Llewella's home

Quelques fragments de ma sphère.

24 avril 2009

Un anime bien: Natsume Yujin Chô

    Olah, cela fait longtemps que je n'ai pas parlé d'anime qui m'ait plu... Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué: Code Geass - Hangyaku no Lelouch, Macross Frontier, Terra e, Vampire Knight, Clannad, EF, Sola, Mushi-shi, Ergo Proxy, etc, etc..... Si j'ai le temps, peut-être en parlerai-je. En attendant, je présente un de mes gros coups de coeur: Natsume Yujin Chô (vous trouverez aussi écrit Natsume Yuujinchou, ou Yuujin Chou, etc).

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L'histoire

    Natsume Takashi aurait pu être un lycéen à la vie tout-à-fait paisible si... il n'avait pas la faculté de voir les yokai* depuis sa plus tendre enfance. Il tire cette "malédiction" de sa grand-mère Reiko, décédée depuis des années. Ce que Takashi ne sait pas encore au tout début de la saison 1, c'est que sa mamie ne lui a pas seulement légué ce pouvoir: elle a également laissé derrière elle un ouvrage particulier, le "Livre des Amis", un carnet qui lui servait à écrire le nom des Yokai qu'elle défaisait (en gros: tous les yokai qu'elle croisait).

    Or, des années plus tard, il se trouve que toute cette peuplade de yokai, dont la région semble grouiller (peut-être est-ce dû à la proximité de la forêt ?), a bien un désir: récupérer son nom, peu importe le moyen. Mais Reiko étant morte, il ne reste plus à Takashi qu'à rouvrir le Manuscrit des Amis et à rendre aux esprits ce que son aïeule avait pris. Ce sera probablement long, mais Natsume est bien décidé, et il est en plus aidé de Nyanko-sensei, dont la forme de maneki neko ne doit pas tromper: il est en fait très puissant ! (même si, c'est vrai, il a eu peu tendance à passer ses soirées dans les beuveries et à manger n'importe quoi...)

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Mon humble avis

    L'histoire rappelle xxxHolic, mais l'ambiance se rapprocherait plus de Mushi-shi (en moins lent et moins mystérieux): ici, pas d'écolière au décolleté plongeant ni de combat à l'épée bâtarde.

    Chaque épisode est une nouvelle rencontre avec un yokai, une nouvelle intrigue qui nous dévoile un peu plus le fonctionnement de ce monde pourtant parallèle à celui des humains. Certains esprits sont extrêmement attachants (je pense notamment à Nyanko ou à l'enfant-renard), tandis que d'autres sont ambigüs, menaçants voire carrément dangereux (l'épisode 12 de la saison 1 m'a vraiment faite flipper :S). Cela rappelle un peu l'ambiance des Miyazaki, notamment le Voyage de Chihiro, avec tout ce peuple d'esprits pas toujours très recommandables, mais jamais entièrement bons ou entièrement mauvais. Autre point qui rappelle Miyazaki ou Mushi-shi: l'importance de la nature, à laquelle les yokai sont intimement liés.

   L'auteur a su agréablement mêler superstitions, légendes et vie quotidienne, le tout sur une BO simple mais belle. Beaucoup de poésie et de légèreté, bref j'ai adoré ^^ J'ai terminé de visionner la première saison il y a quelques mois, et j'ai hâte de commencer la saison 2.

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    Le manga semble être sorti en France sous le nom "Le Pacte des Yokai". Je ne l'ai pas lu, mais une critique de Planète Japon trouvait la série assez "fade". Je ne sais pas ce que cela donne, en tout cas depuis que j'ai vu l'anime j'ai très envie de lire les deux tomes de Yokai, dictionnaire des monstres japonais, sortis chez Pika éditions ^^'

*créature/ esprit/ démon... au Japon, c'est un peu tout cela à la fois

Quelques screenshots (la plupart provenant du premier épisode):

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29 août 2008

Mario Automatique

Mon n'hôm m'a fait découvrir ça hier. Sûrement le fruit d'un Japonais qui s'ennuyait grave.

Le principe est le suivant: créer un niveau de Super Mario Bros où notre petit plombier fera le niveau tout seul comme un grand, sans que le joueur ait besoin de toucher une seule fois à la manette. Cela donne par exemple ça:

Mais le must, ça reste de créer un niveau d'Automatic Mario synchronisé avec une musique ! Admirez un peu le travail:

Ils sont fous ces Jap'.

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20 août 2008

A tous les gens qui ont ou ont eu un chat

Récemment, je suis tombée sur une vidéo de Simon's Cat que je ne connaissais pas encore ^^

J'adore ce minet très tête-à-claques: un air légèrement stupide, un miaulement doux mais agaçant... Je le trouve très réaliste !

Pour ceux ou celles qui auraient loupé les premières, les voici:

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13 août 2008

Un peu de sci-fi siouplaît

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    Je voulais poster ici quelques mots au sujet de mon dernier coup de coeur cinématographique... Je vais très rarement au cinéma donc, lorsque ça arrive, c'est que j'ai choisi un film que j'ai vraiment très envie de voir. En ce qui concerne ma dernière virée, aucune déception: le dernier Pixar/Disney est un petit bijou. WALL-E, c'est l'histoire d'un petit robot qui a été créé par une grande société dans un grand projet de sauvegarde de l'humanité. Le hic, c'est que ce Wall-E constitue aussi le dernier semblant de vie à animer la surface de la Terre.

    Tout le film est atrocement mignon, rigolo et tendre: les robots, les multiples cliquetis/ crissements/ bruits mécaniques, les interactions entre les personnages... Mais ne vous méprenez pas sur l'aspect-dessin-animé-pour-enfants: les actions se déroulent sur fond de terre polluée et abandonnée; la planète bleue n'est plus qu'une gigantesque poubelle condamnée à l'oubli. Que faire des déchets ?? Il est à présent un peu tard pour se poser la question... Et tout ça, c'est sans compter la rencontre avec l'homo obesis, descendant direct de l'homo consommans. J'ai trouvé la vision presque cauchemardesque :-/ Je ne peux malheureusement pas en dire plus, car je risquerais de rentrer dans le spoil.

    Je ne suis pas sûre que rentrer dans un multiplexe climatisé comme un frigo, s'affaler dans son siège géant avec des pop-corns à la main et regarder ce film en mâchonnant bruyamment puisse éveiller chez l'humain moyen la flamme de l'écologie. Je n'y crois même pas du tout, d'autant plus que Wall-E reste un film pour enfants, donc avec des normes à ne pas dépasser. Mais j'admire quand même la délicatesse du geste et la beauté du message

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03 juillet 2008

Un anime sympathique...

... mais dont on pourra fort bien se passer.

Kiba


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L'histoire

    L'histoire débute dans une ville morne, grise, sale, appartenant au monde de "Calm". Aucun vent n'y souffle jamais. C'est là qu'habite Zedd, quinze ans, jeune garçon impulsif, turbulent mais surtout mélancolique. Dans cet univers morose et étouffant, seul son ami Noah, un garçon chétif, semble le comprendre. Son dernier parent reste sa mère, mais celle-ci est plus ou moins réduite à l'état de légume dans un lit d'hopital.
    Vient un jour où les rêves de Zedd commencent à s'agiter: du plus profond de son esprit, une forme ailée semble l'inviter à la suivre, mais disparaît presque aussitôt... Ce n'est que le signe avant-coureur d'un évènement inouï et inespéré: suite à des évènements d'une nature douteuse, le jeune garçon se retrouve aspiré vers un monde nouveau, un pays où le ciel est clair et où le vent souffle.
    Ce monde ("multi-monde, pourrait-on dire) regorge de personnages aux pouvoirs particuliers: les Shard Casters. Ceux-ci, en plus d'être des guerriers émérites, peuvent convoquer leur Spirit, sorte de monstre qui, en vérité, reflète l'âme de son possesseur.
    Devant une telle puissance, Zedd ne peut que désirer ardemment devenir l'un de ces guerriers. Il ne sait pas encore qu'il possède naturellement ce type de pouvoir, ni qu'une très grande aventure l'attend. "Grande", car la série fait tout de même 51 épisodes... De quoi largement explorer tous les pays à disposition, rencontrer des princes et des tyrans, se faire tantôt aimer, tantôt trahir, découvrir les secrets qui régissent le monde et son destin.

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Mon avis

    Je n'aurais jamais eu l'idée de commencer une série comme celle-là si mon n'aimé ne m'y avait pas forcée invitée; en effet, l'histoire ne me semblait pas paliptante, et le dessin un peu gamin... Au final, Kiba n'est pas LA série du siècle, ni celle de 2007, mais elle se laisse agréablement regarder. L'atout majeur (qui peut cependant décourager à première vue) est le nombre d'épisodes (51), car l'histoire est ainsi largement développée (sans toutefois partir dans des choses très compliquées), avec ses pays, ses personnages, ses intrigues, etc. L'idée générale de Kiba concerne la soif de pouvoir des hommes et ses conséquences, thème classique mais loin d'être épuisé. Un point vraiment négatif, par contre: le personnage principal est parfois une vraie tête à claques !!

(désolée pour la taille des images, mais il y en a peu sur la toile)

[EDIT: un nouveau sondage depuis hier !]

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01 juillet 2008

Seirei no Moribito : Le Gardien de l'Esprit Sacré

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L'histoire

    La légende de la fondation du nouvel empire Yogo raconte qu'il y a de cela un siècle, un héros, Torgal, vint en aide au peuple Yakue en débarrassant le pays d'un démon qui asséchait les eaux. Le combat fut long et rude, mais les vaillants soldats de Torgal parvinrent à abattre le monstre. Le héros fut alors proclamé empereur et engendra une dynastie au destin brillant.

    Cent ans plus tard, une garde du corps d'une trentaine d'années, Balsa (ou Barusa suivant les transcriptions) est mandée en secret auprès de la seconde impératrice. Celle-ci la supplie de protéger son fils, Chagum, des tentatives d'assassinat de son propre père. Il s'avère en effet que le jeune garçon est possédé par ce même démon qui assécha les terres il y a un siècle de cela; afin de ne pas mettre son peuple en danger, l'empereur a pris le décision de mettre fin aux jours de son fils.

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    Commence alors pour Balsa, lancière au passé mystérieux, et le jeune Chagum, prince-enfant encore ignorant du monde "extérieur", à la fois une fuite et une quête: il s'agit d'abord d'échapper aux redoutables assassins du prince mais également de découvrir ce qui possède réellement l'enfant, et pourquoi. L'aventure sera longue et pleine d'embûches, mais Balsa est à la fois rusée, courageuse et forte; elle a juré de ne pas mourir avant d'avoir accompli sa promesse et semble prête à tout pour protéger l'enfant. Leurs pérégrinations les mèneront bien plus loin que ce qu'ils auraient pu imaginer: à l'orée du monde des esprits et plusieurs siècles en arrière.

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Mon avis

    Coup de cœur du hobbit !! Si, comme moi, vous êtes fatigués des animes qui se passent dans des lycées, des histoires de filles en mini-mini-jupe (et méga-méga-soutifs) ou de mecs dont le pouvoir est clairement visible à travers la taille de sa coup de cheveux, du gore à volonté et du combat entre gros bills, cette série est pour vous ! Je n'avais en vérité pas eu une telle surprise depuis Mushi-shi (que je n'ai toujours pas terminé de voir, d'ailleurs...). Je la déconseille par contre à ceux qui recherchent de l'action à outrance. Il y a de très belles scènes de combat (bien animées, bien rythmées et réalistes), certes, mais il y aussi de grandes périodes de calme qui se concentrent sur la nouvelle vie de Chagum, les liens qui se tissent entre les personnages. Les découvertes ne se font que petit-à-petit, ne soyez donc pas trop impatients. D'ailleurs, je vous déconseille d'aller lire les synopsis sur internet, car ils sont généralement allègrement bourrés de spoilers.

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    Qu'est-ce qui charme dans cette série ? Eh bien, à peu près tout, je dirais. L'histoire a déjà des éléments que le hobbit affectionne: une femme guerrière au noble cœur, très talentueuse et loin de tous les clichés de la barbare en string de mailles ; de la "magie" mais pas au sens vulgaire du terme, plutôt une forme de merveilleux, courant des les cultures asiatiques, où les phénomènes fantastiques ne sont pas inacceptables et cohabitent même avec les hommes (la frontière qui sépare le monde des esprits de celui des mortels est en effet perméable, parfois floue); des personnages peu nombreux mais attachants. Enfin, un élément qui n'est pas des moindres: tous les détails concernant la vie quotidienne, les célébrations, la vie au palais, les costumes, la cuisine... sont d'un réalisme saisissant. Ceux-ci sont avant tout inspirés de la Chine médiévale et donnent à Seirei no Moribito une vie qui fait souvent défaut dans les autres séries.

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    Ajoutez à cela une OST formidable, signée Kenji Kawai (dont j'avais déjà admiré le talent dans Avalon, Ghost in the Shell: Innoncence et Fate Stay Night), qui est un savoureux mélange entre le style le plus délicat du compositeur et des sonorités chinoises, ainsi que des décors splendides qui sont l'œuvre de Yusuke Takeda, et vous obtenez un anime de toute beauté. Anime qui n'est pas sans soulever un certain nombre de questions, comme par exemple au sujet de la "colonisation" de Yogo et de l'implantation de nouvelles croyances, ou encore à propos du geste de l'empereur, qui prend la décision de sacrifier son propre fils...

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Lien vers le trailer de la série:
Lien vers le site officiel:



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22 février 2008

I am legend

 

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    Parce je commençais à avoir pas mal de bons échos de ce film, j'ai décidé, pour une fois, de me rendre au grand multiplexe de ma ville et d'y débourser 7€ et des poussières... (oui, oui, avec la réduction étudiant...)

    Entre temps, j'avais profité d'une nuit d'insomnies pour dévorer le bouquin de Richard Matheson. Même que je me le suis acheté en poche, alors qu'il paraît qu'on a une édition Delux' qui traîne dans un placard. Attention, je n'ai pas dormi pour pouvoir lire le livre : c'est parce que je ne dormais pas que je l'ai lu. Avec seulement quelques heures de sommeil, j'étais un peu dans les choux pour mon cours d'informatique le lendemain, mais au moins j'avais la satisfaction d'avoir terminé un chef d'œuvre du fantastique (ou de la science-fiction ? attribuer un genre est parfois délicat) et je pouvais tranquillement aller visionner la bobine : car je n'aime pas trop lire un livre après avoir vu l'adaptation cinéma, je préfère l'inverse.

    En ce qui concerne le livre tout d'abord, je crois avoir rarement lu quelque chose d'aussi "tripant". Il est court et se lit vite, il n'y a aucune longueur. L'histoire commence avec une des nuits que Robert Neville passe depuis des mois, ces heures durant lesquelles, en dépit des volets clos, il est difficile de garder son calme tant la situation est pesante et les voix venues de l'extérieur abominables.
    Oui, des voix, car dans le livre les "vampires" ont une apparence trop humaine pour les monstres qu'ils sont. Mais Robert n'est pas dupe. Il sait que c'est son sang qu'ils réclament, et que s'il quitte sa maison, il sera immédiatement dévoré.
    Pourtant, Robert est toujours à deux doigts de craquer. Sa solitude totale l'a rendu dépressif, alcoolique et violent. Il se demande parfois si cela ne vaudrait pas mieux d'en finir, d'aller se jeter dans cette masse grouillante qui hurle son nom.
    Chaque jour, les mêmes gestes ponctuent son quotidien, comme changer les gousses d'ail accrochées aux fenêtres, faire le plein d'essence, exécuter le plus de vampires possibles. Robert n'est pas un scientifique militaire, il n'est qu'un pauvre clampin qui ne comprend pas tout ce qui lui arrive. Il se contente de survivre sans réel espoir, avoir de temps en temps une pensée pour sa femme et sa fille qui ont toutes les deux connu des fins atroces.
    Voici quelques éléments qui introduisent la trame du livre, je ne développerai pas plus. Disons juste que je me suis tellement régalée à lire le livre que j'avais hâte de voir ce que donnerait le film, d'autant plus qu'on m'en avait dit pas mal de bien. Adapter tout le roman aurait été trop long mais beaucoup de passages étaient largement aussi intenses qu'un film, donc je trouvais la transition presque normale.

    Dans le film de Francis Lawrence, changement radical dès le début : Robert Neville, incarné par Will Smith, n'est pas n'importe qui, c'est un grand savant qui travaillait dans l'armée; il est riche (ou "était", au vu de la situation de l'économie mondiale...) et en bonne santé. Il a des armes à foison, un laboratoire, une bagnole chic et rapide... et un chien. Car, un héros qui ne parle pas, ça le faisait moyen pour un film, aussi le réalisateur a-t-il choisi de lui fournir un compagnon.
    Dans ce scénario-ci, le phénomène qui a transformé l'humanité est bien connu : il s'agit d'un virus propagé suite à une erreur humaine (à cause d'une femme... voilà ce que c'est que de mettre des incompétentes au ministère de la santé !). Exit toutes les ressemblances avec une certaine créature mythique buveuse de sang: ces monstres sont de simples "contaminés" et ne ressemblent plus à des humains. Il reste le fait qu'ils semblent être sensibles à la lumière du jour, ce qui là aussi oblige le héros à se retrancher chez lui coûte que coûte avant le coucher du soleil.
    Le film est composé en grande partie de vues étonnantes de New-York, ville déserte et à l'abandon qui n'est plus habitée que par des animaux et des contaminés. La cité semble avoir trouvé un certain état de calme sans l'humain, si bien que Robert apparaît comme un intrus. Comme si un certain ordre naturel régissait le lieu, on sent que la fin du personnage approche lentement et qu'il finira bientôt par disparaître, laissant la ville entièrement calme. Car en dépit de sa force physique et de son intellect, la déchéance du personnage a déjà commencé.

    C'est là le point fort, exceptionnel, du film: l'interprétation de Will Smith. Qui l'eût cru ? L'acteur nous avait habitués à des rôles "tape-à-l'œil", des héros à qui tout réussit et qui "se la pètent". Rien à voir ici: Robert Neville est un homme comme les autres en dépit de son rôle important dans l'armée, un homme qui a peur et que la solitude est sur le point de rendre fou. Le jeu de Smith est impeccable et surprenant : il pleure, gémit, frémit, hurle... J'ai été agréablement surprise, moi qui avait d'abord soupiré lorsque j'avais appris que c'était lui qui avait décroché le rôle. Comme quoi : il ne faut pas parler trop vite !

    A présent, en ce qui concerne les points que j'ai le moins aimé... Je me suis parfois un peu ennuyée, si le film avait été plus long je pense que j'aurais pété un câble (il dure 1h40, ce qui n'est pas bien long pourtant). Filmer des scènes sans tension n'est pas trop mal, mais il y en avait trop à mon goût.
    Ensuite, l'adaptation du texte de Matheson peut être discutée. J'ai finalement été un peu déçue que tout soit revu à la "sauce américaine actuelle" : le héros a un statut important et des moyens ; il n'y a plus le côté mythique du vampire, ce qui relègue l'œuvre à un simple film de "contaminés" (moins fun que les zombies, selon moi); il n'y a plus l'ambiance glauque du roman, instaurée entre autres par le fait que les infectés aient encore l'apparence des personnes que Robert a connues...
    Le développement et la fin n'ont absolument rien à voir si l'on regarde le livre ou le film, et c'est là que l'on se rend compte que l'adaptation a vraiment été faite de manière à rejoindre la tendance "états-unienne". Sans spoiler, je dirai que dans le premier on a un personnage sans espoir et une histoire dans laquelle toute dimension religieuse est finalement absente tandis que dans le second on a un "héros" et tout l'arrière-plan Dieu, les hommes, toussa... L'histoire de Matheson était finalement peut-être trop désespérée pour Lawrence ou bien pas assez "actuelle" (le roman date tout de même de 1954 : à cette époque, les amateurs de science-fiction affectionnaient d'autres thèmes, d'autres idées que les réalisateurs d'aujourd'hui).
    En conclusion, je retiens que le film était "pas mal" et que c'est surtout l'interprétation de Will Smith qui en fait un bon film. J'en attendais peut-être trop, puisque l'on m'en avait dit beaucoup de bien et que j'avais adoré le livre... Dans tous les cas, je ne regrette pas de l'avoir vu, mais ça n'aurait peut-être pas été plus mal en DVD ^^'


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05 janvier 2008

Cinéma fantastique and co 2008 : la suite

Je complète un peu la liste des sorties de cette année... En commençant par, ta ta taaa :

Indiana_Jones_et_le_Royaume_du_Cr_ne_de_Cristal

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Sortie en mai, réalisation : Steven Spielberg.

On continue avec...

BloodBlood, the Last Vampire - juillet [Chris Nahon]

Une adaptation cinématographique de l'animé du même nom, et dont l'histoire se déroule avant le manga Blood+. Je me demande ce que ça va donner, vu que c'est un film hong-kongais... et que pour l'instant, tout ce que je connais du cinéma de Hong-Kong, c'est Crazy Kung-Fu......

where_the_wild_things_are_Max_et_les_MaximonstresWhere the Wild Things Are - octobre [Spike Jonze]

Je présume que c'est un film pour gosses, mais j'ai bondi en réalisant de quel livre il avait été tiré : le titre en français c'est "Max et les Maximonstres" et c'était un bouquin pour mômes qui me fascinait quand j'étais petite, où le héros (Max, un petit garçon)  voit sa chambre transformée en forêt vivante.

Après, il y a des films dont la production est achevée mais pour laquelle il n'y pas encore de date de sortie...

queenkiraThe Power of the Dark Crystal

La suite longuement attendue du premier film (Dark Crystal, sorti en 1982)..... Rien de plus à rajouter !





mirrormaskMirrorMask [Dave McKean]

L'histoire d'une adolescente piégée dans un monde 'merveilleux'... Je n'ai vu que quelques images du film, celui-ci semble s'annoncer très onirique. Il a été tiré d'un roman de Neil Gaiman.




PhantasmagoriaPhantasmagoria [Marilyn Manson]

La rencontre de Lewis Carroll et de M.M. ? Je suis plutôt curieuse de voir ce que ça peut donner.


black_sheepBlack Sheep [Jonathan King]

Des moutons mutants en Nouvelle-Zélande ! Muahahaha, ça s'annonce très très bien :)






in_the_name_of_the_king_a_dungeon_siege_taleIn the Name of the King - a Dungeon Siege Tale [Uwe Boll]

Dans la famille "l'adaptation des jeux vidéos", je vous demande Dungeon Siege ! Ils ne savent plus quoi adapter, on dirait. Et c'est par le réalisateur d'Alone in the Dark (encore une adaptation de jeu vidéo), dont on ne m'en pas dit beaucoup de bien.

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02 janvier 2008

Rapide aperçu de ce que 2008 nous réserve de bon en cinéma "imaginaire"

J'ai essayé de voir un peu ce qu'il y aurait d'intéressant cette année question films SF, fantasy, fantastique and co. Comme d'habitude, on a droit aux habituelles oeuvres mettant en scène la fin du monde (Cloverfield, the Happening), les films d'horreur avec de grosses bébêtes (Cloverfield à nouveau, Alien vs Predator la suite, Day watch), les remakes de films asiatiques (the Eye), les adaptations de comics (Hellboy 2, Iron Man), les éternels films ou animations pour enfants avec des bestioles toutes mimi-mignonnes (les Chasseurs de Dragons, le Dragon des Mers, Wall-E...), etc, etc. Dans tout ce fourbi, j'ai sélectionné quelques sorties qui sont ou pourraient s'avérer intéressantes (les trois premiers de la liste sont ceux qui me bottent le plus ; les autres, c'est du mwar-bof-pourquoi pas...).

sweeney_toddSweeney Todd [Tim Burton - 23 janvier]

Forcément, je me dois d'aller voir le dernier Tim Burton... Une sombre histoire de vengeance, de barbes et de pâtés en croûte.





the_dark_knightThe Dark Knight [Christopher Nolan - 20 août]

La suite de Batman Begins. J'avoue être un peu décontenancée par ce Joker à tête de SDF qui aurait abusé des kits de maquillage pour enfants. Mais j'avais bien aimé le premier volet, j'irai donc volontiers voir la suite.




hellboy_2_golden_armyHellboy 2 : the Golden Army [Guillermo del Toro - 10 septembre]

Je n'ai pas vu le 1 car à l'époque je commençais à en avoir marre des adaptations de comics. Mais il paraît selon certains que cette adaptation-ci fut une des meilleures jusque-là... Alors, en attendant les Montagnes Hallucinées du même réalisateur, je pense m'intéresser un peu plus à ce héros tout rouge.



death_noteDeath Note : the Last Name [Shusuke Kaneko - 9 janvier]

Ah ben tiens, il sort dans une semaine celui-ci. Je ne m'attends pas vraiment à une réussite, j'ai même entendu dire que c'était bien pourri. Mais en tant que fan de l'animé, j'aimerais bien y jeter un oeil (mais ce sera en divx ou en dvd, pas au cinéma, hein).




10000BC10,000 BC [Roland Emmerich - 12 mars]

Une aventure au temps des mammouths et des lions des cavernes par le réalisateur d'Independence Day, Godzilla et le Jour d'Après. Haha, ça sent la daube, mais j'aimerais bien le voir rien que pour faire ma chieuse et relever toutes les incohérences (pré)historiques. Et puis j'aime les mammouths.



spiderwickLes Chroniques de Spiderwick [Mark Waters - 16 avril]

Encore une histoire d'enfants et de monde magique.






narnia_le_prince_caspianLe Monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian [Andrew Adamson - 2 juillet]

Je n'ai toujours pas vu ni lu le premier chapitre et je n'aime pas pas particulièrement les Disney, mais si je m'ennuie pourquoi pas...





wall_eWall-E [Andrew Stanton - 30 juillet]

Encore un Disney mais également un Pixar, Wall-E c'est de la SF de haut niveau : un petit robot perdu dans l'espace qui recherche une maison. N'est-il pas trognon ??





la_momie_3La Momie 3 [Rob Cohen - 6 août]

Oui, ils ont osé faire la suite. Cette fois-ci, c'est une momie chinoise qui se réveille (l'Egypte ne doit plus être à la mode).


[po de tof] Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé [David Yates - 26 novembre]
Le jeune apprenti-sorcier est de retour. C'est l'avant-dernier épisode de la série.

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11 décembre 2007

His Dark Materials : The Golden Compass

    Eh oui, trois jours seulement après sa sortie, le hobbit est allé visionner au cinéma le dernier film gros budget du moment. Je ne suis pas particulièrement fan de me précipiter dans une salle bondée, mais l'occasion s'est présentée, alors pourquoi pas, comme ça c'est fait... Ainsi, bien calée dans un siège deux fois trop grand pour moi, j'ai pu voir la Boussole Dorée de Chris Weitz, qui n'est rien de moins que l'adaptation sur grand écran du premier tome de la célèbre trilogie de Philipp Pullman : A la Croisée des Mondes.
    Petit détail au sujet du titre choisi : le titre original de la trilogie est His Dark Materials, et celui du premier tome, Northern Lights, comme si l'on voulait concentrer l'attention du lecteur sur ce phénomène étrange et central que sont les "lumières du nord". En français, le titre choisi a été les Royaumes du Nord, ce qui tend plus à faire référence au voyage de l'héroïne. Enfin, pour le film, c'est l'aléthiomètre qui a été mis en avant dans le titre, d'où le nom de 'boussole dorée', que je n'aime pas trop, mais bon pourquoi pas...

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    Très bref récapitulatif : l'histoire se passe dans un monde parallèle au nôtre. Qui dit monde parallèle dit évolution différente... Le détail le plus frappant est sans aucun doute l'existence des daemons, sortes de réceptacles de l'âme qui prennent une forme animale et peuvent communiquer avec l'humain auquel ils sont liés. On ne peut imaginer un humain sans son daemon, ce serait à la fois absurde et horrible. Faire du mal au daemon de quelqu'un revient à faire soufrrir cette personne, et vice-versa. Mais attention : il est extrêmement gênant et 'impoli' de toucher le daemon de quelqu'un, c'est quelque chose qui ne se fait pas.
    L'autre évolution parallèle notable concerne la technologie de ce monde. Point d'ordinateur ou de voitures, rien de tout cela n'a été inventé, et les inventions rappellent plutôt les zeppelin et les machines à vapeur. D'autres éléments plus 'magiques' font partie intégrante de ce monde, notamment des sorcières qui volent et ne meurent pas de froid et une société d'ours blancs en armures.
    L'histoire est centrée sur une petite héroïne : Lyra, 12 ans, orpheline et recevant son éducation du Jordan College. En la suivant, on découvre peu à peu que le monde où elle vit est régi par l'équivalent d'une Eglise : le Magisterium, qui est conflit perpétuel avec les érudits de l'époque... Or, il s'avère que les érudits en question sont sur le point de faire une découverte extraordinairement importante mais aussi extraordinairement dangereuse du point de vue du Magisterium. Au centre de ces spéculations se trouve le sujet tabou de la 'Poussière', que le gouvernement semble redouter plus que tout. Des bouleversements importants se préparent, et ces évènements s'organiseraient autour d'une certaine petite fille blonde - du moins d'après la 'prophétie des sorcières'.

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    Ceci n'est que le début d'une aventure fabuleuse et unique en son genre. J'ai pris énormément de plaisir à lire la trilogie de Pullman, aussi j'ai été d'abord enthousiasmée puis dégoûtée d'apprendre qu'un film se préparait. Je suis allée voir le film en sachant à peu près à quoi je devais m'attendre, et c'était à peu près ce que j'avais prévu, à savoir un copier-coller du scénario du bouquin, un casting hors-de-prix, des décors impressionnants mais tout cela sans la 'magie' qui se dégageait de la lecture. Tous les éléments importants du livre sont bien là, mais compacter toute l'histoire en deux heures était bien évidemment impossible, ou alors seulement par quelqu'un d'astucieux. Du coup, comme quasiment à chaque fois que je vais voir une adaptation de roman au cinéma, toutes les scènes semblent trop courtes, superficielles. On dirait que, pour compenser, le réalisateur a essayé de rester le plus fidèle possible à ce que dit le livre, cela en engageant des stars et en faisant créer des décors somptueux. Mais malgré le jeu des acteurs, il y a comme un gros vide : toute la beauté et la poésie de livre sont réduites à néant, le résultat est plutôt terne et sans vie.
    Bon... Tout ça n'est que mon avis personnel, bien sûr. J'ai quand même été contente de voir s'animer Serafina Pekkala et Lee Scoresby sous mes yeux, même si la panthère des neiges de Lord Asriel ressemble davantage à un lynx du point de vue de sa taille et que Pantalaimon a une voix de toon. De plus, ça m'a donné envie de relire le deuxième tome (la Tour des Anges), car j'ai réalisé que je ne me souvenais plus de grand-chose...


affiche

Posté par Llewella à 17:54 - Ce qui s'anime - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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