09 décembre 2008
Raves
Je rêve beaucoup en ce moment. Non, plutôt: je me souviens souvent de mes rêves au réveil ces temps-ci. Et comme je me réveille beaucoup, ça fait beaucoup de souvenirs. Pourtant, trois seulement ont frappé ma mémoire et me sont revenus dans la journée.
Rêve du 1er au 2 décembre (?)
C'était un rêve immense dans une baraque immense mais je ne me souviens que d'un passage: une pièce lugubre, sûrement un grenier, plongé dans une obscurité brune et sale. Tout est en désordre, abandonné. Lorsque j'entre, toute la pièce foisonne de vie: je suis prise dans un passage de chouettes et de grands hiboux, de rats, de mulots, de chauves-souris. Tout ce beau monde traverse la salle, les rongeurs en trottinant ventre-à-terre, les chauves-souris en se cognant doucement aux murs, les oiseaux en battant lourdement des ailes, menaçant de me griffer avec leurs serres puissantes.
Rêve du 4 au 5 décembre
J'ai rêvé d'une œuvre d'art qui était dédiée à la mémoire du génocide arménien (??). Dans une pièce nue, cent cercueils noirs (pas un de plus, pas un de moins), alignés et surélevés, assez espacés pour pouvoir circuler entre eux. Le dernier est celui de M.S.a.r.k.o.s.y (je me souviens clairement de son visage à l'intérieur du cercueil, alors que celui-ci était hermétique). Ils sont tous reliés par une seule et même lourde chaîne, qui part du premier et arrive au dernier en suivant un tracé boustrophedon.
Sur chaque cercueil, un téléphone portable à l'écran éteint. Lorsque l'on appuie sur une touche, l'écran s'allume et révèle la photographie d'un squelette, ou d'un cadavre. Comme un mini-cercueil, révélateur de ce que le grand contient vraiment (ou pas ? car c'est une "œuvre d'art"... en fait, peu importe, car dans les rêves ou dans l'art, ce qui est seulement suggéré devient réel).
Toujours sur le coffre noir, des bouts de papier crépon (ou des pétales ?) rouge vif ondulent au grès d'un vent imaginaire. Ils frémissent sans bruit, comme du sang, ou encore un cœur qui palpite.
Rêve du 7 au 8 décembre
Il y a quelque chose qui ne va pas...
Je suis avec une poignée de gens, des adultes qui me sont inconnus. En face de nous: l'ennemi. "Il" nous détient prisonniers. Mais un de nos hommes possède un flingue, et il ne voudra pas "lui" donner.
Je sais que ça va mal tourner.
D'un simple geste de la tête, "il" fait venir un ado flanqué d'un chien blanc au regard fou. Nous connaissons "sa" manière de penser, et très vite nous comprenons ce qui va se passer: si nous n'obtempérons pas, le chien va sauter à la gorge du jeune, l'un des nôtres, et le tuer sur le coup.
Que faire ?... Agir, vite... Mais deux (trois ?) hommes ont déjà choisi d'agir. Le gars ne veut pas prêter son arme, il veut peut-être pas que ça dégénère. Alors rapidement, froidement, un homme maintient au sol le chien, et l'autre lui explose brutalement le crâne avec le pied.
La violence est inouïe. C'est elle qui m'a sortie de ce rêve. J'aurais aimé pouvoir me détourner de cette vision d'horreur, ne plus voir cette bouillie de cervelle, d'yeux et d'os. Et surtout, inconsciemment, l'idée qui me venait: "il" nous a bien eus. Rien ne nous disait que le chien allait nous faire quelque chose. "Il" a simplement agi par pur sadisme, juste pour voir jusqu'où nous pouvions aller...
18 août 2008
Des gaz et des bestioles
Souvent, j'ai l'impression que mes rêves me dépassent, qu'ils vont au-delà de mon propre entendement. Je ne parle pas de la part d'ombre qu'ils recèlent, qui est directement liée à leur nature, mais de leur logique-même. Il n'est pas rare que, le matin, je cherche à expliquer mon songe à quelqu'un mais que je me heurte à cette difficulté rageante: il s'est passé quelque chose, mais tout est trop complexe pour que je l'exprime. Les évènements et les gestes s'emmêlent et semblent alors me narguer, comme si moi, pauvre idiote, je n'avais pas l'intelligence nécessaire pour comprendre et recomposer la trame. En faisant fi de ce problème, j'essaie de retrouver deux rêves récents...
. Nous sommes une foule de jeunes gens assis ou affalés sur le sol d'une grande salle pleine de lumière (peut-être une vaste salle de classe sans bureaux ?). Il y a une ambiance calme et détendue. J'attrape même une main inconnue, dont je ne distingue pas le propriétaire; notre seul contact, cette main que nous serrons, est chaleureux. Un geste étrange se propage: au lieu de faire la bise à quelqu'un, nous donnons un très léger coup de tête contre la tête de l'autre en disant "mon pote" ou une connerie du genre. C'est cool et sympa.
Entre dans la pièce une femme ronde et plus âgée que la moyenne réunie ici. Elle, est debout. Je sais qu'elle a une place importante ici, mais laquelle ? Un jeune vient gentiment lui prodiguer cette nouvelle sorte de bise. C'est une petite blague et nous sommes tous sûrs qu'elle va trouver ça sympathique. Au début, elle ne réagit pas. Puis son allure se fait légèrement plus sévère. Tranquillement, elle nous fait comprendre que nous lui avons tous manqué de respect par ce geste et que nous serons gazés le lendemain. Elle sort. La stupéfaction s'empare de nous, suivie d'une peur glacée; nous sommes coincés ici. Nous allons mourir, assassinés massivement et légalement.
S'ensuit tout un tas de péripéties complexes... Je me souviens avoir réussi à sortir du lieu, mais pour un temps seulement. Je me retrouve dans la voiture de F., c'est lui qui conduit. Nous traversons un centre-ville. J'ai la vision de la Bridée qui attend dans une petite salle de concert obscure éclairée de quelques spots colorés. Elle est visiblement là pour un concert de metal symphonique japonais, c'est d'ailleurs son style de musique dans mon rêve (XD). Nous arrivons en un lieu que je crois reconnaître... Ce n'est qu'en longeant les couloirs (entre temps, on a dû descendre de la voiture) que je reconnais la fac. Cela me fait extrêmement bizarre de la parcourir, jusque là elle avait comme disparu, comme si je ne pensais pas la revoir un jour. Puis, hop: re-voiture. Nous suivons une route longue et morne, située apparemment pas très loin d'une étendue d'eau. Le lieu est... paumé, désert. C'est le crépuscule. Je suis quasiment sûre d'avoir déjà vu ce lieu dans un autre rêve, un endroit qui semble se situer au bout du monde (pas de connotation exotique; nous sommes arrivés à une fin). Nous commençons à croiser des tas de manèges inanimés. Cela ressemble à des carrousels pour enfants mais en trop grand.
Je suis retournée dans l'endroit où nous sommes cloîtrés (je ne sais pas pourquoi il fallait que j'y sois absolument). Nous essayons d'organiser un plan pour nous échapper (?). En permanence plane la peur que la femme débarque sans crier gare et nous prenne en flagrant délit. Nous sommes dans une sorte de très grand hangar très sombre. Il y a une porte qui mène vers une pièce "normale", mais on s'interpose lorsque je veux l'ouvrir: la grosse femme s'est sûrement installée derrière. Nous devons procéder au maximum dans le silence et, surtout, dans la peur... Pour communiquer, nous chuchotons presque. Je commence à gravir naturellement les installations qui encombrent le hangar. Ce sont d'immenses poutres, des échelles, des caisses... qui forment tout un réseau en métal. Mais ce chemin est précaire: je m'en rends compte une fois après avoir grimpé; je commence à prendre peur, le vertige m'envahit, mes gestes commencent à se faire gourds. J'essaie de bouger un peu, mais je me rends de plus en plus compte à quel point tout risque de se casser la gueule. Mes mouvements font d'ailleurs tomber plusieurs poutres métalliques.
. Il fait nuit. Je suis dans une petit chambre ("éclairage" nocturne, ombres bleues) dénuée de meubles en dehors d'un lit; elle a un parquet et se trouve à l'étage (sous les toits ?). Le peu de lumière me permet d'apercevoir une forme ramper rapidement sur le mur; elle fait une quinzaine de centimètres de long et a la forme d'un cafard. La bestiole disparaît de mon champ de vision et je commence à avoir très peur de la sentir sur moi. Après avoir paniqué pendant un bon moment, je trouve un interrupteur pour faire venir un semblant de lumière. J'aperçois d'autres insectes de formes variées qui cavalent tous dans la même direction. Je montre une bestiole intrigante à mon frère (qui est absent): un croisement entre une anguille et un orvet mais avec une tête et des pattes de dragon de komodo. Un nouveau monstre traverse la chambre: on dirait un chat jaune vif avec des caractéristiques de poisson ou de reptile (collerette, épine dorsale...). Sa peau est lisse; il vient frotter sa tête contre ma joue mais détale sans plus tarder, car il suscite apparemment l'attention de personnes mal intentionnées. Une idée me vient en tête: quand il grandira, il aura la forme d'un dragon ?
11 août 2008
Sueños
Dernièrement, dans quasiment tous les rêves que j'ai faits, je me suis vue en danger de mort. Je n'ai pas eu le courage de blogger hier, encore moins à la sortie de mon sommeil, il ne me reste donc encore une fois que des visions fugaces. Parmi elles:
. Je traverse un marais (suivie d'une personne, peut-être ma mère). Je progresse doucement, testant à chaque pas si je ne vais pas mettre le pied dans des sables mouvants. Je finis par me tromper; les sables m'aspirent jusqu'à la taille, je commence à m'enfoncer.
. J'ai l'impression que pour faire bouger mon corps, il faut comme appuyer sur des touches d'ordinateur, ce qui est peu commode, lent et angoissant. Je ne suis pas dans un jeu vidéo, parce que pour qu'il y ait monde virtuel il faudrait qu'il y ait monde réel. C'est le soir, il fait sombre. Des personnes armées déboulent et se mettent à tirer. Je tente tant bien que mal de me cacher derrière un arbre; je sais qu'au moindre faux-pas, je mourrai.
. Je me trompe et me retrouve à Paris, en milieu totalement inconnu, un soir tout gris. Je sais qu'il faut que je trouve un moyen de rentrer, mais je ne sais pas comment m'y prendre, je ne sais même pas si j'aurai les sous. Je suis emmenée dans un bâtiment pour passer la nuit. Pour aller me coucher, je dois gravir un immense escalier qui me donne le vertige; je progresse doucement, car je me sens irrémédiablement attirée par le vide. Parvenue au sommet, il faut encore que j'enjambe un vide, car l'escalier est incomplet. Cet étage-là n'est pas clos, lui non-plus: au lieu d'un quatrième mur, il y a du vide. J'avance à quatre pattes sur le parquet car j'ai très peur de tomber. J'arrive à une série de tiroirs qui, je le comprends, sont en réalité les chambres. Je commence à me demander comment je vais bien pouvoir faire pour rentrer.
. Je suis dans mon lit et je sens une douleur fulgurante dans le pied: je regarde, c'est mon chat (celui qui n'est pas mort) qui est en train de me labourer la plante de ses griffes. Mes gestes sont lents et dénués de force, je n'arrive pas à le repousser. Enfin, lorsqu'il me laisse en paix, je vais essayer de désinfecter et soigner mes plaies qui sont béantes et jaunâtres. Je n'arrive à rien de concluant.
. Nous sommes au moment du crépuscule, près d'un bâtiment (une église ?) que nous sommes en train de quitter. Je distingue quelque chose sur le sol noir... Ça a l'air d'être une fleur, j'essaie de la cueillir. J'arrête mon geste lorsque je la saisis: c'est une sorte de petite rose noire en plastique qui se tient bien droite. Ce sont des marqueurs de tombes. Je comprends alors, en apercevant d'autres fausses-roses, que la terre que je foule actuellement est un nid de morts. J'ai failli commettre un acte abominable en prenant cette chose qui ne m'appartient pas.
29 juillet 2008
Bribes de rêves
Il y a deux nuits: j'élevais deux adorables petits hérissons. Mais nous devions partir en voyage, et je ne savais pas quoi faire, à qui les confier. Ce rêve répond à un billet de Bloub qui m'a plus marquée que ce que j'aurais pensé.
Il y a une nuit: je suis à nouveau à Olbia. Nous avons de la visite (des Espagnols ?) et au lieu de deux longues tables, c'est une salle immense qui est utilisée pour le repas (note: pendant les fouilles, nous avons vraiment reçu des fouilleurs d'Ampurias (Catalogne); j'ai dû faire l'amalgame avec Lattes, immense chantier école où il y a aussi des Espagnols). On nous sert quelque chose qui m'écoeure: de la cervelle. Cela n'y ressemble pas, mais je sais que c'en est. Je ne regarde même pas mon assiette, parce que je sais que sinon, je vais vomir. A un moment, nous nous mettons à chanter la dernière partie de 'Morrigan' d'Omnia. Je crie les mêmes mots avec le reste des chanteurs, martelant les syllabes, tapant en rythme mon verre sur la table. Kill !! Maim !! Fight !! Slay !! Die for Morrigan !!
Autre rêve: ma mère en fauteil roulant. Pas celui quand on a du mal avec ses jambes: celui des handicaps graves. Elle est toute avachie dessus. C'était une vision horrible, lorsque j'y repense.
Cette nuit: encore un immense rêve dont je n'arrive plus à saisir un semblant de sens. Tout s'efface déjà. Je me souviens d'un petit animal que j'aimais beaucoup et qui me le rendait bien: un chiot, un chaton, ou les deux à la fois ? Je savais que je ne pourrais pas le garder, parce que mes parents ne voudraient plus. Je me souviens d'un tas de souris, super mignonnes... mais dont le nid grossissait de jour en jour, de façon presque monstrueuse. Je me souviens d'une fille qui me disait qu'elle écoutait autrefois du black metal. Elle me tend un écouteur, que j'approche de mon oreille; au début, il n'y a rien, puis une intense douleur se met à poindre, comme si mon tympan enflait. J'ai très mal. Elle m'explique que c'est ça, le bruit anti-jeunes que le gouvernement met en place un peu partout, mais qu'elle, elle n'entend rien.
21 juin 2008
Weird
Encore des rêves de cours et d'examens, fichtre (il y en a d'autres sortes, mais ceux-là sont censurés, désolée ^^'). Vu qu'on est le soir, je ne me souviens que de quelques éléments... Je me rappelle que, ce matin, j'étais tellement écœurée par tant d'étrangetés que je me suis refusée de vouloir mettre ça par écrit. Quelques images furtives, fugitives:
- Le cours se déroule d'une manière plutôt étrange, pourtant je n'en suis même pas intriguée: il faut se mettre par deux ou par trois... dans une douche, à poil, derrière un rideau en plastique. Je suis avec une fille de ma classe que je connais un peu, et bizarrement je ne ressens aucune gêne. Je ne la mate pas, je ne me compare pas à elle, on est juste là parce qu'il en est ainsi, et qu'on doit travailler comme ça. Par contre, je commence à avoir très peur quand un gars cherche lui aussi à rentrer. Je m'efforce de garder le rideau fermé et proteste, de crainte qu'il ne voit ma nudité.
- Un escalier, très haut, très long, et dangereux... Sans fin, vertigineux, dans un bâtiment délabré, peut-être celui où nous avons cours.
- Un professeur nous donne des cours qui n'ont pas de rapport direct avec nos études. Il est plutôt avenant, mais nous ne comprenons pas très bien où il veut en venir. Nous sommes peu nombreux apparemment. Il y a du gazon et des buissons, du soleil. Je discute avec le prof qui m'avoue ne pas savoir lui-même où il nous embarque. Il y a un bébé dans le jardin; il est vraiment adorable, tout le contraire de ce que je vois généralement dans un nourrisson (d'ailleurs, la dernière fois que j'ai rêvé de bébés, c'était moi qui leur donnait naissance et ils n'étaient pas terminés mais fragiles, estropiés, monstrueusement difformes, sanguinolents, comme avec la chair directement à vif). "Si ça continue, la MMSH va finir par se transformer en crèche" lancè-je au prof, qui approuve la blague. Le fait qu'il m'écoute et rie de ma vanne me procure une joie inexplicable.
- Il y a une histoire de cheveux et de crasse. Quand on s'occupe régulièrement de sa douche, on est obligé, de temps en temps, de soulever la bonde; c'est toujours un spectacle écœurant que d'extraire cette masse infâme et malodorante qui s'est accrochée à la grille. C'était quelque chose dans ce goût-là qu'il y avait dans mon rêve, mais je ne me souviens pas quoi exactement. Je crois que nous extrayions une première fois des cheveux de la douche (peut-être celle où j'avais cours), mais, derrière, il y en avait encore et encore. Je me rappelle que je ne voulais pas tourner les yeux vers l'endroit où il devait y avoir les cheveux, mais j'étais malgré tout obligée de les apercevoir dans un recoin de mon champ de vision: longs et immobiles, épandus le long de la paroi d'un chaudron bleu/vert de la taille d'une petite piscine. J'étais stressée, trop inquiète, et j'avais envie de vomir.
18 mai 2008
Rêves effilochés
Je suis dans ce qui est censé être la fac, ou la MMSH, en tout cas un édifice voué à l'enseignement. Je croise El. qui étudie vraiment l'archéologie médiévale et lui demande si je pourrais aller emprunter un bouquin au laboratoire d'archéologie médiévale méditerranéenne (un livre sur Saint-Blaise, puisque j'écris en ce moment mon rapport de stage...). [élément on-ne-peut-plus réaliste puisque la bibli que je fréquente actuellement a perdu cet ouvrage pour de vrai. Ça devait être quand je m'endormais...] Je suis dans une salle de classe (ou la bibli ?) avec une petite vache en peluche qui fait "meuh" (référence à celle que j'ai offerte à El.).
Puis je sors du lieu... La "fac" est en vérité composée de salles immenses, vides (hormis quelques personnes) et lumineuses, avec de grandes fenêtres, un plancher apparemment ancien, et il semble que nous soyons à l'étage. Je promène, et veux ensuite retrouver mon chemin, mais toutes ces grandes salles se ressemblent (en me réveillant, j'ai compris d'où venait mon modèle: probablement les salles du Louvre, mais dépourvues de décoration, ou bien le museum d'histoire naturelle à Paris...). J'ai perdu mes affaires, dont la petite vache, et je crains qu'on ne m'ait tout volé.
Alors que je poursuis mes recherches, confondant toutes les salles entre elles, je réalise que l'on est en train de préparer un concert au beau milieu de l'une d'elles: des jeunes font sonner batterie, guitares électriques et basses, ils sont apparemment debout sur des tables qui prennent toute la longueur de la pièce. Je crois deviner la petite vache sur une table là-bas, mais comme il y a une grosse baffle, je crains de m'approcher de peur de m'exploser les tympans. Trop tard: la musique commence, ça ressemble à du rock pourri façon Blink ou Simple Plan. Puis alors que la chanson se construit, je réalise que je la connais: elle vient du Rocky Horror Picture Show, c'est celle que Brad chante à Janet au début ! Sauf que les paroles, comme au studio Galande, ont été transformées, et du coup je chante à tue-tête: "Janet, Janet, I f*ck you !" Je me souviens même d'une partie des paroles, sans forcément en comprendre le sens.
Puis la musique se transforme, pourtant il doit toujours s'agir de la même... Cela part dans un côté plus folk, j'entends des instruments, des gammes et des rythmes qui me plaisent. Je me mets à battre la mesure: ternaire/ ternaire/ binaire/ binaire (comme dans la chanson America dans West Side Story). Alors, j'aperçois l'un des instruments qui joue: probablement de la famille des clarinettes, à cause de sa couleur noire, ses clefs... mais qui a la forme plutôt d'un hélicon. D'après la petite N, qui vient d'apparaître, c'est une clarinette basse. Le mec qui en joue est un petit gars rond et un peu vieux, on se demande comment il s'est retrouvé là à jouer avec des jeunes, et il joue en même temps du "tambour de ventre" (il n'y a pas de tambour, il semble taper directement sur son ventre).
Autre rêve. Je suis dans un paysage tantôt naturel (falaises, chemins...) tantôt anthropique (édifices, villages ?). Je ne me souviens de pas grand-chose sinon que je progressais dans cet environnement avec d'autres personnes, et que tout me donnait le vertige. Nous étions forcément en hauteur, toujours prêts à tomber, mais comme s'il n'y avait aucun réel danger. Je prenais une photo qui me foutait la nausée parce que je ne savais pas si j'avais pris un élément situé très en hauteur ou très "en bas". Il y avait d'autres personnes (nous étions peut-être des touristes) , et il y a de nombreux éléments qui me semblent importants mais dont je n'arrive pas à me souvenir...
Cela enchaînait sur la visite du musée Longchamp à Marseille avec le Bloub qui ne le connaissais pas jusque là. Je savais que je l'avais déjà visité, mais je ne me souvenais de rien. Apparemment, des animaux, mais sous quelle forme ? Empaillés, os ? (comme au museum d'histoire naturelle de Paris, et re...)
(en fait, je viens de lire qu'il y a vraiment un musée d'histoire naturelle à Marseille dans le "Palais Longchamp" :S)
Autre rêve. Je suis dans une ville, et j'arrive à proximité d'une église. Elle est la copie exacte de celle qu'il y a pas très loin de ma tanière aixoise, sauf qu'il n'y a plus les échafaudages, qu'elle n'est plus grise et moche mais en couleurs, bref, elle "vit" (dans la réalité, c'est un bâtiment que je n'aime pas du tout justement du fait de son aspect déprimant voire effrayant). Surprise: cela semble ouvert, contrairement à d'habitude, alors comme je suis curieuse, je me dis que je devrais en profiter pour visiter l'intérieur... Je rentre. Il ne fait pas sombre comme dans une église habituelle. Tout est lumineux, il y a des statues colorées bien entretenues, des moulures qui ressemblent plus à celles d'un palais que d'un édifice religieux. Je vois quelques éléments d'une scène que je n'identifie pas... Il y a un bœuf (ou taureau ?), un homme, mais les positions sont trop étranges, l'iconographie ne ressemble à rien que je connaisse. Je veux aller plus en avant mais me rends compte qu'il y a en réalité un mariage: toute la nef est remplie de gens assis et silencieux qui attendent. Bizarrement, leur présence m'est gênante. Je ne vois pas les mariés mais ils doivent être dans le coin.
Je pense donc à sortir, et il se trouve qu'à partir de ce moment-là je suis avec deux autres individus, plutôt des enfants: un garçon et une petite fille. Nous cherchons à sortir, mais nous ne retrouvons pas le chemin. Tout est immense et labyrinthique, alors que nous sommes censés être dans une église. Il y a bien un chemin que nous n'avons pas essayé là-bas, mais il ne nous dit rien qui vaille: on dirait un sentier sinueux qui se perd dans la nuit grise/bleu sombre, comme dans une grotte, et le parcours semble jonché de temps à autres de... petits tas d'ossements, peut-être d'autres choses encore (chairs ?). Nous apercevons le "départ" de ce "chemin", et cela me semble vraiment effrayant et malsain. Je me sens responsable des deux qui m'accompagnent. Je finis par me diriger vers la "grande salle" où l'office est en train de se faire. Là, je rencontre une femme plutôt vieille pas commode, squelettique et chétive. Elle fait partie du personnel liturgique. Apparemment, elle ne veut pas nous laisser sortir, peut-être pour nous utiliser. Je commence à baliser parce que j'ai peur de ne pas pouvoir quitter ce lieu... Et c'est là qu'elle tente de m'immobiliser, voire, si j'ai bien compris, de me faire des attouchements ! O_o Cela me révolte et me révulse, mais j'arrive à surmonter mon dégoût et l'immobilise à mon tour. Comme elle ne veut pas arrêter de bouger, je choisis la simple solution de lui balancer une décharge électrique à la gueule, via ses mains qui ne veulent pas me lâcher; cela n'a pas pour but de la tuer mais de l'envoyer au sol et la paralyser. J'essaie d'ailleurs de l'expliquer au "public", mais me rends compte qu'il serait grand temps de détaler... Nous nous décidons alors à rentrer dans ce chemin lugubre et malsain, celui avec les os, non sans une certaine peur et un certain dégoût.
Peut-être toujours le même rêve, mais changement important de contexte. Je suis dans une grande salle très sombre (comme au théâtre, en vérité) avec des gradins mais pas de siège. Je crois qu'il y a notre chef de chœur et des enfants. Je ne me souviens plus avec précision de ce que ce-premier disait, je crois qu'il parlait d'un des enfants en disant que s'il le surveillait pendant le spectacle, il parviendrait à le faire chanter (ou jouer ?) bien. Cela m'a bien plus rappelé les cours de théâtre que je prenais il y a quelques années qu'un quelconque rapport avec la chorale. A ce contexte vient s'en rajouter un nouveau: celui du solfège. On me dit qu'il y a un changement dans les dates de l'examen de fin de cycle, que je ne passe pas un samedi mais un mercredi, et que j'ai donc encore un cours pendant lequel je pourrai m'entraîner (ce qui n'est malheureusement pas vrai T_T).
Voici quelques bribes de souvenirs des rêves de cette nuit. J'ai profité de fait que j'avais du temps de libre pour pouvoir noter ce qu'il m'en restait dès mon réveil, avant que tout ne s'effiloche complètement. Cela m'énerve de me rappeler de si peu de choses, je sais que tout était beaucoup plus long et beaucoup plus dense.




