4 juillet. Journée "rouge" (alors que vendredi était "orange" et jeudi "verte"); personnellement, j'aurais même plutôt dit "noire".
Je suis partie tôt de l'appartement, en me disant que je serais ainsi dans les temps (ce fut d'ailleurs le cas: une heure d'avance... mh...). Cette fois-ci, j'avais légèrement changé de "plan": partir déjà habillée (sauf pour les chaussures et les chaussettes, que je gardai dans mon sac) avec du change sur moi. En effet, j'avais remarqué que, à 8 heures du matin, le quartier était calme et relativement désert: des gens qui partent bosser, quelques jeunes, du coup un ou deux regards style "Mais c'est quoi, cette m'as-tu-vue ?", mais rien de bien méchant.
<parenthèse>
C'est la différence essentielle que j'ai remarquée entre Saint-Denis et le sud: à Marseille, ou même dans ma ville, une jeune fille seule ne PEUT pas:
1/ s'arrêter plus de trois minutes quelque part
2/ avoir quelques dentelles sur elle
sans qu'un gros LOURD ou un petit CON ne vienne l'aborder illico. Peut-être par curiosité, la première chose qu'ils doivent alors se demander étant: "Est-il possible d'obtenir quelque chose de cette nana ?".
Même lorsque tu te promènes et que tu es habillée de manière passe-partout, tu n'es pas protégée de leurs regards pénibles. Alors, si quoi que ce soit te distingue de la masse, laisse tomber. Ce sont des moments qui, des fois, me donnent envie d'être un homme.
Pour en revenir à Saint-Denis: j'ai eu un peu peur au départ, puis très vite je me suis rendue compte que les gens vivaient en fait dans leur monde. Ok, ils font exploser des mammouths qui tueraient un chat, ok, ils vont se rixer sous ta fenêtre à 3h du matin, mais si tu passes à côté d'eux et que tu ne demandes ton reste, tu seras comme un fantôme. Même pas un regard. Et ça, c'est vachement tranquillisant à côté des villes comme Massalia où tu peux être sifflée à tous les coins de rue rien que parce que tu es en jupe.
</parenthèse>
Arrivée à la Gare du Nord, où j'effectue ma correspondance, je tombe sur ce qui sera LE plus gros gag de la journée.
Au départ, c'est un message vocal, qui dit je ne sais plus quoi, mais ce n'était pas très clair car ça ne concernait apparemment pas le sens dans lequel j'allais. Puis, au bout d'un moment, c'est la dame-voix de la SNCF qui fait une autre annonce (voui, vous savez, celle qui dit, dans toutes les gares: "Le TGV numéro... en provenance de... et à destination de... entrera en gare, voie..."), et là je comprends qu'un conducteur de RER s'est fait tabasser, qu'il n'y aura plus de RER sur cette voie, mais qu'un autre RER est mis en place, il faut juste marcher jusqu'à la voie correspondante (sans se perdre).
Je trouve. Je grimpe. Dix minutes plus tard, j'étais partie.
Un peu plus tard, une fois à la Japan Expo, j'en apprendrai plus sur l'évènement: l'unique ligne de RER allant à l'aéroport Charles de Gaule et à la JE est en grève, elle est remplacé par un autre RER qui part toutes les demi-heures mais seulement de la Gare du Nord. Et là, je me suis dit que j'avais du bol.
Mais tout le monde n'a pas eu cette chance: exposants obligés de venir en taxi, ou d'arriver très en retard... Et qui dit JE dit "Japonais" (oui oui, il y en a, rassurez-vous =_=), donc pas forcément fans du français et de l'anglais, donc encore plus de problèmes pour venir.......
Voilà, c'était un peu folklo... Comme je le dis, j'ai vraiment eu de la chance. Pour couronner le tout, avec mon pass exposant, je suis passée devant touuus les visiteurs (même les premiums, niark !), et j'ai vu la JE sous un autre angle: les stands marchands encore obstrués de scotch noir, les allées vides, les distributeurs et les toilettes libres, toute l'expo qui se met lentement en mouvement...
Je n'ai pas pensé à prendre de photo à ce moment-là; je pense que j'étais trop concentrée sur le fait que j'avais rendez-vous avec Fumiko, pour qu'elle m'explique un peu le déroulement de la journée (j'étais censée aider seulement l'après-midi, après LE défilé).
Là, nouvelle surprise: pas de Fumiko. Pas de nouvelles non plus de l'autre vendeuse. Heureusement, François est là et a eu la designer au téléphone: elle a été retardée, pour l'aider je peux dès à présent commencer à m'occuper... du stand. Je prends donc place sur l'un des stands 'Harajuku - Laforet', en vendeuse improvisée; je suis entourée (à ma droite) de goodies Hello Kitty et (à ma gauche) de robes roses et bleues Angelic Pretty; il n'y a pas encore beaucoup de vendeurs, mais ce sont TOUS des Japonais. Heureusement (une fois encore), François sera là pour expliquer ma présence à ces gens.
Je n'ai pas eu à attendre très longtemps derrière mes dentelles avant que n'arrive la vendeuse officielle, J., obligée de venir en taxi à cause de cette histoire de RER. Fumiko est arrivée bien plus tard, retenue à cause de la préparation du défilé (?).
Dans notre petite boîte, il a rapidement fait une chaleur infernale (pour remédier à ça, nous avions quelques éventails, mais bon, solution assez limitée quand il fait entre 30 et 35° ^^'). J'ai passé la matinée à voir partir toutes ces jolies petites choses: robes, jupes, jupons, serre-têtes, chemisiers... J'ai vu beaucoup de gens, beaucoup de lolitas (cela n'étonnera personne, mais cela m'a fait plaisir car je n'en avais pas vu beaucoup la veille). Et nous avons été prises un million de fois en photo.
J'ai vraiment regretté de ne pas parler un mot de japonais, car Fumiko ne parle quasiment pas français. Du coup, l'essentiel de nos échanges consistait en gestes, mimiques, sourires et quelques mots simples ("Daijobu, daijobu ^^"). Et ça parlait tellement japonais autour que j'ai eu l'impression d'avoir eu une saison complète d'animes dans les oreilles X)
Voici quelques photos du stand (le plus joli de tous, je trouve, mais bon c'est juste une question de goûts très personnels :p):

Beaucoup de vêtements étaient déjà partis.
L'heure fatidique est vite arrivée et tous les stands ont été fermés avec du gros plastique noir: direction la scène principale pour assister à "the" défilé Laforet - Harajuku. A gauche, le pass que nous avions (trop la classe (= ). Encore une fois, on est passées devant tous les visiteurs et nous avons été placées devant, aux côtés des VIP de la mode japonaise.
Puis la presse est arrivée. Et, enfin, les fauves ont été lâchés: nous avons vu arriver sur nous cette masse de spectateurs, qui vont même jusqu'à courir pour atteindre au plus vite les meilleures places.
En première partie, nous avons eu droit à un "show case" (comprendre: minuscule concert) de Kanon Wakeshima ^-^ C'était mignon tout plein. Elle a chanté deux (trois ?) morceaux, joué un peu de son violoncelle, et entre temps elle s'est présenté à nous en français et en japonais (comme ça, on sait qu'elle aime les chats et les spaghetti). Par contre, je n'imaginais pas qu'elle avait une voix aussi aiguë "en vrai", je pensais que c'était seulement pour chanter O_o'

Je ne suis pas une fan, je déteste par exemple les boîtes à rythme et la voix un peu "nian-nian" (mignon au début, rapidement agaçant), mais j'ai un gros problème: je suis raide dingue du son du violoncelle (et des ses cousins: viole de gambe, violoncelle baroque...), que ce soit avec Kanon, Apocalyptica, Sopor Aeternus, Jordi Savall...
Puis le défilé a commencé. C'est la première fois que j'assistais à un "vrai" défilé de mode, avec des mannequins d'1m80, au regard qui tue, à la mine boudeuse, l'échine bien droite et LA démarche qui va avec. Les écrans nous projetaient des images passées sous acide, accompagnés d'un morceau probablement créé pour détruire tes derniers neurones. A quelques exceptions près, comme le passage d'Atelier Pierrot, beaucoup plus "rêveur".
Là encore, impossible de faire des photos. J'ai essayé d'en prendre pour Fumiko, mais peine perdue: un mouvement de trop, un rayon de lumière en plus, et le cliché était flou. DONC pour voir de beaux clichés du défilé, allez vite voir ICI et ICI ^^
Au milieu, nous avons eu un autre show-case: MEG ! Encore une fois mignon tout plein, mais toujours destructeur de neurones ^^ Il suffit d'écouter et regarder son clip Beautiful pour s'en convaincre (d'ailleurs, j'ai pris quelques vidéos, je verrai si j'ai le temps de les uploader...).
L'après-midi, le stand s'est vidé petit-à-petit, mais il restait encore quelques articles le soir. Même chose pour les stands d'à côté, dévalisés. Il s'agissait apparemment de la dernière venue de Laforet-Harajuku pour la JE, donc il fallait évidemment en profiter.
Vers la fin de la journée, encore une bonne surprise: j'ai eu un salaire, qui a pris la forme d'un sac Atelier Pierrot, avec le même imprimé que ma jupe ^-^ J'étais vraiment très heureuse, car ce sac que j'ai ramené chez moi porte en lui tout le (très bon) souvenir que je garde de la JE: les rencontres, les stands, ce samedi très particulier, etc.
Je suis restée sur place presque jusqu'à 20h. Les stands fermaient un à un, mais je savais que ce serait la cohue dans le RER, j'ai donc pensé que je serais peinarde s'il était tard. J'en ai profité pour faire mon repas du soir: la deuxième moitié de mon sandwich du jour...
Comme le soleil déclinait rapidement, je me suis résignée à regagner la station. Dans la gare, une foule AHURISSANTE, qui m'a d'abord découragée, avant que je ne remarque que tout ce beau monde était en fait en train de faire la queue pour acheter son billet de retour. J'avais prévu le coup et acheté tous les miens en avance, ouf...
Moins de monde sur le quai que la veille, je ne mettrai d'ailleurs qu'une heure pour rentrer (contre deux la veille) mais avec quand même des difficultés: serrés comme des sardines en surpopulation, des valises qui te rentrent dans les côtes, et un effort colossal à fournir pour sortir de là quand c'est à toi de descendre o_o' (j'ai cru à un moment que j'allais rester coincée...).
Et un retour effectué entièrement avec mes chaussures Demonia-qui-font-mal-surtout-au-bout-de-2-journées-intensives (tu peux voir le modèle ici, à imaginer sans les petits noeuds que je ne mets pas) car j'ai oublié LE sac contenant mes warrior sandales sur le stand. Le temps que je m'en aperçoive, tout le stand avait été calfeutré de plastique noir T_T Gourde...
Le soir, j'ai bu très naturellement un litre et demi d'eau fraîche, et j'en aurais bu davantage si ça ne risquait pas de poser quelques problèmes la nuit. Sur mon téléphone, j'avais reçu un message de Nanou, un autre de L., et enfin un dernier d'un numéro inconnu. A tout hasard, j'écoute, pour tomber sur la dernière super bonne surprise de la journée: deux amis à moi, pas vus depuis super longtemps, qui me proposent de les retrouver le lendemain à la JE.
Je n'ai prévenu personne en partant pour la JE, en dehors de Nanou et de quelques copines que je pensais croiser, convaincue que je serai seule la plus grande partie du week-end. Il faut croire que le hasard n'en avait pas décidé ainsi, puisque j'ai finalement passé ces trois jours entourée d'amis et de personnes extra :D
C'est tout pour ce soir, la suite très bientôt ^o^
22 juillet 2009
Vendredi 3 juillet
Voilà, c'est le grand jour. Malgré mon manque de sommeil, je n'ai aucun problème pour me lever tant ma hâte est grande. Toutes mes affaires sont déjà prêtes, ainsi que mon plan (voir billet précédent). En effet, ayant moyennement envie d'attirer l'attention dans un quartier qui m'est inconnu, j'opte pour la décision suivante: partir en fringues "normales" de la maison, et me changer dans les toilettes de la gare où je prends une correspondance.
Par bonheur, les toilettes en question seront du type payant, c'est-à-dire régulièrement nettoyées et avec toute la place qu'il faut pour se changer. Malgré les frais d'entrée, on viendra manipuler la poignée de ma porte, une première fois au bout de cinq minutes, une deuxième deux ou trois minutes plus tard... Comme il n'y avait absolument personne qui attendait, je suppose que c'était une femme de ménage... Mais avouez que, pour mettre bloomers + jupon + chaussettes + jupe-corset + caraco + chemise + souliers, sans oublier d'enlever les autres vêtements, cinq minutes cela fait quand même court. En sortant, je me suis pris une réflexion bizarre de la part de la femme de ménage... Puis on s'est quasiment faites virer avec L. lorsqu'elle a voulu prendre une photo de moi en étant encore à proximité des WC... Enfin bon, passons...
Ce qu'il y a de génial avec les conventions manga & co, c'est qu'il y a un moment où tu n'as plus besoin de chercher ton chemin: il suffit de suivre les oreilles de chat et les costumes bizarres. J'ai dit au-revoir à L. sur le quai, en la remerciant encore pour tout (la maison, le miam, et même les tickets de RER O_o) et j'ai rejoint la masse fun et colorée (mêlée à celle, moins fun, qui allait jusqu'à l'aéroport Charles de Gaulle).
Déjà à la fin du trajet, je me préparai mentalement et physiquement à une file d'attente monstrueuse: au Mang'azur, sorte de mini-japan-expo à Toulon, elle avait durée 2h30, alors je n'osais même pas imaginer celle de Paris. Mais en fait, pas tant que ça, du moins pas à l'heure à laquelle je suis arrivée (9h environ): je n'en ai eu "que" pour deux heures, dont la moitié à l'abri du soleil car dans un immense hangar (et des barrières, toujouuuurs des barrières, à te rendre dingue 0_°). Et cela passe relativement vite lorsque l'on s'amuse à zyeuter tous les costumes.
Puis entrée dans le "vrai" hall. Woaw, c'est grand. Mais, bizarrement, je ne me suis presque pas perdue, alors que j'étais seule et sans boussole.
Je voulais au départ assister au défilé de mode "jeunes créateurs", mais je n'ai finalement pas eu le courage de courir jusqu'à la scène principale pour arriver à temps. En plus, j'étais investie d'une mission : apporter à François quelques exemplaires du Metro du matin, numéro dans lequel est paru un article sur les ambassadrices Kawaï.
Le stand des illustrateurs lolita semblait avoir été déserté: l'une partie et pas encore revenue, deux autres apparemment en retard... Il ne restait plus que François. J'ai profité de ce moment de calme pour acheter quelques menues choses, notamment des cartes et un papier à lettres de Kari Miaki (dont j'adore les illustrations *_*) (je mettrai des photos à la fin, promis).
En attendant Nanou et son cousin, je suis allée faire un tour dans le "village Jeunes Créateurs". Nanou est au départ une copine de ma mère, mais elle est cent fois plus drôle que la masse des insipides et ennuyeux adultes que je connais. La preuve: elle vient à la Japan Expo ^-^
Plus tard, j'ai encore refait le tour de ce "village", et à chaque fois j'y voyais des choses nouvelles: des bijoux faits main, des choses cousues et originales, et beaucoup de fanzines, de cartes, de badges, etc. Je suis aussi rapidement passée du côté "Harajuku - Laforet" mais, inlassablement, que ce soit devant des illustrations ou des fringues, mon porte-monnaie me rappelait que, non, je ne pouvais pas... Sniouuuf T___T
Quelques petites photos, cependant:

En suivant le sens de la lecture: vue générale des stands Harajuku Laforet / stand Black Peace Now / stand Algonquins / stand Metamorphose / stand Angelic Pretty / stand Chantilly - Atelier Pierrot.
Enfin, Nanou est arrivée, on est passées faire un coucou à Mina, puis direction LE COSPLAAAY ^^
Nous avons trouvé des places pas trop loin de la scène, mais malheureusement il m'aurait fallu un très bon zoom ainsi qu'une appareil qui fasse de supers réglages tout seul pour parvenir à faire un cliché correct. Après quelques essais ratés, j'ai laissé tomber... MAIS heureusement, pour pallier ce manque vous pouvez vous rendre à cette adresse ^^
Il y avait un peu de tout, beaucoup de costumes magnifiques. C'était la première fois que je pouvais assister "en vrai" à du cosplay de haut niveau. J'avoue que cet univers me fascine: cela n'a plus rien à voir avec le déguisement, il s'agit de faire "vivre" un personnage, de l'incarner au sens propre du terme.
J'ai été particulièrement impressionnée par le tout premier cosplay, un groupe de héros et de méchas (par contre, je ne connais pas le manga de référence ><). Le cosplay Dora l'exploratrice et Jack-Sparrow/Michael-Jackson m'ont beaucoup fait rire. Et puis j'avais hâte de voir ce costume-là (*_*) en vrai, car cela faisait des semaines que je suivais sa "construction" ^-^
A la pause, Nanou et son cousin sont partis et je suis restée pour la deuxième partie: le cosplay spécial CLAMP, avec un jury très spécial puisqu'il s'agissait des Clamp en personne ! Si le premier défilé était parfois mitigé (tous les cosplays n'étaient pas excellents, et les prestations, surtout celles des groupes, pas toujours terribles :/), tous les costumes présentés ici étaient vraiment fabuleux. Encore une fois, vous retrouverez toutes les photos ici ^^

Je n'ai pas pu rester jusqu'au bout, alors voilà une photo prise en partant, pour essayer de montrer l'immensité de la salle et son "remplissage": on aperçoit les trois écrans géants, et tout au fond, la scène. Pas assez de chaises pour tout le monde, donc il vaut mieux arriver en avance.
Après ce voyage hors du temps, j'ai rejoint Nanou et son cousin. Nous avons fait quelques stands BD-mangas, quelques stands traditionnels puis, rapidement, une partie de la branche jeux vidéos/ jeux de rôles/ GN/ etc.
Bon, ok, ça ne fait pas toujours "Japon"... Entre le Grimeur et ses oreilles d'elfe et l'Atelier de Sherwood, on se demande presque si ça va pas finir en marché médiéval ^^
Le temps est passé très vite. Mes deux coupaings ont dû partir, et n'ayant pas encore (trop) idée des heures de pointe j'ai continué à traîner un petit peu. Je suis retournée voir François, qui a été rejoint par Fumiko (designer des marques Chantilly et Atelier Pierrot). C'est à ce moment-là, c'est-à-dire vers 19h, que Fumiko m'a demandé si je pouvais aider à tenir son stand le lendemain-même, car il manquait une vendeuse :) :) :)
Je pense que ce sont toutes ces bonnes choses qui m'ont donné la force de rentrer: le retour a pris deux bonnes heures (contre moins d'une à l'aller), car tous les RER étaient bondés ou mettaient du temps à redémarrer (des gens coinçant les portes...). Mes ampoules me faisaient souffrir et mon cerveau commençait à me rappeler par la voie de l'hypoglycémie que mon repas de midi avait été constitué en tout et pour tout d'un cookie (de ma réserve) et de quelques biscuits (chipés à Nanou).
Mais j'ai tenu bon et suis rentrée saine et sauve à l'appartement, après être repassée par la case WC pour me changer. Une fois passé le palier, tout n'était pas encore fini, car il fallait: 1/ laver mes vêtements (et n'ayant ni bassine ni lessive sous la main, j'ai dû faire avec les moyens du bord =_=), 2/ prendre une énorme douche, 3/ se nourrir, 4/ préparer les affaires pour le lendemain. Ah, oui, et dormir, aussi.
C'est tout pour aujourd'hui, la suite demain ^-^
20 juillet 2009
Deux semaines plus tard...
Mon blog commence sérieusement à s'ennuyer, mais c'est qu'avec ce fichu mémoire je n'ose plus prendre le temps d'écrire. L'heure est grave: plus de deux semaines après la fin de l'évènement, alors que tout le monde a déjà posté ses photos sur Flic-air et sur Faith-bouc, toujours aucune nouvelle de la Japan Expo ici.
Il était temps d'agir... Vous aurez donc, ces prochains jours, un résumé de chacune de mes journées passées à Paris du 2 au 5 juillet. Un résumé par jour, pour faire durer le suspens. Et comme je ne me fais absolument pas confiance pour ce qui est de la régularité des billets, eh bien je vais tous les écrire entre aujourd'hui et demain. Comme ça ce sera fait.
See you...
05 mai 2009
6ème Printemps du Japon en Pays d'Aix: site internet et programme
La prochaine édition du festival "le Printemps du Japon" a enfin un site ! Et une affiche ! Et un programme !...

www.mdjm.org
(pour "Maison du Japon en Méditerranée")
Vous pouvez directement télécharger le programme en .pdf >>>ici<<<.
Le seul évènement auquel je suis pour l'instant sûre d'assister, c'est le défilé du samedi 16 mai. D'ailleurs, à ce propos, le programme indique "défilé de jeunes créateurs japonais", mais dans le lot il n'y a que Chantilly, Atelier Pierrot et Silfide Rosa qui soient des marques japonaises (la créatrice des deux premières, Fumiko, sera d'ailleurs là). Ce sont des marques de style "lolita".
Mushi no Kokoro a un nom japonais ("coeur d'insecte"), a un style très jap' (d'inspiration visual kei, entre autres) mais sa créatrice est française (ce qui n'empêche pas que les fringues soient super stylées) (en plus, elle est très gentille, la créatrice) (bon ok, j'arrête la pub xD).
Je connais un peu Imperatrix depuis la Chibi Japan Expo Sud (Marseille). C'est également français.
Quelques ateliers m'intéresseraient bien, comme la cérémonie du thé et l'ikebana. J'aimerais bien aussi participer à la cuisson d'un bol, le soir du 28 mai (cuisson nocturne d'un bok "raku") ! Pourquoi ? Parce que je suis en voie de devenir céramologue, donc tout ce qui a un lien avec la céramique m'intéresse forcément :D
J'ai déjà vu deux fois le Bamboo Orchestra, lors de la Chibi JE Sud (puis ils sont repassés au Mang'azur... ils sont partout !). J'ai bien aimé quand ils tapaient sur de gros tambours, moins quand c'était avec leurs xylophones. Donc je ne pense pas y retourner, surtout que c'est un peu cher pour mon budget.
Il y a aussi une adaptation de "Don Juan" en théâtre Nô, par des lycéens (option renforcée "théâtre") encadrés par un comédien professionnel. Ca peut être intéressant. Tant qu'à faire que la ville d'Aix-en-Provence possède LA seule vraie scène Nô (au monde) qui ne soit pas au Japon...
Voilà, cela fait déjà pas mal de choses. Si vous avez un site internet, mettez le lien vers le site: plus il y aura de liens et plus les gens tomberont facilement et rapidement sur le bon site ^^
04 mai 2009
Deux violettes noires à Aix
Eh voui, elles étaient bien là vendredi soir... Les Kokusyoku Sumire, après une prestation détonante au Printemps de Bourges (pour comprendre l'effet que ça a dû faire, il faut imaginer un public, composé à 80% de fans de Benabar, qui se retrouve face à deux lolitas déjantées, coiffées de perruques géniales, chantant "l'amour est enfant de Bohème" en Japonais, puis en Franponais...) et deux-trois concerts à Paris, ont trouvé le temps de se poser à Aix-en-Provence, la veille de leur passage à Toulouse avec la Tokyo Decadance.

Ci-dessus: KS à Bourges. Photo: le Monde.
Moi aussi j'y étais, malgré l'attaque-surprise d'un virus sorti d'on-ne-sait-où, juste l'avant-veille. Mais j'aurais pu choper la grippe du cochon, du pigeon, ou de la loutre, j'y serais allée.
En dépit de ma campagne de pub, je n'avais réussi qu'à ramener ma mère (devenu fan en écoutant les CD dans la voiture) et traîner mon n'hôm (devenu fan pendant le concert). Pour les autres intéressés, pas de chance: qui est en Auvergne, qui a un repas familio-diplomatique, qui a été punie par son père, qui m'appelle à 19h pour me dire qu'elle aimerait qu'on passe la prendre (alors que nous sommes déjà à Aix), qui bosse dans un restau qui ne ferme pas le 1er mai, etc...
Nous étions devant la salle une heure avant le début du concert, ce qui nous a laissé le temps d'aller manger un sandwich grec au Samos (et de nous faire arnaquer d'un euro, au passage...). L'attente fut longue, surtout avec Cyril qui n'arrêtait pas de râler toutes les 5 minutes: "Bon ça ouvre quand ??".
Le concert avait lieu au Pachamama. Ne cherchez pas dans vos vastes connaissances des salles de concert du coin: il s'agit d'abord d'un restaurant, mais qui se transforme de temps en temps pour accueillir un quintet de jazz, un groupe de bossa-nova, etc. Il n'y avait que 50 places (d'où mon envie d'arriver tôt, car comme le dit Murphy: ON NE SAIT JAMAIS*), dont peut-être 20 assises, le tout dans un sous-sol étroit mais bien aménagé. Du coup, c'était plutôt "intimiste". Pour nous, ça allait, on était entrés assez tôt pour choper des places-canapé :p
Et là... on dira merci au téléphone portable de Mina pour ces quelques clichés souvenirs. Dans des cas comme celui-ci, on amène FORCEMENT son appareil photo, mais il y a eu quelques bugs ce jour-là et on s'est retrouvés avec pas d'appareil du tout.
Ok, on voit pas grand-chose... Faut dire que la photo est même passée par Fesse-Bouc... Mais c'est mieux que rien.
Attentioooon, Sachi, ta perruque va toucher le plafond !!
J'étais très près donc j'ai pu voir distinctement les atours de Yuka, la soprano-pianiste-accordéoniste, et de Sachi, la violoniste-2° voix, étrange mélange de robes roccoco, de bas rayés façon Alice au Pays des Merveilles, de perruques parsemées de papillons, de dentelle blanche, de faux-cils, etc... J'ai pu suivre leurs phalanges sur les cordes et sur les touches, écouter chaque note (si belle, si juste) vibrer dans l'air, suivre intensément chaque mélodie (je ne les connaissais pourtant pas toutes), rire, sourire.
Ce fut magique, tout a semblé passer comme un éclair. Nous avons même chanté "Au Clair de la Lune" avec elles (à peu près tout le monde était largué au-delà du deuxième couplet xD).
J'ai été frappée par leur réel désir de communiquer. Notamment parce que, en y repensant, ce désir est exactement le même de mon côté. Mais la barrière de la langue finit par revenir, inlassablement. C'est pourtant trop mignon d'entendre: "La plochaine chanson, c'est 'chéval de ciruc'" ^^
Après le concert, tout le monde a pu demander toutes les dédicaces qu'il voulait, sur son affichette ou son CD fraîchement acheté (comme mon n'hôm). J'avais laissé mes propres disques à la maison craignant 1/ de les abîmer, 2/ de faire le boulet en demandant mes signatures. Mais j'ai quand même eu droit à mon affichette signée :o)
Les photos aussi allaient bon train.

(j'ai censuré parce que mon n'hôm n'aimait pas sa tête dessus)
(oui, il a même acheté un disque !!)
Nous avons laissé le duo et toute l'équipe prendre un repos bien mérité et sommes allés boire un coup avec Mina. 
-> ça c'est moi devant l'Elfike (le truc que j'ai dans les bras est un ours-lapin, accessoirement un sac-à-dos).
En bref: une soirée géniale. J'espère qu'elles reviendront !!!
* en réalité, Murphy n'a jamais sorti ça. Ou peut-être que si, mais on s'en fiche. C'était juste par rapport à la LOI DE MURPHY, you see ?

















